Les noyautes molles

La vie de cinq mollassonnes fières de l'être

30 septembre 2007

Quand la mollitude nous embringue dans des situations à risques (3) par Fadette ce coup-ci

Vous vous souvenez de mes atermoiements vestimentaires face à un nouveau lieu professionnel, "vivier potentiel ou milieu hostile" selon la formule de Mimolette  ?
Bon, pour les mollasses pas motivées devant mes sempiternels pavés, je vous résume brièvement l'histoire : nouveau lieu de travail et dilemme cornélien quant à la devanture - et la tenue correspondante - à adopter : "se faire des copains ou se faire des copines?" pour finalement opter pour la solution mollesque par excellence et moralement fort discutable de "garder la possibilité de se faire des copains sans se faire (trop) d'ennemies" ou comment essayer (en rêve!) de concilier beurre, argent du beurre et cul du crémier!
Malheureusement, cette expression populaire un brin ringarde n'est pas à prendre complètement au sens figuré (enfin, pour le beurre, si! rien à foutre du beurre, pis moi je prends que de la margarine dégueu, parce que j'ai du cholestérol...glamour, glamour!) En effet, s'il y a un domaine où s'exprime pleinement mon noyau mou, c'est bien dans le domaine sentimental(o-sexuel) où je suis constamment dévorée de doutes : heureuse d'avoir trouvé un mec génial pour la vie, et l'instant d'après, morte de trouille à l'idée d'être casée si jeune et depuis longtemps, et d'être passée, de passer et d'être destinée à passer à côté de plein de choses : de coups d'un soir excitants, de rencontres enrichissantes, et peut-être également du "vrai" Homme-de-ma-vie... 
Mais en même temps, je suis beaucoup trop molle du noyau pour quitter mon Fadet car d'une part j'ai bien conscience que je ne retrouverai sûrement jamais un mec comme lui et que je le regretterai et pis aussi, il faut admettre que je suis très attachée à ma ptite routine sécurisante... Le problème, c'est que par mollitude, je ne peux m'empêcher de rester "open" dans mon esprit et de penser, qu'éventuellement, on sait jamais, ce serait dommage de passer à côté de quelque chose...d'où ma tenue soignée de premier jour de travail, au cas où...Enfin, pour être tout-à-fait honnête, c'est aussi et surtout que ça fait toujours plaisir d'avoir un jeu de séduction apanivore au boulot, ça fait passer le temps et ça motive le matin pour pas sombrer dans le duo spaghettisant cheveu gras/pantalon cul-de-mémé!

Tout se déroula parfaitement les deux premières semaines. Au pays des aveugles, les borgnes sont rois nous rappelait si justement la sage Chatounette (jamais avare de proverbes pleins de bon sens, injustement tombés en ringardise désuète) en commentant un article de Poulette, et bien, au milieu de mes collègues  plus fadasses les unes que les autres, mon unique oeil de pseudo-belle fit illusion! Gros succès auprès de la gent masculine donc, laquelle se révéla à la première inspection bien inoffensive : pas de beaux gosses irrésistibles, pas de mecs suprêmement intéressants...Non, vraiment, aucun n'arrive à la cheville du Fadet et c'est toujours extrêmement rassurant pour une fille casée de ne pas croiser de mecs qui lui feraient regretter son non-célibat...Bref, la situation rêvée...

Mais, la troisième semaine, je ne sais pas si j'ai eu une poussée d'oestrogènes ou quoi que ce soit, un de ces mecs inoffensifs a soudain retroussé ses babines en me croisant devant la photocopieuse, me laissant ainsi entrevoir l'espace d'une seconde, dans cet échange de regards et de sourires en apparence anodin, des yeux perçants et des crocs funestement acérés.

la rencontre à la photocopieuse:
rencontreduloup

Je précise tout de suite qu' il n'y a pas eu d'erreur d'appréciation de ma part le premier jour : ce mec n'est ni beau ni intéressant... il est pire : excitant. Malgré ce constat inquiétant, je ne me suis pas trop méfiée, j'ai continué le jeu de séduction, c'est-à-dire : cheveux propres/fesses présentables/échange (beaucoup trop intense) de regards, sans voir qu'il m'entraînait vers une situation nettement plus périlleuse : une exacerbation de la tension sexuelle entre nous, laissant présager à court terme une offensive sérieuse de sa part à laquelle il me sera difficile de me dérober sans passer pour une allumeuse ; vous me direz, y'a qu'à lui foutre sous les yeux mon pantalon cul-de-mémé et l'affaire est réglée! Mais je n'arrive pas à me résoudre à régler l'affaire!!! Autant dire que je suis mal, très mal... torturée entre le désir sauvage et la raison qui me dit "non, mais t'es folle!!! risquer ton couple pour un coup d'un soir, et en plus, sur ton lieu de travail!!!"
Comme je supporte très mal le moindre petit stress, en vieille mamie handicapée de la vie que je suis, je psychosomatise à mort : insomnies, perte totale d'appétit, vidage d'intestins...

Chatounette me conseille de désérotiser la relation, en lui substituant une relation plus amicale... Je vais essayer mais je ne garantis pas l'absence d'un coup de mollitude aiguë sorti de derrière les fagots!

Loup
ben, quoi, elle est pas génialement inoffensive ma nouvelle relation amicale de substitution?!?

Pour conclure, je citerai ce brave Perrault, qui mettait ainsi en garde les petites noyautes :
"On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d’écouter toute sorte de gens,
Et que ce n’est pas chose étrange,
S’il en est tant que le Loup mange.
Je dis le Loup, car tous les Loups
Ne sont pas de la même sorte ;
Il en est d’une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui privés, complaisants et doux,
Suivent les jeunes Demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ;
Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux,
De tous les Loups sont les plus dangereux."

Ben, la Fadette, faut croire qu'elle est pas douée, parce qu'on ne peut pas dire qu'elle soit encore une jeune fille innocente ni que le loup en question cache ses canines aiguisées sous des airs douceureux, au contraire!

Au prochain épisode : Fadette verra-t-elle le loup? Le loup lui tirera-t-il la bobinette et la chevillette cherra-t-elle?

PS1: tous les conseils sont bienvenus
PS2 : j'ai mis du temps à poster un nouvel article parce que c'était vraiment pas évident pour moi de faire dans l'intime, qui plus est, de l'intime actuel, et qui plus est, de l'intime actuel très problématique!

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Quand même la thérapie musicale du noyau mou foire…

Dans la série, comment tenter de se transformer en noyau béton armé, à quelques jours d’une semaine forte en bout’s et en émotions, je vous suggère une méthode basée sur la musique.
Effectivement, il est possible de se booster le moral parfois trop en berne - pour la noyaute molle que je suis - au moyen de chansons qui bougent. J’hésite un peu à vous donner des exemples parce que je crois que même parmi les noyautes molles, je suis la seule à me rebooster à coup de Jean-Jacques Goldman.

Vui, vui, ne riez pas. J’assume!!

Poucette, tu vas hurler en lisant ça et tu vas limite vouloir quitter le club des molles du noyau. Quant aux autres mollettes j’ai bien peur de ne pas faire l’unanimité non plus!!

Mais, vui, en bonne noyaute molle française que je suis, je suis à fond les ballons chansons françaises. Et « Envole-moi », « Il suffira d’un signe » (reprise des enfoirés, oui j’écoute les enfoirés), « Nos mains » etc., n’en déplaise à certains, ça me colle la niack.

Mais un petit problème bassement matériel peut vous faire retomber comme un soufflé une patate survoltée.

La thérapie musicale doit, en effet, commencer dès le matin pour avoir un effet booooste durant toute la journée.

Le matin, dans le métro, il y a du bruit, personne ne fait attention aux autres et de façon générale tout le monde est tellement tête dans le cul et habitué aux musiques diverses et variées que plus personne ne s’étonne d’entendre la musique de son voisin.

Mais voilà, une bibliothèque ce n’est pas une rame de métro. Après mes 5 minutes de marche vive et rythmée, j’arrive tranquilou bilou à la bibli, je m’installe à  ma petite place habituelle, pas loin de certaines têtes connues de prépa - assez beaux gosses pour certains mais bon faudrait pas non plus créer trop de liens ça pourrait les déconcentrer, voyez-vous ! – en gros, sourires timides échangés avec certains et, je ne sais pas pourquoi, guerre froide voire glaciale avec d’autres. Bref, tout ça pour dire que l’environnement étant à la fois un vivier potentiel (je vous le rappelle une noyaute molle espère toujours) et un milieu un peu hostile, mieux vaut éviter de se taper la honte.

Je m’installe, disais-je, les écouteurs greffés aux oreilles, avec le volume un peu poussé certes – l’effet volume jouant également sur le durcissement du noyau – et là je sors toutes mes petites affaires en pleine positive attitude quand une fille se retourne, me regarde et me fais un signe en direction de ses oreilles.

Et là, j’ai compris.

Grand moment de solitude.

Toute la bibli profitait de ma chanson française de qualité (Jean-Jacques j’te kiffe) et je l’ignorais.

Je n’ose même pas imaginer les sons qu’ils entendaient.

Moralité : si tu changes d’écouteurs (et surtout s’ils ont coûté 3,90 euros), méfie toi et fais un test. Sinon, c’est une thérapie à zéro ou un gros fou rire qui certes durcit le noyau pendant 5 minutes mais après vous lâche!

Autant vous dire: j’ai évité de me retourner, de regarder les autres et suis restée très digne. Enfin, aussi digne qu'une noyaut molle peut l'être dans un moment comme ça!

Mimolette

PS : Une fois que j’aurai retrouvé une vie sociale épanouie j’arrêterai les histoires de bibli, c’est promis!!

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26 septembre 2007

N'est pas un as de la target qui veut... 1ere partie

Ici bientôt lorsque j'en aurai acquis les droits auprès de son auteur, l'histoire d'un looseur de la target en soirée...

Poulette

target

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Noyau Mou, Noyau Mac

Cela fait bientôt une semaine que ce blog se ramollit... Notre vie serait-elle donc si plate qu'il n'y ait rien à raconter?

Laissez-moi donc vous raconter comment tous les jours ou presque (sauf le lundi) je sens en moi une petite vibration: mon noyau qui fond.
Pourquoi le lundi? Parce que le lundi, le MAC en bas de chez moi est fermé.
(note: je sais qu'il y a des hommes qui lisent ce blog, alors je m'explique, MAC c'est le nom d'une chaîne de produits de maquillage, pas donnés donnés, assez mode et branchouille etc.)

Donc, je disais, tous les jours ou presque, pour rentrer chez moi je passe devant la boutique MAC qui a ouvert il y a 6 mois maintenant.
Voici comment cela se passe:

Je vois la boutique de loin, 100 mètres avant.
Je ralentis à l'approche de la vitrine.
Une fois devant, je fais quasiment du 1mètre à l'heure. (Mais JAMAIS ne m'arrête vraiment)
Je lorgne les produits, les vendeuses, les clientes d'UN SEUL OEIL, genre je ne regarde pas, je suis juste en train de passer l'air de rien dans la rue...
Et puis c'est fini, je continue mon chemin jusqu'à chez moi.

Alors, me direz-vous, pourquoi tout ce cirque??
Parce que la mollesse me gagne à l'approche de cette boutique.
Pensez-donc! Le temple de la beauté au coeur des Abbesses, quartier branchouille mais friqué s'il en est!
Qui suis-je, moi, simple noyaute molle pour oser m'arrêter devant, PIRE! Entrer et acheter un produit?

D'abord c'est méga cher, et puis il n'y a presque personne dans cette boutique; par conséquent le taux de vendeuses par cliente est forcément très élevé. Autant dire que si je pousse la porte de ces 15 m² je vais être direct examinée de la tête aux pieds par 3 paires d'yeux ultra maquillés, décortiquée et analysée des cheveux jusqu'aux chaussures.
Et là, je ne me sens pas de taille (et donc de noyau) à affronter ce jugement impitoyable, celui qui va me laisser à plat pour 24h. Car après une journée de boulot, fatalement, la préparation soigneuse du matin n'est plus qu'un lointain souvenir, et je ne ressemble plus à rien. Bref, Poulette chez Mac, ce serait comme un ver dans une pomme, ou mieux, comme un bout' sur le pif.
Du coup, je me rabats sur le Beauty Monop' pas très loin, anonymat garanti.

Cher(e)s ami(e)s, vous assistez-là typiquement à une espèce d'"entre-deux" de bonne mollasse: la fille envieuse qui n'ose pas, qui hésite, pas sûre de son noyau pour oser pousser la porte, mais qui mate quand même en douce des fois que...

Poulette

Posté par les noyautes à 11:49 - Bout & pout - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

Quand la mollitude nous embringue dans des situations à risques (2)

Une courte anecdote pour illustrer encore une fois par l’exemple la théorie selon laquelle une noyaute molle est beaucoup plus exposée aux risques de la vie que tout autre individu.

Mon argentin (oui, le mec du moving) me tannait pour un dîner français chez moi. Avec cette excuse de l’échange culturel (il promettait de me rendre la pareille en m’invitant à des canelonis made in Argentina), le rapprochement était imminient: on passait la barrière du restau ou du bar du coin de la rue, et en plus la programmation de la soirée était des plus propices aux échanges linguistiques: repas aux chandelles suivi... d’un film d’horreur! (Notez l’originalité de la proposition et l’ado’s touch pour arriver à ses fins).

Mon état d’esprit était le suivant: je suis fraîchement célibataire, il faut que je m’occupe le cerveau, ce mec est plutôt pas mal; mais en même temps c’est le méditerranéen typique, gâté par sa maman et dont la conversation ne vole pas bien haut. Disons que excitation psychologique nulle. Mais excitation hormonale satisfaisante. Conclusion: je l’invite et on verra bien.

à premier constat de mollitude extrême. Ça partait mal.

J’avais mis le paquet pour l’impressionner avec un super plat digne de la haute cuisine française, j’avais même fait péter le champagne, c’est dire. J’avais donc opté pour la devanture de la fille qui assure, avec une forte connotation de séduction, alors que ma volonté réelle de me le taper était loin d’être inébranlable.

à Notez ici la contradiction typique devanture / noyau mou, qui ne laissait rien présager de bon.


Je vous passe les détails de la soirée, mais en gros au moment de mater le film, je commence à installer le matos dans le salon, et voilà pas que ce con préfère regarder le film dans ma chambre (bizarre quand même).

Moi je lui conte les désavantages de la chambre (notamment la vieille barre en bois du sommier pas très agréable pour mater un film, surtout quand elle te tombe pile au niveau de la nuque), mais au bout de deux secondes, en bonne mollasse que je suis, j’étais installée dans le lit avec lui.

Et là ma devanture s’est fissurée. Il a plus ou moins tenté des approches pendant le film, que j’ai esquivées en toute beauté, de manière ultra naturelle, ce qui fait qu’il s’est finalement decidé à se concentrer sur le film.

Et là le drame est arrivé: le film s’est terminé et, attention roulements de tambours, je me suis retrouvée avec…un argentin ronflant dans mon lit.

Bref, voilà le tableau d’une noyaute molle dans toute sa splendeur: d’une part elle se retrouve toujours embringuée dans des situations plus que douteuses (le lendemain à ma coloc: oui oui on a regardé un film, oui oui il est resté dans mon lit jusquà 3h du mat, mais il s’est rien passé jte jure! Vive la crédibilité).

Et d’autre part ça finit toujours en moyendégueulasse: soit tu veux pas te faire le mec et sous aucun prétexte il n'aterrira dans ton lit, soit tes hormones sont en ébullition totale et tu sors le grand jeu.
Mais ce mélange champ’- mamie bouillotte est du plus mauvais effet…Vous en conviendrez.

chatounette

Posté par les noyautes à 23:50 - Loose - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2007

Quand la mollitude nous embringue dans des situations à risques (1)

Bon, comme vous l'avez compris si vous suivez avec un minimum d'assiduité ce blog, quand on est mou du noyau et bien on est mou dans tous les domaines: les hobbies, le boulot, le couple etc...

Il faut savoir que ça s'applique aussi sur le plan moral: une vraie noyaute molle n'a en général pas de principes durs comme le fer et inamovibles. Elle a biensûr de grandes lignes directrices qu'elle s'est tant bien que mal tracé, mais bon si on gratte un peu ya peu de chance de trouver un bon terreau de principes catho résistants à toute épreuve.

Je vous livre brièvement deux anecdotes qui illustrent bien mon propos.

Tout d’abord une soirée passée il y a peu avec Chatounet (peu avant notre pseudo rupture donc).
Nous voilà partis dans un bar madrilène où travaille une amie à lui. Chatounet m'a plus ou moins expliqué que ce bar n'est pas tout à fait comme les autres. Il semblerait que des couples y aillent pour faire des rencontres. Mais on en sait pas beaucoup plus, et puis ce ne sera pas forcément le cas de la majorité des clients. Et puis on connaît la nana qui sert les cocktails.
Et puis surtout, moi, en bonne noyaute molle que je suis, tout ça attise ma curiosité et je me dis, "y aller ça mange pas de pain" (la bonne excuse apanivore de d'habitude).

Bref, on arrive, je rencontre la nana du bar et son mec, on s’installe avec notre cocktail, on discute, c’est très sympa. Et puis quand-même je demande à la fille (au passage, habillée avec un kilt ras-la-moule un peu style manga), pourquoi il y a si peu de monde, on est en août c’est ça? Et là sa réponse me laisse perplexe: ah non ya plein de monde ce soir. Attendez je vais vous faire visiter le bar.

Et là, tout a basculé. Nous sommes entrés à la queue-leu-leu dans un couloir étroit derrière la salle principale, et moi j’avais l’impression d’être entrée dans la maison hantée d’un parc d’attraction, vous savez quand on est dans le train de la terreur. Oui parce que des deux côtés du couloir il y a avait des rideaux, et quand la nana en soulevait un pour nous “faire visiter”, c’était un peu ah une queue!, ah deux nanas en train de se tripoter!
Heureusement le mec qui te saute dessus avec un masque de mort vivant n’était pas là, mais moi j’étais quand-même prête à esquiver les coups de queue pouvant surgir de derrière les rideaux.

Au fond du couloir yavait carrément un jacuzzi avec plein d’espagnols en rut dedans, et le pire (mais là je ne suis pas rentrée), une salle obscure où je n’ose même pas imaginer ce qui s’y mijotait.

Bref, on est vite fait retourné dans la salle principale, qui ne laissait pas du tout présager l’arrière du décor.

Et c’est là que je me suis dit que j’étais vraiment une noyaute molle: un lieu pareil, soit tu y vas parce que tous ces trucs d’échangisme et d’orgie ça t’excite grave et tu n’as pas de tabous, tu y vas pour t’éclater avec ton mec et tant mieux; soit tu n’adhères pas du tout, tu dénigres total et tu gerbes rien qu’à l’idée d’y mettre les pieds. Ça c’est quand t’as un noyau de dureté normale.

Et moi, au milieu de ce bouquet de queues, j’ai ressenti un état de flasquitude sans précédents: je n’étais ni enthousiasmée ni écoeurée, je me retrouvais au beau milieu d’une énorme orgie sans vraiment savoir ce que je foutais là. Et je me suis dit: la mollitude me perdra.

La suite de “quand la mollitude nous embringue dans des situations à risques" dans un prochain post.

PS: je ne regrette pas d’être allée dans ce bar au moins pour une chose: à gauche de la salle obscure et du jacuzzi il y avait une salle où des gens bouffaient des croissants, une petite serviette de bain autour de la taille. C’était une scène complètement surréaliste, des mecs qui venaient de se taper une orgie de malade en train de se marrer comme à la récré, dans une ambiance bon enfant. Hilarant.

chatounette

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18 septembre 2007

User de son charme oui mais jusqu'où?

En bonne noyaute je suis une totale handicapée du réel et à plus forte raison une totale handicapée technologique.
Or dans mon boulot, il y en a pas mal des trucs informatiques bien galères de fusion de fichiers ou de tableaux dynamiques croisés (les fameux...) Que faire?
Alors j'arrive en faisant ma blonde, alpaguant un gentil développeur, "dis tu pourrais pas me montrer vite fait comment on fait ça, ça, et puis aussi ça stp...."
En rétribuant généreusement (à coup de croissants et de coca cola) le mâle qui s'est gentiment laissé prendre à mes filets de noyaute molle de l'informatique. Mais cela va t-il durer?
Autre illustration de  mon handicap technologique, aujourd'hui mon boss m'a vendu (pour un prix totalement dérisoire) son palm dernier cri. Sympa...Sauf que la noyaute ,eh ben, elle sait pas s'en servir de son super palm. Bouhhhhhhhh

Poucette

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Le noyau: une question de point de vue?

    Hier soir, alors que j'organisais une petite soirée entre amis à la maison, et que nous dissertions du concept de noyau mou (assez bien compris par ailleurs), Poulet lance un:  "De toute façon on est toujours le noyau mou de quelqu'un"

Là dessus, la foule acclame, à grands coups de "oui c'est vrai! ", "Très bien dit", "Il faut noter ça! " etc.

En y réfléchissant mieux, je me dis que en effet, on est bien le noyau mou de quelqu'un: sois-même dès lors que l'on s'est auto-proclamé "noyaute molle"

Mais: et si nous étions aussi le noyau dur de quelqu'un d'autre??

Là ça devient plus intéressant! Dans ces histoires de noyaux, il ne vous aura pas échappé que l'on parle surtout de ressenti et de jugement personnel vis à vis de sois-même. Donc, archi pas objectif.

Mais en contrepartie, les autres de le sont pas non plus, ça marche dans l'autre sens, et là, pof, alors que l'on braille que l'on est molle du noyau, on se retrouve de temps en temps quand même à donner l'image d'une dure du noyau.

Exemple: Vendredi soir, je dîne avec des amies, et au cours de la conversation, je glisse que je me suis inscrite à des cours de peinture sur bois.

(Pour vous noyautes, je vous explique qu'il m'a fallu quand même 26 ans avant d'entreprendre cette démarche, regarder sur internet les activités proposées, me dire que je pourrais envisager d'y participer, me déplacer, faire le chèque etc etc. Ca fait quand même longtemps que je pense faire une activité, sans jamais avoir mis un pied devant l'autre pour concrétiser cette vague idée. Donc une bonne attitude de mollasse.)

Mais pour les autres, toute cette maturation est invisible! Et par conséquent, j'ai eu droit à un génial:

"Marine, t'es vraiment extraordinaire! Tu m'impressionnes avec tous tes projets et tes activités!!"

Quelle classe! Alors que je me morfonds en pensant que je ne fais rien de mes soirées et que j'ai un artistiquomètre à ZERO, voilà qu'une amie est ébahie devant mon planning de ministre de la création manuelle.

Moralité: Tout ça c'est une question de manière de présenter les choses.

Pour finir, et pour vous démontrer ce que je viens de dire, je vous présente mes co-blogueuses sous leur facette noyautes dures. A vous de retrouver qui est qui.

- Editrice en Espagne d'une maison d'édition qui fait de la BD indépendante (=association du côté artiste, bilinguisme, responsabilités)

- Professeur de lettres, pacsée, mec agrégé (=prise en main de sa vie, réussite professionnelle et sociale, mec non-boulet)

- En pleine préparation de l'ENA, mais attention, pas comme tous ces fils à papa, son but à elle, c'est l'international et la dilplomatie (=classe absolue, intelligence, ambition)

- Responsable de com dans une agence, mariage en vue dans 2 ans (= glamour, bobo et Parisianisme, projets d'avenir et mec engagé)

Vous voyez mieux ce que je veux dire?

Poulette

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14 septembre 2007

De l'art de dire ce que l'on pense vraiment

    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais un des problèmes récurrents de la noyaute (enfin je parle pour moi) est de dire ce qu'elle pense vraiment, de dire ce qu'elle a sur le coeur.

Exemple:
"tu viens demain soir?
-Euh...ça va être chaud en fait, je dois donner des antibiotiques à mon chat"

    Elle est grillée direct, en plus passe pour une mamie, pas franche du collier pour un sous etc.

    Un simple "Ecoute cette soirée me fait un peu chier" est beaucoup plus crédible et affirme son identité: cette fille sait ce qu'elle veut et n'y va pas par quatre chemins.

    Bref, en imagineant que mentir ou tourner autour du pot est une meilleur solution, la noyaute se plante.

    Ce matin j'ai pu pour la première fois en 2 ans et demi de travail chez D. dire ce que j'avais au fond du coeur.
J'ai annoncé ma démission alors que j'y pensais depuis Janvier sans oser en parler franchement avec ma boss.

    Et de me libérer ce matin m'a fait pensé à ce qu'avait fait Chatounette il y a quelques mois en quittant Chatounet, (du moins en déménageant dans un 1er temps).

    Ce sont deux situations assez semblables finalement le boulot et l'amour: on sent qu'un truc ne va pas, on n'est pas super bien dans sa peau, mais en même temps le confort, le archi-connu, le rassurant de la non-surprise nous retiennent de sauter la barrière.

    La noyaute recule sans cesse le moment fatal de l'expression de son sentiment réel. Un peu comme une vieille mule qui ne veut pas avancer et fait du sur place. La clé est là.

Et pourtant quel bonheur une fois que c'est fait!! Alors les noyaux(tes) allez-y, dîtes les choses franchement, exprimez-vous.

Tenez, je suis sympa, au passage je vous livre les deux proverbes qui régissent ma vie depuis quelque temps et qui s'appliquent quasiment à toutes les situations:

Le premier "ON A QU'UNE VIE"
Le deuxième: "YA PAS MORT D'HOMME"

Vous verrez, après ça la vie est beaucoup plus limpide!

Poulette

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13 septembre 2007

Quand tout retombe comme un soufflé

Ami(e)s noyautes,

Laissez-moi vous conter ma triste expérience d'hier soir qui a quand même duré 1h, 1heure de calvaire où je me suis sentie plus molle que jamais.

Si vous avez bien suivi, j'ai posté pour la première fois hier, en hurlant à qui voulait l'entendre que je me prenais en main et me durcissais etc.

Et bien, hier soir, tout est retombé comme un soufflé (cf. le titre) à cause d'une dure de chez dure. Alors que je me sentais à nouveau bien dans ma peau et mes projets, voilà-t-y pas qu'elle m'a tout fait s'écrouler.

Je résume:
J'avais rendez-vous avec une parfaite inconnue pour pratiquer ce que l'on appelle la "tactique réseau". Cette jeune fille bosse dans la culture et j'avais pris rendez-vous pour échanger nos points de vue sur nos expériences respectives.

Ce fut juste 1heure d'humiliation. Je vous livre qq perles:

"Attends mais si déjà tu sais pas où tu vas et ce que tu as envie de faire dans la vie, t'es mal barrée!"

"Moi de toute façon c'est simple mon but c'est d'être directrice du MOMA à New York"

"ça dépend si tu as besoin de fric ou pas. Moi je sais que j'ai besoin de vivre sans compter, habiter dans le 7e et me faire des week end à Istanbul"

"Tu ne sais pas qui reprend la direction de l'Opéra de Paris? Mais il faut suivre ma fille quand même si tu veux te lancer là-dedans, c'est le minimum!!"

"Attends les salaires dans la culture, je les connais, tu peux me dire le tien sans honte, moi je gagne 37 000 € alors tu vois, ça vole pas haut"

"Ah ouais... le Smic...mais bon si t'en cumule 2 c'est pas si mal!"

Etc. etc.  On avait quand même rendez-vous à Saint Sulpice, je vous dis pas le prix du café.

Et pour finir en beauté j'ai quand même eu droit à :

"De toute façon les Sciences Po ils sont recrutés n'importe comment, c'est un peu de l'arnaque, ils ne savent au final pas faire grand chose, dès que tu creuses un peu, tu vois que y'a plus personne"

AAaaaaaaarrggggggg elle m'avait donc démasquée!!!!
Et moi qui misais tout sur cette façade de choc: Sciences Po Paris!!

Ce fut le coup de grâce, j'ai finis par dire:

"Je rentre y'a mon ami qui m'attend pour dîner" ce qui était vrai, et je l'ai trouvé tellement mimi avec son gratin de courgettes qui m'attendait au chaud que finalement ça m'a remonté le moral et l'ai imaginé elle, seule dans son 7e.

Moralité:  Ne vous frottez pas trop aux noyaux durs, ça vous fait ramollir direct

Poulette

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