Les noyautes molles

La vie de cinq mollassonnes fières de l'être

15 décembre 2007

Comment faire passer une paillassonne sociale pour maître Yoda, par Fadette

Suite des bons conseils de mamie Fadette : après le spaghett' mondain, voici un sujet non moins crucial dans la vie de la noyaute : la paillassonne sociale. Il est intéressant de noter que chaque concept Q a son pendant mondain, preuve, s'il en était besoin, que la mollitude gangrène toute la personnalité et la vie de la noyaute.
Bien sûr, il y a des degrés dans la mollitude : certaines noyautes luttent et parviennent à préserver quelques ilôts de noyau dur, ci et ... mais il ne faudrait pas pour autant oublier toutes ces noyautes désemparées devant cette marée molle envahissant leurs sphères sexuelle, professionnelle et sociale.

 

Bon, trêve de logorrhée verbieuse et noyeuse de poisson, venons-en aux faits : lundi, j'étais avec quelques collègues quand l'une d'elles nous raconte un épisode horrible qui lui est arrivé le jour même au boulot, et rajoute : "je suis sûre que c'est lié à ce qui s'est passé vendredi". A ce stade de l'histoire, je me dois de préciser pour la compréhension de tous, que je ne travaille pas le vendredi (allez, 2 minutes de "hou hou fonctionnaires sales feignasses" et on reprend). Donc, je demande fort logiquement à ma collège "qu'est-ce qui s'est passé vendredi?", question que ladite collègue ne relève pas, tout absorbée par sa conversation. Je réitère ma question, un peu plus fort, sur un ton enjoué, pour dissiper le mini-malaise qui s'installe quand on parle dans le vent, et là, déchaînement de rage contre moi :
-"non, mais c'est bon, calme-toi, je vais te répondre, pas la peine de m'agresser comme ça, tu vois pas que je suis pas bien!!!
-........................." (oui, ça, c'est moi... toute rougissante et gênée)
La collègue en colère raconte ce qui s'est passé vendredi et vogue la galère, la conversation reprend comme si de rien n'était.

 

Dix minutes plus tard, une des collègues témoin de la scène me fait la remarque suivante :
"-Bah, dis donc, comment elle t'a parlé! J'aurais jamais supporté, à ta place!
Là, prise en flagrant délit de mollitude, je tente une vague défense :
-non, mais elle était pas bien, et moi j'ai peut-être été un peu lourde...
-Ah mais, tu as bien fait, c'est juste que moi, j'aurais pas pu. Je l'aurais envoyé chier et je lui aurais pas reparlé de sitôt. Mais c'est toi qui as raison, je t'admire de pouvoir rester aussi zen parce que moi, j'y arrive pas.."

Eh eh, j'avais oublié que malgré le modèle dominant aujourd'hui de la fille sûre d'elle et qui ne se laisse pas faire, demeuraient néanmoins quelques vestiges de l'héritage judéo-chrétien et qu'un cas avéré de paillassonnerie sociale pouvait de loin (comme Alain) s'apparenter à JC tendant l'autre joue...d'ailleurs, une des variantes de la paillassonne s'appelle l'étoile de mer, qui n'est pas sans rappeler la position de JC sur la croix...
Bon, sans aller jusqu'à l'affirmation à tendance blasphématoire que JC serait le précurseur des noyaux mous, on peut quand même dire sans trop se mouiller qu'il a permis de donner un vernis respectable à certaines faiblesses de noyaux.

 

Alors, les noyautes, rejoignez-moi du côté obscur de la faiblesse !

 

maitreyoda




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08 décembre 2007

la bagouze

Sous la pression de poulette, voici l'histoire de la bagouze...

Donc lors d'une de mes dernières crises de nerfs,(comme expliqué dans le dernier post, j'en fais environ une par mois même si je m'améliore) j'ai expliqué à poucet que ce n'était plus possible que je sois "à l'essai" dans sa vie, que j'avais besoin d'une "preuve" qu'il tenait à moi.
Il faut ici faire ici un petit flashback: poucet m'avait promis l'année dernière qu'on allait se fiancer et que quand il aurait sa prime il m'offrirait une bague de fiançailles. Ledit mois de la prime arrive et ... pas de bague. Poucet s'était défilé et ne voulait plus se fiancer.
Poucette était bien évidemment effondrée.
Donc cette année poucette remet l'histoire de la baguouze au goût du jour. Cette fois-ci poulet est plus réceptif et accepte de se fiancer (donc on est fiancé même si pas d'officialisation familiale) et promet la bagouze pour le mois de mars. Donc poucette commence à regarder les différents modèles, tout en espérant que cette fois-ci poucet ne changera pas d'avis à la dernière minute par peur panique de l'engagement.
Je croise les doigts !!!!

poucette

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02 décembre 2007

Fraise et chocolat 2

Salut les noyautes (molles),

Ce titre parce que j'ai réussi à avoir une dédicace d'Aurélia Aurita, je suis troooooooop contente!
J'en ai une aussi de Boilet!
ça me fait penser qu'il faudrait qu'on développe notre partie  "références" (Pénélope Jolicoeur et les auteurs de BD qu'on adore)

Aujourd'hui, la notion de "package": en gros un mec c'est un tout, soit t'as le package loser (pose des lapins, aucune ambition mais peut être un romantique ou un artiste etc...) soit t'as le package sérieux et là c'est un mec responsable, qui bosse mais que tu vois pas souvent et à qui il peut manquer l'étincelle funky, bref jamais satisfaite la noyaute...

A propos d'insatisfaction, ça vous arrive pas à vous de faire une crise (chez moi c'est à peu près une fois par mois) où vous remettez tout en question (votre boulot, votre relation amoureuse, TOUT en fait)?

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01 décembre 2007

Quand un voisin trop délicatement éconduit s’interroge sur une identité sexuelle pourtant bien établie

Je crois ne pas vous avoir raconté ce qui m’a valu un fou rire mémorable début juillet.

Vui, ça date et alors ????????????? A cette époque, il n’était pas encore question du blog, je vous rappelle!

Comme vous l’avez compris à force de lire des posts relatifs à ma vie en bibli ou à des citations tirées de bouquins techniques, je commençais, en septembre 2006, une prépa concours administratifs et ne connaissais personne. Il faut dire que n’ayant pas fait le Master Affaires publiques mais un Master bien plus sympa mais bien moins porteur – bien qu’en fait l’immense majorité de mes copains de Master soient aujourd’hui tirés d’affaire et fassent partie de la France qui travaille pour 3 cacahuètes, des dossiers pourris en veux-tu en voilà et des heures supp gratuites à la pelle -, j’étais un peu perdue ! Heureusement, j’avais vite repéré quelques têtes qui se sont avérées être celles de filles très sympathiques.

En effet, dans un univers inconnu, la noyaute molle cherche des copines d’amphi avant de chercher à exploiter le vivier potentiel, même si un premier tour d’horizon dès les premiers instants est bien évidemment une étape obligatoire.

Et la noyaute que je suis, d’une part n’est pas vraiment physionomiste les premiers temps (et encore j’ai fait des progrès de dingue) et en plus repère les beaux bruns et ignore – bien malgré elle – le plus souvent l’existence de la gente masculine blonde (aucune exception à citer, c’est dire).

Un soir de novembre, un lundi soir pour être exacte (vui mesdemoiselles les noyautes, un lundi soir. J’étais malade, fatiguée et m’étais traînée en cours de Questions internationales de 17 à 19h (ahhhh cette vie palpitante qui vous fait tant vibrer) et il faisait, pour couronner le tout, un froid de pingouin). Bref, je reprends mon petit métro pour rentrer manger ma souplette et les 15 kilos de fromage nécessaires à ma survie. (Anti glam’attitude, I know. La vie est dure.)

Et là, je traverse, je suis dans ma rue, à 5 immeubles de mon sweet home quand un [mec ça va pas, pas la gueule du mec viril – homme non plus, ça ne colle pas, trop jeune] garçon (ça fait con mais bon – pour la rime c’est tip top et pour lui, c’est pas mal, rhoooo suis dure. Si ça se trouve je viens de signer pour une prolongation de célibat pour avoir été méchante mais bon…, une petite prière à Sainte Rita et hop pardonnée la mimolette) que je n’avais mais même pas remarqué dans le métro et sur l’unique chemin possible (4 bonnes minutes pour faire métro – ma rue), c’est vous dire soit mon état de santé, soit le garçon. (re-prière. N’ayez crainte pas de crise mystique à l’horizon, mais je l’aime bien Sainte Rita, c’était la sainte préférée de ma grand-mère).

Bref, le bougre m’aborde et me demande si je suis à Pipo. Là, je lui dis, « oui et toi ? T’es en master ? » (Après avoir posé cette question et entendu sa réponse, je me suis dit que ça n'était pas très chic parce que d’une part, ça voulait dire t’as l’air d'un bébé et je n’ai jamais remarqué ta trombine), ce à quoi il me répond, « non je suis en prépa avec toi, j’étais en cours de Questions internationales (sachant que pas plus de 20 personnes en moyenne assistaient à la conférence) tout à l’heure ».

Un numéro séparait/sépare nos deux portes d’entrée. La conversation a pris fin, et j’étais bien contente. Pas un gros boulet mais bon, pas de quoi se pâmer non plus. Même célibataire, je revendique le droit de choisir – certaines diront que les caprices ça va un temps mais moi je dis non !! C’est tout !!

Quelques jours plus tard, je le croise au Franprix de notre rue avec une copine qui dînait chez moi et je profite des courses pour le repas pour acheter lessive et PQ (Clâââââsse mais utile. Il existe la variante papier-tutu, expression de la sœur de ma grand-mère, chou non ?). Je ne vous raconte pas ma joie à le croiser avec mes 12 rouleaux, mais bon, nous sommes tous des êtres humains !

Il se trouve que la côôôpine avec qui j’étais au Franprix est une célibataire super de chez super (Ceci est un appel aux beaux gosses aux qualités diverses et multiples et des défauts attendrissants « ouvrez les yeux, boudiou ») – je n’en dis pas plus car mon petit doigt me dit qu’elle est devenue addict au blog et qu’elle se reconnaît pleinement dans le concept du noyau mou – qui habite à 2 stations de métro de chez moi et que nous nous voyons très souvent, pour dîner, regarder des bêtises à la télé, parler chiffons et nous plaindre.

Mon cher voisin, qui a - je pense - un radar, nous a donc croisé une ou deux fois au Franprix. Rien de bien terrible, en somme.

Et là Côôôpine (pas pratique l’absence de surnom) me dit « bonjour les yeux de merlan frit quand il te parle ». Perso, je me posais la question mais me disais que si ça se trouve, il a un air béat depuis qu’il est né. Ca existe, pourquoi pas lui ?

A priori, non, l'air béat n'était pas totalement inné. En effet, un jour que nous rentrions ensemble de cours, il me dit « tiens voilà ma coloc …et accessoirement ma sœur » ! Je me suis bidonnée, en douce évidemment. Pas aidé quand même.

A la fin de l’année, il arrive à me harponner à la sortie de la dernière épreuve du concours blanc pour chopper mon numéro et là il me dit « comme ça on pourra s’apporter des paniers-repas cet été pendant nos révisions ». Charmante perspective. J’ai pris la tangente en disant tiens y a machine, faut que je lui file un truc avant qu’elle ne parte. TCHO GROOOO. Ca aurait été machin, je n’aurais peut-être pas eu droit à la réflexion qui est à l’origine de ce long post. Mais bon, dans toutes les histoires c’est sur les filles qu’il faut compter pour s’en sortir sans trop froisser la susceptibilité masculine.

Courage plus que quelques lignes à lire !!

En plein été, je rentre de la bibli avec Côôôpine qui rentrait elle aussi d’une journée de révision de ses épreuves de sortie de l’école d’avocats (l’EFB pour les initiés) pour une pause thé et gâteaux bien méritée.

Et là, j’étais en train de raconter une énorme connerie (grimace et mains dans tous les sens à l’appui) et d’éclater de rire (il m’arrive d’être mon meilleur public, mais suis pas la seule à rire non plus  quand même) quand bingo, qui est sur son beau vélo ? Voisin qui me dit « hé ben ça te rend joyeuse toi les concours » et là il se tourne vers Côôôpine et lui dit « et toi, t’es juste une copine ? »

J’étais sur le cul et toujours pétée de rire – sinon je lui aurais bien répondu « on vient de se pacser c’est l’amûûûr fouuuuuuu, du con la joie. Le célibat et l’amitié tu connais ? » - et Côôôpine a expliqué le pourquoi du comment.

I can’t believe it !! Dès que tu ne dis pas : « Ô des paniers-repas, quelle idée époustouflante tu as eu, Ô prunelle de mes yeux ! J’en suis toute chose ! » et que tu ignores les tentatives de drague à deux balles (en fait, il a tout misé sur les yeux de merlan frit et le « accessoirement ma sœur ») et que tu as le malheur d’être une fille à copines, bam un presque inconnu remet en cause ton identité sexuelle sur laquelle pour une fois tu n’as jamais eu le moindre doute, contrairement au reste de toute ta vie de noyaute molle.

Bon, j’avoue, je me suis quand même demandée si je dégageais un truc bizarre mais ça a duré 2 secondes – parce que quand même c’est gros ! Il devait être vexé comme un mulet (j’ai pas osé mettre poulet pour ne pas froisser le Poulet de Poulette) d’être resté sur sa faim, hé ouais, avoir la dalle, c’est dur!!

Par contre, ça prouve qu’il va falloir que je me force à envoyer chier gentiment et non pas à attendre qu’il se lasse ou comprenne tout seul comme un grand (ma spécialité quand l’animal n’est pas relou et que je ne le vois pas souvent) mais c’est comme rompre avec une connaissance, c’est dur et ça me chiffonne. Et il me semble qu’à nos âges, quand tu ne réagis pas c’est quand même évident que tu uses de ton droit de dire NON.

En plus, même si ça n’a rien à voir, je pense qu’un autre élément a joué.

Deux minutes après avoir entendu sa réflexion débile et je dois dire drôle (j’étais toujours en pleine hilarité grâce à mes bêtises et à celle de Boulet Premier), j’ouvre ma boîte aux lettres et là, non, ne vous affolez pas, ce n’est pas une lettre avec des cœurs partout que je trouve mais l’enveloppe qui contient les résultats du concours du Quai d’Orsay que j’avais passé 7 mois avant.

Là, je ne vous cache pas que grand moment de stress et hilarité en berne parce que après 2 mois de prépa, j’avais fait des copies plus que nulles (vu les résultats de l’ENA, le niveau de mes copies n’est pas proportionnel au nombre de mois passés en prépa, ballot ballot !!) . Je suis encore honteuse de ce que j’ai réussi à écrire.

Et en plus, quand je suis survoltée, un truc pas drôle m’envoie au fond du trou de chez au fond du trou. Merci les nerfs à fleur de peau à cause des concours.

N’écoutant que mon courage, j’ai ouvert et là franchement, j’avais des notes plus que correctes (à mon niveau, peut-être que je me contente de peu mais bon). J’avais une moyenne générale supérieure à 10. Alors, ok y a mieux mais soulagement intense.

Et je ne peux m’empêcher de penser, sachant que Boulet Premier l’avait passé avec autant d’insuccès, qu’il a du être étonné que je sois hyper heureuse et morte de rire un jour sombre de réception des résultats. Mon petit doigt me dit que soit il a eu des notes effroyables soit il l’a raté d’un 1/100ème de point. J’ai bien envie de maintenir la première possibilité !!

Bientôt, un nouveau post « Fleurette, la nouvelle excuse des hommes qui ne souhaitent pas s’engager »….

Mimolette

Posté par les noyautes à 02:33 - En vrac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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