Les noyautes molles

La vie de cinq mollassonnes fières de l'être

07 mai 2008

Nouvelle rubrique

Les amis,

Le post de Mimolette juste en dessous, plus ce qui vient de m'arriver dans le quart d'heure qui vient juste de s'écouler, m'incite à créer une nouvelle rubrique qui s'appelle "Nos Victoires".

Bon alors l'idée est simple: raconter nos petites victoires. Et dieu sait si pour une noyaute, une victoire c'est:
-rare
-bon

Alors bien sûr, les victoires les plus intéressantes seront celles pour lesquelles on a déjà perdu une bataille, mais là, on gagne la guerre, vous voyez? Par exemple, quand Mimolette passera au tableau, elle pourra faire un super post.

Bon alors rapidou, je vous annonce que cet aprèm j'ai mis un pied (et le reste) chez M.A.C! Et j'ai même acheté un truc, même deux!!
Je me réjouissais d'avance en pensant que j'allais faire un post "Victoire"...Mmh, c'était si doux cette pensée... Après des mois, je parvenais enfin à surmonter ma mollasserie. Pour les retardataires: cliquez là.

Vous saisissez le nouveau principe de cette rubrique?

Cependant, mon histoire, c'est comme les contrats de téléphone: il y a trois lignes pour dire un truc génial, et ensuite il faut lire l'astérisque et en tout tout petit des kilomètres de conditions et autres restrictions.

Mon astérisque à moi la voici (même une victoire de noyaute nous rappelle que nous sommes noyautes):

Je demande un blush. Le vendeur me dit "oh, prenez celui-là, c'est notre best-seller, il va parfaitement aux filles qui ne savent pas trop quoi mettre, 11 mois par an, ça va avec tout"

Ahah, il avait flairé la bonne moyenne, la bonne simplette que je suis. Cf là.

Bon. Il m'indiquait clairement par ce blush, que je ne sortais pas du lot.

Ensuite je demande un mascara, mais un qui ne fait pas trop ci, et surtout pas trop de ça, tout en étant pile comme ça. Plus précis, tu mourrais.
Et là, que me sort-il??
"Ben prenez celui-là, c'est notre best-seller, il va à tout le monde"

Je tente un "oui, mais alors plutôt noir ou marron parce que mes yeux..." (je suppliais intérieurement qu'il regarde un peu ma tête et me donne un conseil per-son-na-lisé.)
Il me coupe et me dit "mais le noir c'est très bien, de toute façon le marron, c'est comme du noir, personne ne verrait la différence"

Et hop, il me refile son mascara "tout le monde a le même".

Bon. Alors certes je suis passée chez MAC, mais la victoire n'était pas si éclatante que je l'aurais souhaité.

Poulette



Posté par les noyautes à 19:31 - Nos victoires - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Du paradoxe du « NO, NO, NO »

       Ce matin, j’ai décidé de me rendre à un cours de méthodologie sur la dissertation : plus de 6 années que je disserte, et toujours, peut-être (oui, l’optimisme fait vivre et c’est une chance), des problèmes de méthode.

Pour être honnête, si j’avais décidé au départ de suivre des études scientifiques, c’était, entre autres, parce que je me sentais bien incapable de rédiger des dissertations. Quand on connaît la suite de mes études, on peut franchement en rire mais que voulez-vous, la noyaute molle n’est pas à un paradoxe près.

Bref, je me rends en cours puisque ça ne pouvait que m’être bénéfique. Que nenni!.

Certains risquent de ne pas comprendre ma réaction. N’est pas noyaute molle qui veut et croyez-moi c’est bien plus simple.

J’ai réussi à ruiner une journée ensoleillée alors que la soirée de la veille fut très bonne et la suite de la semaine s’annonçait très bien.

Au début du cours, petit avertissement – qui devait, je suppose, nous booster – pas très sympathique mais recelant une part de vrai : « si ne vous sentez pas capable de réussir, ne passer même pas le concours. » Glupssss

Certes, certes, il faut y croire un minimum mais c’est quand même dur surtout quand on a déjà planté au moins une fois ces concours. L’aléa est bien grand et enfin – allo Sigmund  - je dois avoir un problème avec l’ambition.

N’oublions pas non plus certaines caractéristiques de la noyaute molle qui ne facilitent pas la tâche :

   - son leitmotiv « Sur un malentendu ça peut toujours marcher »

   - le sentiment inscrit au plus profondément de ses gènes : le doute

Vient ensuite la 2ème phase du cours : nous avons à plancher, seul, sur un sujet qui a fait transpirer à grosses gouttes des centaines de personnes au début du mois de septembre. Les mauvais souvenirs sont de retour.

En fin de cours, le vent tourne : désignation de 2 personnes pour passer au tableau.

Un jeune homme (taxé de surdoué par certains) se porte volontaire avec un beau plan, bien préparé..

Une autre personne doit se porter volontaire. Personne ne le fait.

BINGO, je suis désignée parce que j’ai soigneusement « évité le regard du prof » (ben tiens! En même temps, si je l’avais fixé, il m’aurait fait le même coup, j’en suis sûre et n’allez pas en déduire que je me sens persécutée, non mais !!).

Sauf que je n’avais pas le moindre plan, de façon générale je meurs de trouille à l’oral (ça se voit et s’entend) et pompon du pompon, j’avais mis un T-shirt qui me boudinait (non je cherche pas de fausses excuses).

J’ai donc dit " NO, NO, NO " en d’autres termes évidemment bien moins incisifs et assurés et je suis restée les fesses vissées sur ma chaise.

Et c’est là qu’a germé dans mon petit cerveau, un raisonnement en deux temps (tiens, c’est étrange !!) :

- J’ai ENFIN réussi à dire NON et à 2 profs (autorité autorité) très intelligents et devant témoins. Le noyau se durcit, je ne me suis pas laissé dicter ma conduite.

- Boudiou Boudiou Boudiou (traduction = Oh p***** ) , je suis passée pour une cloche d’une immaturité flagrante, mal élevée et qui ne comprend même pas que cet exercice est fait pour l’aider à réussir le concours qu’elle prépare. De très mauvais augure pour les concours donc.

Il est vrai que le fait de refuser de surmonter ses angoisses, c’est faire preuve d’une bien grande mollesse.

Je ne vous apprendrais rien en vous écrivant que le wahou que j'aurais pu prononcer a vite cédé la place aux 3 boudiou et à une certaine angoisse. Pathétique. je suis pathétique. Il va falloir soit s'y faire soit se coller un bon coup de pied aux fesses. A vivre.

Mimolette

Posté par les noyautes à 18:06 - En vrac - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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