07 mai 2008
Du paradoxe du « NO, NO, NO »
Ce matin, j’ai décidé de me rendre à un cours de méthodologie sur la dissertation : plus de 6 années que je disserte, et toujours, peut-être (oui, l’optimisme fait vivre et c’est une chance), des problèmes de méthode.
Pour être honnête, si j’avais décidé au départ de suivre des études scientifiques, c’était, entre autres, parce que je me sentais bien incapable de rédiger des dissertations. Quand on connaît la suite de mes études, on peut franchement en rire mais que voulez-vous, la noyaute molle n’est pas à un paradoxe près.
Bref, je me rends en cours puisque ça ne pouvait que m’être bénéfique. Que nenni!.
Certains risquent de ne pas comprendre ma réaction. N’est pas noyaute molle qui veut et croyez-moi c’est bien plus simple.
J’ai réussi à ruiner une journée ensoleillée alors que la soirée de la veille fut très bonne et la suite de la semaine s’annonçait très bien.
Au début du cours, petit avertissement – qui devait, je suppose, nous booster – pas très sympathique mais recelant une part de vrai : « si ne vous sentez pas capable de réussir, ne passer même pas le concours. » Glupssss
Certes, certes, il faut y croire un minimum mais c’est quand même dur surtout quand on a déjà planté au moins une fois ces concours. L’aléa est bien grand et enfin – allo Sigmund - je dois avoir un problème avec l’ambition.
N’oublions pas non plus certaines caractéristiques de la noyaute molle qui ne facilitent pas la tâche :
- son leitmotiv « Sur un malentendu ça peut toujours marcher »
- le sentiment inscrit au plus profondément de ses gènes : le doute
Vient ensuite la 2ème phase du cours : nous avons à plancher, seul, sur un sujet qui a fait transpirer à grosses gouttes des centaines de personnes au début du mois de septembre. Les mauvais souvenirs sont de retour.
En fin de cours, le vent tourne : désignation de 2 personnes pour passer au tableau.
Un jeune homme (taxé de surdoué par certains) se porte volontaire avec un beau plan, bien préparé..
Une autre personne doit se porter volontaire. Personne ne le fait.
BINGO, je suis désignée parce que j’ai soigneusement « évité le regard du prof » (ben tiens! En même temps, si je l’avais fixé, il m’aurait fait le même coup, j’en suis sûre et n’allez pas en déduire que je me sens persécutée, non mais !!).
Sauf que je n’avais pas le moindre plan, de façon générale je meurs de trouille à l’oral (ça se voit et s’entend) et pompon du pompon, j’avais mis un T-shirt qui me boudinait (non je cherche pas de fausses excuses).
J’ai donc dit " NO, NO, NO " en d’autres termes évidemment bien moins incisifs et assurés et je suis restée les fesses vissées sur ma chaise.
Et c’est là qu’a germé dans mon petit cerveau, un raisonnement en deux temps (tiens, c’est étrange !!) :
- J’ai ENFIN réussi à dire NON et à 2 profs (autorité autorité) très intelligents et devant témoins. Le noyau se durcit, je ne me suis pas laissé dicter ma conduite.
- Boudiou Boudiou Boudiou (traduction = Oh p***** ) , je suis passée pour une cloche d’une immaturité flagrante, mal élevée et qui ne comprend même pas que cet exercice est fait pour l’aider à réussir le concours qu’elle prépare. De très mauvais augure pour les concours donc.
Il est vrai que le fait de refuser de surmonter ses angoisses, c’est faire preuve d’une bien grande mollesse.
Je ne vous apprendrais rien en vous écrivant que le wahou que j'aurais pu prononcer a vite cédé la place aux 3 boudiou et à une certaine angoisse. Pathétique. je suis pathétique. Il va falloir soit s'y faire soit se coller un bon coup de pied aux fesses. A vivre.
Mimolette
16 avril 2008
A l'ombre des noyaux en fleurs
Les Amis,
En ce moment, ça arrive souvent quand j’entends et vois autours de moi les gens qui se marient, procréent, achètent, voire les trois ensemble dans un laps de temps tellement rapproché que j’en ai la tête qui tourne.
Et bien je pense que c’est à cause du fameux noyau mou, encore et toujours lui ! Comme le propre du noyau (enfin du mien) est de ne pas trop trop vraiment maîtriser la direction de son navire, la confrontation avec des gens qui « avancent dans une vraie direction » peut faire envie.
Non pas que je souhaite me marier, procréer, acheter (ouais bon acheter si, ok) tout de suite… non, non…là n’est pas la question. C’est surtout cette sensation, qu’autours de moi les gens « progressent » dans la mesure où, jour après jour, ils mettent en œuvre leur projet de vie. (Quel concept, je suis super fière de moi à la relecture).
Vous voyez ? Pour eux, la vie c’est telle ou telle chose, et ben pof, ils le font ! Bref, ils n’ont pas les deux pieds dans le même sabot quand il s’agit d’être heureux. Ils agissent.
En réfléchissant à la manière de l’expliquer, je nous ai tous vus comme un champ de fleurs (de jonquilles même, allez savoir pourquoi). Grosso modo, on sait tous qu’on va fleurir au printemps. Mais pour certains, le printemps c’est début mars, pour d’autres on frise la fin juin.
Je vois toutes les jonquilles grandir, pousser, avoir de beaux pétales, et moi je suis encore un gros oignon. (Je ne suis plus si sûre que les jonquilles marchent avec des oignons, quelle nullasse de la nature, c’est dingue).
Parce que j’ai lu dans Proust ce mois-ci un truc qui m’a littéralement scotchée tellement Proust avait tout compris. Bon, alors oui, je lis Proust, doucement, mais sûrement, depuis quelques années (en discontinu, je précise, il faut un peu mûrir tout ça, en tout cas je ne saurai que trop vous le recommander, c’est une mine d’or).
Et donc, il y a quelques jours, je tombe PILE sur le passage qui fait écho en moi, PILE le passage « Marcel a bien failli finir mou du noyau ».
Jusque là, il pense que : « …chaque jour je me considérais comme sur le seuil de ma vie encore intacte et qui ne débuterait que le lendemain matin »
Mais ce jour-là il découvre avec effroi que : «… mon existence était déjà commencée et ce qui en allait suivre ne serait pas très différent de ce qui avait précédé. »
Et que clairement ce quelque chose, c’est à moi de me l’offrir.
Poulette
02 avril 2008
You're the first, the last, my everything (et mes cheveux)
Les amis,
Vous avez remarqué que l’une des tendances de la noyaute
c’est sa moyennitude. Si vous suivez un peu, le concept de
« moyen-dégueulasse » est revenu souvent par ici, sous une forme ou
une autre.
Personnellement, je n’avais jamais encore abordé le sujet
mais ces derniers jours, l’évidence s’est faite à moi et je me suis dit :
« je suis complètement dans le moyen-pas-fraîchou pour un sou » et
« c’est pas de ma faute si je me sens noyaute, comment faire autrement
quand on est ultra normale ?? »
Plus j’y réfléchis, plus c’est complètement évident :
je suis trop moyenne en tout. (Sauf là où il faudrait l’être, du style faire
1m65 et gagner 1500 €).
Suite à un récent voyage à Madrid avec deux autres amies
noyautes, Poucette et Chatounette (grand moment de glandouille, mémorable, mais
là n’est pas le sujet) je me suis rendue compte de cette moyennitude fatale.
Et bizarrement, j’ai érigé mes cheveux en symbole
INSUPPORTABLE de cette fadasserie.
Comment faire pire qu’eux ? Laissez-moi vous les
décrire. Ah non, avant, petit test à ceux qui les ont déjà vus : ils sont
comment ??? Ahah, vous ne pouvez répondre ! Ils ne sont pas, voilà,
c’est très simple. Tellement sans saveur qu’il ne vous en reste rien.
Bon donc je suis dotée par Dame Nature de quelques mèches
châtain et encore c’est pas sûr sûr, c’est limite beige foncé (donc moche),
tout plats même par vent violent, la bonne raie au milieu qui implique un
attachement indispensable pour éviter l’immanquable « effet rideau »
(copyright Fadette) ou « effet cocker ». Longueur moyenne (sans
blague), fins, ternes, pointes fourchues, ne poussant que très lentement et
n’ondulant qu’à peine.
Bref, sans être laids, ils sont insignifiants.
Du coup, avec un truc pareil sur la tête, comment ne pas en faire l’emblème de ce sentiment d’invisibilité ?? Hein ? Je vous le demande. C’est comme si vous portiez un écriteau sur le front. J’aurais eu des pieds pas top top, je n’en aurais sans doute pas fait toute une comédie.
Non mais là, impossible de faire de l’effet, de marquer les
esprits.
Notez que ce n’est pas ce que je recherche non plus, mais l’impression que Poulette ENTIERE était ainsi me gagna alors.
Ces queues de rat étaient les ambassadeurs de mon noyau. (méga concept quand même)
L’angoisse me submergea et s’empilèrent dans ma tête toutes
les preuves que dans ma vie rien ne dépassait. Vous voyez un peu
l’image ? Rien ne ressortait de spécial.
Les bras au ciel je clamai « mais qui
suis-je donc ? », « qu’est ce que me rend
unique ? » « ne serais-je donc bonne en rien (et moyenne en
tout) ? ».
Je me sentais condamnée à jamais à être sympa sans être
indispensable, sympa sans être belle, sympa sans être exceptionnelle, bref, la
bonne moyenne.
Je parle au passé… les petits malins croient déjà deviner
que tout ceci fut contredit par un événement particulier… Que nenni !
Voyez plutôt :
Afin de mettre un terme à une soirée récente particulièrement
riche en interrogations de ce type, j’appelle Poulet, persuadée que lui au
moins, saura être plus objectif. Car après tout, si ça se trouve, je me goure
complètement, je suis géniale, des tas de gens me matent sur Facebook et j’ai
des fans dans le monde entier. Hein, si ça se trouve. (et si ça se trouve je
vais gagner à EuroMillions vendredi).
Me voilà pleine d’espoir pendue au téléphone à demander à Poulet « Pourquoi suis-je unique à te yeux ? Par quoi as-tu été séduit chez moi au premier coup d’œil et par la suite? »
Comme je connais Poulet, et qu’il me faut une réponse, je ne
le formule pas comme ça bien sûr, ça donne plutôt un simplifié « c’est
quoi mes qualités ? »
Tendue comme tout, je retiens ma respiration en attendant fébrilement la réponse qui mettra un terme à toutes ces angoisses…
Et là, la réponse tombe, sans appel : « et bien, tu es super organisée par exemple…euh…quoi d’autre… »
On était pliées.
Sauf que là moi ça me fait plus rire du tout. Parce qu’on n’est
peut-être pas extraordinaire pour de vrai, mais au moins on l’est au yeux de
Poulet ?!! Même pas. J’aurais mieux fait de demander à ma maman, j’aurais
eu un désespérant mais gentil « parce que tu es ma poupée voyons ».
Poulette
http://fr.youtube.com/watch?v=aS2Fve72AZg
14 mars 2008
Mariage Mou
En ce moment, il y a quelque chose qui me turlupine et qui me fait me poser pas mal de questions. Des vraies.
Désolée pour les amateurs de situations cocasses, point de post drôle cette fois-ci, il faut réfléchir un peu parfois, et pas faire que rigoler pour des âneries.
Je suis vraiment très flattée de l’être, là n’est pas le problème, car c’est quelqu’un que j’apprécie énormément et je sais que ça lui fait plaisir et j’ai envie de lui faire plaisir.
Mais le hic, c’est que je me rends compte à mesure que le
jour J approche, que je ne vais pas uniquement être le témoin de l’amour qu’elle
porte à son copain, mais surtout être le témoin d’un mariage tout banal,
d’un mariage qui ressemblera sûrement aux milliers d’autres qui auront lieu ce
jour-là. Et comme mon amie est à mes yeux unique, ça me gêne un peu.
Plus les préparatifs avancent plus je suis effrayée par le
conformisme qui entoure cet engagement quand même très important de la vie.
Plus je m’entends dire « Mais c’est comme ça dans les mariages ! »
ou bien « t’as rien compris, il faut que ce soit comme ça, d’où
sors-tu ? », je reçois au visage des pelletées de « comme ci,
comme ça » dès que j’ose exprimer un doute quand à l’originalité de telle
ou telle chose. On me cloue le bec avec un, je résume, « le jour J faut
pas chercher à être original, faut juste que ce soit un beau mariage ».
- Des tables qui portent des noms jolis pour pas que les gens se trompent de siège et se rentrent dedans et fassent tout désordre dans la jolie salle.
- Un faire-part avec les adresses des parents dessus, voire des grands-parents
- De beaux habits (ça paraît idiot mais je n’exigerai jamais de mes amis qu’ils soient bien habillés pour mon mariage. Je ne pense pas qu’ils ‘saliraient’ l’ensemble s’ils étaient habillés normalement)
- Un souvenir qui se mange (ah par contre j’ai appris que les dragées sont has been, sachez-le)
- Une liste de mariage (je suis allergique à l’idée de demander aux gens de m’acheter un truc)
- Un DJ qui connaît personne et qui dira soit des trucs nuls dans son micro, soit rien (trop triste)
- Une date en été. (Parce qu’il fait beau.
Mais alors pourquoi on s’entasse tous dans une salle?)
Et là où cela devient terrible, c’est que je pense que tous ces gens sont sincèrement heureux que tout soit une copie rigoureusement conforme du mariage idéal, celui qui a traversé les siècles, le même que celui de nos arrières grands-parents à quelques détails technologiques près, le même que celui de ses amis, ou de tonnes d’autres inconnus de France et de Navarre.
Mouais… Personnellement je ne pense pas avoir jamais rêvé de robe blanche, d’homme à genoux et de riz sur la tête. On rêve d’amour mais pas de tradition. Ce genre d’absurdités vient bien plus tard en grandissant.
J’ai l’impression que l’on fonctionne à coups de schémas tout proprets. Et que l’on pousse des cris au moindre écart, criant au ratage complet (de sa vie, de son mariage etc.)
(Spéciale dédicace à mon « Voisin du
dessus » : ton mariage ressemblait beaucoup à l’idée que je me fais
d’un mariage réussi ;-)
(Bon et puis lecteur, donne ton avis un peu sur ce sujet crucial, met un commentaire)
Poulette
17 janvier 2008
Zéro étoile au guide Noyau
Souvenez-vous les amis, quand je vous contais il y a peu, mes tentatives réussies pour affirmer mon noyau dur...
Et bien, ces choses-là sont loin de tenir la distance. Si Poucette a décidé d'arrêter de fumer, il faudrait que je réussisse à me faire entendre en 2008.
L'autre jour, nous sommes allées déjeuner entre collègues dans une brasserie. Dès le début, les choses ont mal tourné: il nous a fallu 5 minutes pour avoir une chaise en plus (nous étions 4 et il n'y avait que 3 chaises), plus 5 autres minutes pour avoir 1 couvert en plus et encore 10 bonnes minutes pour que quelqu'un remarque que l'on était là sans carte pour commander.
Or, ce jour-là j'avais décrété dès 10h30 "Ce midi, je mange VITE". C'était vraiment mal barré.
A t+30minutes, nous passons ENFIN notre commande. Entre temps, des tas de gens étaient entrés, la brasserie était bondée et visiblement le personnel était composé d'une équipe de bras-cassés: les serveurs se rentraient dedans, le cuisiner avait 2 petites plaques éléctriques de rien du tout pour nourir 35 personnes et il lui fallait 3 minutes pour choisir chaque brin de ciboulette (véridique, vu qu'il était dans mon champ de vision).
Bon. Tout ça pour vous expliquer dans quel état d'esprit je me trouvais. Nous étions là depuis 40 minutes et nous n'étions même pas servies en pain et en eau. Je bouillais intérieurement. (d'autant qu'autour de nous, tout le monde était peu à peu servi...)
A t+50minutes, le serveur nous annonce d'un air plus que désolé que "c'est bête mais la machine qui prend les commandes a bugué etc." Pour la faire courte: on nous avait littéralement zapé du système.
Mais pas de panique, les commandes arrivent "super vite".
Houlà, j'en pouvais plus!
Au bout d'une heure, nous sommes servies. J'avais commandé une "Tartine poireaux-fromage-salade", la tartine en question était grande comme une biscotte. Je me demandais si ce déj pouvait tomber encore plus bas. Et bien IL LE PUT.
A mi-biscotte, que vois-je dépasser de la tartine? Diable! Un élément pileux du personnel!
(Bien entendu je ne le formule pas aussi clairement dans ma tête, mais c'était l'idée)
Prête à hurler, je me ravise, mon bon fonds prenant le dessus: "Voyons Poulette, sois tolérante, ces choses-là arrivent, il se peut qu'un cheveu ou un poil de bras (attention pas de dessous de bras) soit tombé pendant la cuisson".
Et pleine de bonne volonté, je me mets à tirer sur le cheveu.
Je tire.
Je tire encore.
Le poil n'en finit plus de sortir des poireaux.
Et là, le doute n'est plus permis:
Long d'environ 5 centimètres tout étiré, noir, dru, épais, légérement tire-bouchonnant...
Un cheveu? Que nenni! Un POIL PUBIEN les amis!!!
Vous avez bien lu.
Soupçon confirmé par un rapide coup d'oeil qui me confirme que le serveur est blond et que le cuisto est chauve.
Alors là, autant un poil de bras ou un cil, ça passe, autant un poil de pubis, ça coupe l'appétit.
Je renonçai à ma demi-biscotte.
Mais alors QUID DU NOYAU MOU me direz-vous??
Et bien pendant le quart d'heure qui a suivi, j'ai intérieurement répété mon texte que j'allais sortir au serveur, comme quoi "c'était un scandale, qu'on attendait depuis 1 heure, que le service était déplorable et que j'avais demandé une tartine, pas la moumoute du patron."
Héhé... je savourais déjà ce moment de gloire de mégère complètement dans son bon droit, quand le serveur commence à débarasser et demande "c'est bon? Ca a été?"
Et là, que réponds-je? Oui. Je réponds oui!!!
Quelle déchéance... Alors in-extremis j'ajoute "A part ce gros poil douteux" et je montre le coupable, bien mis en évidence au milieu de l'assiette toute blanche.
Comme je le dis sur un ton limite sympa, le serveur répond "Ah oui, c'est fâcheux, bon je le dirai" et hop, il me prend 10 euros.
Et je sors. QUEL MANQUE DE NOYAU!!! Vraiment je n'étais pas fière de moi.
Le soir même, je raconte tout ça à Poulet, qui n'est pas un noyau, et qui me dit:
"Mais t'es nulle, c'est pas du tout comme ça qu'il fallait réagir!
-ah oui, je sais j'ai été nulle
-Il fallait dire au serveur "appelez-moi le responsable" et ensuite dire au responsable "Monsieur, il y a un poil pubien dans mon assiette. Faites quelque chose ou je le dis un peu plus fort"
-Ah ouaiiiiiiiiiiiis, trop bon, quelle classe, quelle réplique! J'aurais du dire ça!!"
Donc, les ami(e)s notez:
-si vous vous trouvez dans une situation similaire il faut dire "Faites quelque chose ou je le dis plus fort"
ça impressionnera la tablée, à coup sûr.
-ça doit probablement marcher avec des bestioles, genre mouches, ou autres
(Pour des choses plus grosses, agissez à l'instinct)
-attention, ça serait complètement raté si vous êtes seul(e) dans le restaurant. Il faut adopter une autre tactique.
Je demanderai à Poulet.
Poulette
16 janvier 2008
Noyaute molle. Nom de code : L’Oreille
Une autre caractéristique typique de toute molle du noyau qui se respecte est le don de l’écoute.
Dit comme ça, c’est tout à l’honneur de la noyaute ; c’est en effet une bien belle qualité que d’être doté de la capacité à mener son interlocuteur à la confidence, de savoir mettre à l’écart son « moi je » un instant, sans vouloir être toujours le protagoniste de la conversation.
Seulement voilà, la noyaute molle a une fâcheuse tendance à se réduire métonymiquement à une Oreille.
Subrepticement, au fur et à mesure de la conversation, elle se transforme petit à petit en un simple réceptacle auditif des tracas, des joies et des peines de son interlocuteur, un tympan tout juste bon à hocher de la tête -du lobe-, et ce au rythme d’un vague mugissement d’approbation toutes les 30 secondes pour ponctuer le monologue.
Pourquoi c’est toujours cette bonne patte de noyaute molle qui reçoit en premier les appels larmoyants de la copine qui vient de se faire larguer ? Pourquoi c’est toujours elle qu’on appelle en cas de doutes existentiels ?
Détrompez-vous, ce n’est pas pour la qualité du conseil. Souvenez-vous que la noyaute molle, de par son intrinsèque mollitude de personnalité, est la pro du « moyendégueulasse ». Alors bon, comme audit, le noyaute’s office c’est bof. Pour son empathie alors ? Encore une fois, détrompez-vous. La noyaute molle bien souvent se tamponne le coquillard des problèmes d’autrui, elle ne sait juste pas comment s’en dépêtrer.
Peu importe. C’est le pouvoir de L’Oreille qui attire comme un aimant ces âmes en détresse. C’est cette estampe d'écoutille ou encore d’entonnoir qui nous vient à l’esprit quand on compose le numéro de la noyaute. Parce que se livrer à une noyaute, c’est la garantie d’un bon petit défouloir sans mauvaise conscience, d’un monologue sans contrariété, d’une séance de psy gratos.
Alors si vous faites partie de la bande des Oreilles, que vous n’osez pas remballer vos groupies mais que vous en avez ras-le-lobe qu’on vous appelle à 2h du mat’ et qu’on vous saoule avec des histoires dont vous en avez rien à taper, laissez s’exprimer librement votre cérumen.
Chatounette
15 décembre 2007
Comment faire passer une paillassonne sociale pour maître Yoda, par Fadette
Suite des bons conseils de mamie Fadette : après le spaghett' mondain, voici un sujet non moins crucial dans la vie de la noyaute : la paillassonne sociale. Il est intéressant de noter que chaque concept Q a son pendant mondain, preuve, s'il en était besoin, que la mollitude gangrène toute la personnalité et la vie de la noyaute.
Bien sûr, il y a des degrés dans la mollitude : certaines noyautes luttent et parviennent à préserver quelques ilôts de noyau dur, ci et là... mais il ne faudrait pas pour autant oublier toutes ces noyautes désemparées devant cette marée molle envahissant leurs sphères sexuelle, professionnelle et sociale.
Bon, trêve de logorrhée verbieuse et noyeuse de poisson, venons-en aux faits : lundi, j'étais avec quelques collègues quand l'une d'elles nous raconte un épisode horrible qui lui est arrivé le jour même au boulot, et rajoute : "je suis sûre que c'est lié à ce qui s'est passé vendredi". A ce stade de l'histoire, je me dois de préciser pour la compréhension de tous, que je ne travaille pas le vendredi (allez, 2 minutes de "hou hou fonctionnaires sales feignasses" et on reprend). Donc, je demande fort logiquement à ma collège "qu'est-ce qui s'est passé vendredi?", question que ladite collègue ne relève pas, tout absorbée par sa conversation. Je réitère ma question, un peu plus fort, sur un ton enjoué, pour dissiper le mini-malaise qui s'installe quand on parle dans le vent, et là, déchaînement de rage contre moi :
-"non, mais c'est bon, calme-toi, je vais te répondre, pas la peine de m'agresser comme ça, tu vois pas que je suis pas bien!!!
-........................." (oui, ça, c'est moi... toute rougissante et gênée)
La collègue en colère raconte ce qui s'est passé vendredi et vogue la galère, la conversation reprend comme si de rien n'était.
Dix minutes plus tard, une des collègues témoin de la scène me fait la remarque suivante :
"-Bah, dis donc, comment elle t'a parlé! J'aurais jamais supporté, à ta place!
Là, prise en flagrant délit de mollitude, je tente une vague défense :
-non, mais elle était pas bien, et moi j'ai peut-être été un peu lourde...
-Ah mais, tu as bien fait, c'est juste que moi, j'aurais pas pu. Je l'aurais envoyé chier et je lui aurais pas reparlé de sitôt. Mais c'est toi qui as raison, je t'admire de pouvoir rester aussi zen parce que moi, j'y arrive pas.."
Eh eh, j'avais oublié que malgré le modèle dominant aujourd'hui de la fille sûre d'elle et qui ne se laisse pas faire, demeuraient néanmoins quelques vestiges de l'héritage judéo-chrétien et qu'un cas avéré de paillassonnerie sociale pouvait de loin (comme Alain) s'apparenter à JC tendant l'autre joue...d'ailleurs, une des variantes de la paillassonne s'appelle l'étoile de mer, qui n'est pas sans rappeler la position de JC sur la croix...
Bon, sans aller jusqu'à l'affirmation à tendance blasphématoire que JC serait le précurseur des noyaux mous, on peut quand même dire sans trop se mouiller qu'il a permis de donner un vernis respectable à certaines faiblesses de noyaux.
Alors, les noyautes, rejoignez-moi du côté obscur de la faiblesse !
01 décembre 2007
Quand un voisin trop délicatement éconduit s’interroge sur une identité sexuelle pourtant bien établie
Je crois ne pas vous avoir raconté ce qui m’a valu un fou rire mémorable début juillet.
Vui, ça date et alors ????????????? A cette époque, il n’était pas encore question du blog, je vous rappelle!
Comme vous l’avez compris à force de lire des posts relatifs à ma vie en bibli ou à des citations tirées de bouquins techniques, je commençais, en septembre 2006, une prépa concours administratifs et ne connaissais personne. Il faut dire que n’ayant pas fait le Master Affaires publiques mais un Master bien plus sympa mais bien moins porteur – bien qu’en fait l’immense majorité de mes copains de Master soient aujourd’hui tirés d’affaire et fassent partie de la France qui travaille pour 3 cacahuètes, des dossiers pourris en veux-tu en voilà et des heures supp gratuites à la pelle -, j’étais un peu perdue ! Heureusement, j’avais vite repéré quelques têtes qui se sont avérées être celles de filles très sympathiques.
En effet, dans un univers inconnu, la noyaute molle cherche des copines d’amphi avant de chercher à exploiter le vivier potentiel, même si un premier tour d’horizon dès les premiers instants est bien évidemment une étape obligatoire.
Et la noyaute que je suis, d’une part n’est pas vraiment physionomiste les premiers temps (et encore j’ai fait des progrès de dingue) et en plus repère les beaux bruns et ignore – bien malgré elle – le plus souvent l’existence de la gente masculine blonde (aucune exception à citer, c’est dire).
Un soir de novembre, un lundi soir pour être exacte (vui mesdemoiselles les noyautes, un lundi soir. J’étais malade, fatiguée et m’étais traînée en cours de Questions internationales de 17 à 19h (ahhhh cette vie palpitante qui vous fait tant vibrer) et il faisait, pour couronner le tout, un froid de pingouin). Bref, je reprends mon petit métro pour rentrer manger ma souplette et les 15 kilos de fromage nécessaires à ma survie. (Anti glam’attitude, I know. La vie est dure.)
Et là, je traverse, je suis dans ma rue, à 5 immeubles de mon sweet home quand un [mec ça va pas, pas la gueule du mec viril – homme non plus, ça ne colle pas, trop jeune] garçon (ça fait con mais bon – pour la rime c’est tip top et pour lui, c’est pas mal, rhoooo suis dure. Si ça se trouve je viens de signer pour une prolongation de célibat pour avoir été méchante mais bon…, une petite prière à Sainte Rita et hop pardonnée la mimolette) que je n’avais mais même pas remarqué dans le métro et sur l’unique chemin possible (4 bonnes minutes pour faire métro – ma rue), c’est vous dire soit mon état de santé, soit le garçon. (re-prière. N’ayez crainte pas de crise mystique à l’horizon, mais je l’aime bien Sainte Rita, c’était la sainte préférée de ma grand-mère).
Bref, le bougre m’aborde et me demande si je suis à Pipo. Là, je lui dis, « oui et toi ? T’es en master ? » (Après avoir posé cette question et entendu sa réponse, je me suis dit que ça n'était pas très chic parce que d’une part, ça voulait dire t’as l’air d'un bébé et je n’ai jamais remarqué ta trombine), ce à quoi il me répond, « non je suis en prépa avec toi, j’étais en cours de Questions internationales (sachant que pas plus de 20 personnes en moyenne assistaient à la conférence) tout à l’heure ».
Un numéro séparait/sépare nos deux portes d’entrée. La conversation a pris fin, et j’étais bien contente. Pas un gros boulet mais bon, pas de quoi se pâmer non plus. Même célibataire, je revendique le droit de choisir – certaines diront que les caprices ça va un temps mais moi je dis non !! C’est tout !!
Quelques jours plus tard, je le croise au Franprix de notre rue avec une copine qui dînait chez moi et je profite des courses pour le repas pour acheter lessive et PQ (Clâââââsse mais utile. Il existe la variante papier-tutu, expression de la sœur de ma grand-mère, chou non ?). Je ne vous raconte pas ma joie à le croiser avec mes 12 rouleaux, mais bon, nous sommes tous des êtres humains !
Il se trouve que la côôôpine avec qui j’étais au Franprix est une célibataire super de chez super (Ceci est un appel aux beaux gosses aux qualités diverses et multiples et des défauts attendrissants « ouvrez les yeux, boudiou ») – je n’en dis pas plus car mon petit doigt me dit qu’elle est devenue addict au blog et qu’elle se reconnaît pleinement dans le concept du noyau mou – qui habite à 2 stations de métro de chez moi et que nous nous voyons très souvent, pour dîner, regarder des bêtises à la télé, parler chiffons et nous plaindre.
Mon cher voisin, qui a - je pense - un radar, nous a donc croisé une ou deux fois au Franprix. Rien de bien terrible, en somme.
Et là Côôôpine (pas pratique l’absence de surnom) me dit « bonjour les yeux de merlan frit quand il te parle ». Perso, je me posais la question mais me disais que si ça se trouve, il a un air béat depuis qu’il est né. Ca existe, pourquoi pas lui ?
A priori, non, l'air béat n'était pas totalement inné. En effet, un jour que nous rentrions ensemble de cours, il me dit « tiens voilà ma coloc …et accessoirement ma sœur » ! Je me suis bidonnée, en douce évidemment. Pas aidé quand même.
A la fin de l’année, il arrive à me harponner à la sortie de la dernière épreuve du concours blanc pour chopper mon numéro et là il me dit « comme ça on pourra s’apporter des paniers-repas cet été pendant nos révisions ». Charmante perspective. J’ai pris la tangente en disant tiens y a machine, faut que je lui file un truc avant qu’elle ne parte. TCHO GROOOO. Ca aurait été machin, je n’aurais peut-être pas eu droit à la réflexion qui est à l’origine de ce long post. Mais bon, dans toutes les histoires c’est sur les filles qu’il faut compter pour s’en sortir sans trop froisser la susceptibilité masculine.
Courage plus que quelques lignes à lire !!
En plein été, je rentre de la bibli avec Côôôpine qui rentrait elle aussi d’une journée de révision de ses épreuves de sortie de l’école d’avocats (l’EFB pour les initiés) pour une pause thé et gâteaux bien méritée.
Et là, j’étais en train de raconter une énorme connerie (grimace et mains dans tous les sens à l’appui) et d’éclater de rire (il m’arrive d’être mon meilleur public, mais suis pas la seule à rire non plus quand même) quand bingo, qui est sur son beau vélo ? Voisin qui me dit « hé ben ça te rend joyeuse toi les concours » et là il se tourne vers Côôôpine et lui dit « et toi, t’es juste une copine ? »
J’étais sur le cul et toujours pétée de rire – sinon je lui aurais bien répondu « on vient de se pacser c’est l’amûûûr fouuuuuuu, du con la joie. Le célibat et l’amitié tu connais ? » - et Côôôpine a expliqué le pourquoi du comment.
I can’t believe it !! Dès que tu ne dis pas : « Ô des paniers-repas, quelle idée époustouflante tu as eu, Ô prunelle de mes yeux ! J’en suis toute chose ! » et que tu ignores les tentatives de drague à deux balles (en fait, il a tout misé sur les yeux de merlan frit et le « accessoirement ma sœur ») et que tu as le malheur d’être une fille à copines, bam un presque inconnu remet en cause ton identité sexuelle sur laquelle pour une fois tu n’as jamais eu le moindre doute, contrairement au reste de toute ta vie de noyaute molle.
Bon, j’avoue, je me suis quand même demandée si je dégageais un truc bizarre mais ça a duré 2 secondes – parce que quand même c’est gros ! Il devait être vexé comme un mulet (j’ai pas osé mettre poulet pour ne pas froisser le Poulet de Poulette) d’être resté sur sa faim, hé ouais, avoir la dalle, c’est dur!!
Par contre, ça prouve qu’il va falloir que je me force à envoyer chier gentiment et non pas à attendre qu’il se lasse ou comprenne tout seul comme un grand (ma spécialité quand l’animal n’est pas relou et que je ne le vois pas souvent) mais c’est comme rompre avec une connaissance, c’est dur et ça me chiffonne. Et il me semble qu’à nos âges, quand tu ne réagis pas c’est quand même évident que tu uses de ton droit de dire NON.
En plus, même si ça n’a rien à voir, je pense qu’un autre élément a joué.
Deux minutes après avoir entendu sa réflexion débile et je dois dire drôle (j’étais toujours en pleine hilarité grâce à mes bêtises et à celle de Boulet Premier), j’ouvre ma boîte aux lettres et là, non, ne vous affolez pas, ce n’est pas une lettre avec des cœurs partout que je trouve mais l’enveloppe qui contient les résultats du concours du Quai d’Orsay que j’avais passé 7 mois avant.
Là, je ne vous cache pas que grand moment de stress et hilarité en berne parce que après 2 mois de prépa, j’avais fait des copies plus que nulles (vu les résultats de l’ENA, le niveau de mes copies n’est pas proportionnel au nombre de mois passés en prépa, ballot ballot !!) . Je suis encore honteuse de ce que j’ai réussi à écrire.
Et en plus, quand je suis survoltée, un truc pas drôle m’envoie au fond du trou de chez au fond du trou. Merci les nerfs à fleur de peau à cause des concours.
N’écoutant que mon courage, j’ai ouvert et là franchement, j’avais des notes plus que correctes (à mon niveau, peut-être que je me contente de peu mais bon). J’avais une moyenne générale supérieure à 10. Alors, ok y a mieux mais soulagement intense.
Et je ne peux m’empêcher de penser, sachant que Boulet Premier l’avait passé avec autant d’insuccès, qu’il a du être étonné que je sois hyper heureuse et morte de rire un jour sombre de réception des résultats. Mon petit doigt me dit que soit il a eu des notes effroyables soit il l’a raté d’un 1/100ème de point. J’ai bien envie de maintenir la première possibilité !!
Bientôt, un nouveau post « Fleurette, la nouvelle excuse des hommes qui ne souhaitent pas s’engager »….
Mimolette
27 novembre 2007
COMMENT ROMPRE QUAND ON EST UN NOYAU MOU?
Préambule:
Les autres noyautes, vous êtes des grosses nullasses!
Y'a que moi qui écris, du coup j'ai l'impression d'être nombriliste et de raconter des choses de plus en plus ras-des-pâquerettes, la prochaine fois je vous raconterai comment j'ai oublié mardi ma carte Champion à la caisse, et la fabuleuse histoire de ma dernière lessive. Ce sera de votre faute, voilà.
Bon je reprends: comment donc rompre lorsque l'on est molle du noyau?
Alors là je vous arrête tout de suite, ne criez pas, il n'est pas question ce soir de rompre avec Poulet.
Poulet, c'est un peu comme les dosettes Nespresso de Georges Clooney: "What else?" C'est une évidence!
Non, aujourd'hui c'est plutôt: comment rompre avec une connaissance? Ahaha, nettement plus délicat!
Mais, qu'est-ce qu'une "connaissance"?
La connaissance, c'est cette personne avec qui vous avez un mini-truc en commun, qui vous permet de parler 5 minutes dans la rue mais pas tellement plus, sinon ce sera la pluie et le beau temps.
Exemples types de connaissances: un voisin, une rencontre de vacances, un copain de copain de copain, un ancien camarade de classe ou un collègue de bureau.
Il se trouve que dans mon cas, je suis harcelée par une connaissance, et que je veux rompre. Mais je n'y arrive pas. A cause de mon noyau.
Pour vous raconter cette histoire, il va falloir nommer cette personne: disons qu'elle s'appelle Iceberg (pour la partie visible et la partie cachée).
Et que celles et ceux qui la reconnaîtront ne donnent jamais le lien de ce blog, c'est un ordre!!
(Et il faut aussi pour comprendre cette histoire, savoir que je pars du principe dans la vie que tout le monde est sympa, jusqu'à preuve du contraire. En gros, j'aime tout le monde jusqu'à ce que je les deteste. Variation sur ce thème-Bisounours: "Toute fille a son charme" ou "c'est rare qu'un mec soit vraiment moche".)
DONC:
Il ya un an, Iceberg est entrée dans ma vie. Iceberg, c'est une ex-collègue de mon ex-job.
Comme on avait le même âge on a sympathisé. Comme expliqué ci-dessus, je l'aimais bien vu qu'elle ne m'avait rien fait. Et du coup, hop, déjs par-ci, cafés (dans les locaux) par-là.
Bref, une CONNAISSANCE était née.
En plus notre haine à l'égard de ces connards de patrons exploiteurs de petites mains sous-payées bien que Bac +5 nous avait vite liées.
Pourtant, j'ai vite vu qu'elle avait un petit grain. Mais bon... (cf. théorie du dessus)
Et puis un jour, son contrat est arrivé à échéance, comme on dit, et elle a quitté la boîte.
Qu'allait-il devenir de notre relation?
Nous verrions-nous en dehors des heures de bureau?
La connaissance allait-elle se transformer en amitié?
Iceberg étant au chômage, c'était la moindre des choses de continuer à se donner quelques nouvelles. Et puis un jour, il y eut la première invitation chez Iceberg.
J'ai accepté, en me disant, ma brave Poulette, tu peux bien faire ça, tu n'es pas un monstre quand même, pense à cette pauvre Iceberg seule chez elle.
Et me voilà partie rive gauche (la province pour moi) dans la nuit.
En acceptant cette invitation, je scellais en réalité mon arrêt de mort, le début du harcellement qui perdure encore aujourd'hui.
Là où le bât blesse, c'est qu'une fois de plus, je n'ai pas su dire NON.
Et que j'ai eu droit à une bonne démonstration de sa partie cachée de timbrée psychotique.
Pendant les quelques heures de cette soirée, j'ai du ouvrir la bouche en tout 10 fois, pour ne dire que des trucs du genre:
"T'en es où?"
"Non?"
"Ah?"
"Comment ça?"
"Et ensuite?"
Vous voyez un peu? J'ai fait tapisserie pendant qu'Iceberg m'étalait sa vie de névrosée en pleine figure.
Ca lui a vachement plu! Elle était ravie de sa soirée, voulait absoluement qu'on se revoie. Tu m'étonnes!
Bon, je résume finalement, car je me rends compte qu'à ce rythme on en a pour des heures:
- Appels répétés, toutes les semaines
- Textos innombrables
- Invitations à la pelle, mais QUE chez elle (chez moi? "Oh bah, tu sais euh... on se rappelle?" OU "Je me suis cassé les 2 jambes, c'est mieux que tu viennes toi...")
Bref, je devais REMPLIR SON VIDE ET L'ECOUTER PARLER D'ELLE.
La plaie....
D'où la necessité de rompre vous en conviendrez.
Mais quand on est molle du noyau, et bien au lieu de dire "Tu m'énerves" ou "Mais bien sûr chère amie" (si l'on opte pour le mensonge éhonté histoire de faire dans le social, 1 B.A. par semaine) on fait quoi?
ON REGARDE SON TELEPHONE SONNER SANS REPONDRE en se torturant la conscience.
On espère qu'Iceberg va comprendre qu'après 2 appels sans réponse, c'est pas la peine d'insister.
Bon, et on fait quoi quand Iceberg au bout de 5 mois et 12 appels n'a toujours pas compris?
On décroche!!!
Et nous revoilà parti pour un tour!
En même temps on n'en peut plus, mais lorsqu'on écoute le message laissé sur son répondeur, on est désarmée par le ton enjoué de standardiste d'Iceberg, toujours à bloc au bout du 120eme appel sans réponse.
Que faire? Comment être ferme sans mentir? Peut-on vraiment dire la vérité ("je t'aime pas, je ne suis pas ton amie, tu le sais?") C'est horrible non?
Je ne sais toujours pas quoi faire, mais si j'ai compris une chose, c'est bien que tout ça c'est de ma faute: à faire la sympa et laisser croire des trucs aux gens, et bien voilà, on est pieds et poings liés.
POULETTE
22 novembre 2007
LES MOUCHES NE SE CACHENT PAS DU TOUT POUR MOURIR...
Une petite note rapide, et qui n'a rien à voir avec ma mollitude du noyau mais qui m'occupe bien l'esprit en ce moment, et une bonne partie de mes soirées:
Depuis que Poulet est parti pour 1 mois, il se passe de drôles de choses chez moi, qui m'angoissent un peu mais qui sont quand même trop marrantes.
1) Premier élément, de taille: mon appartement s'est transformé en nécropole à mouches. Oui vous avez bien lu: des dizaines de mouches, chaque jour, viennent mourir dans mon bac à douche.
Mais qui sont-elles?
D'où viennent-elles?
Pourquoi meurent-elles?
Et pourquoi là SPECIFIQUEMENT, le bac à douche (et pas ailleurs)??
Pas pour la rime, c'est sûr.
Ce qui est encore plus troublant, c'est qu'elles meurent entre midi et 19h. Mon bac est propre tous les matins quand je pars. Le soir en rentrant, les mouches sont là, gisantes, inanimées. Certaines se débatent encore un peu, mais finissent par rendre leur dernier soupir. D'autant que je ne leur laisse pas le choix: le robinet ouvert au maximum, je les karchérise jusqu'à la dernière (et elles s'accrochent croyez-moi!!)
J'ai tout essayé: fenêtre ouverte, fermée, porte ouverte fermée, rien n'y fait elles sont toujours là le soir à me narger. Elles ne peuvent donc venir QUE du bac lui même.
Du coup, hop, de bonnes rasades de Destop dans le trou.
Rien à faire, elles sont toujours là.
J'ai découvert une race mutante de mouches qui s'auto-génèrent et se suicident collectivement.
A l'heure où j'écris, une de ces sales bêtes tourne autour de mon ordi.
Je me répugne à l'écrabouiller entre mes mains.
2)Autre bizarrerie: après plus de 2 ans passés dans cet appartement, j'ai pour la première fois ces derniers jours entendu mon voisin du dessus. De manière TRES bruyante.
Ca a commencé au moment des grèves.
Tous les soirs de 19h à 1heure (notez qu'il prend le relai des mouches pour me pourir la vie!!) il se met à marcher, marcher, marcher.Qui marcherait des heures dans 35 m²?
Puis il se met à déplacer des meubles, encore et encore (Aurait-il 15 clic-clacs à ouvrir? Sans doute, car hier soir, c'était la grosse fiesta, des rires et des chants, ils devaient bien être 15 au dessus de ma tête)
Mais là où j'ai eu vraiment peur, c'est quand je me suis mise à entendre toute sa vie intime:
"marche...marche...
Silence
Glou glou glou glou glou...
Silence
Pchhhhhhhhhht"
Et oui mes amis, je l'ai entendu URINER de manière très distincte!
J'en ai donc déduit qu'on devait m'entendre, nous entendre Poulet et moi, tout pareil, chez les voisins du dessous.
Forcément tout à coup, on relativise.
Le pompon étant quand même quand au milieu de la nuit, je me réveille. Mais que s'était-il passé pour que j'interrompe ma nuit dès 3 heures?
Un bruit, venant du dessus, à nouveau TREEEES clair, reconnaissable entre mille:
LE RONFLEMENT VIBRATOIRE (pas la respiration forte, acceptable à la rigueur, non, le bon raclement de gorge qui rebondi entre les narines et fait trembler toute la baraque).
Voilà, je venais d'être réveillée par le ronflement du mec du dessus.
INCROYABLE...
3) Enfin, les objets de cette maison semblent depuis quelques temps comme possédés: ils se déplacent tous seuls. Par exemple, pendant que j'écrivais le début de ce post, un objet posé dans le salon depuis, piou! au moins 3 semaines, est tombé TOUT SEUL!!
Quand votre Poulet n'est pas là, qu'il fait nuit dehors, et bien vous n'en menez pas large. Vous êtes même terrifiée.
Donc, notez:
-l'apparition brusque, soudaine de ces phénomènes
-la non-logique totale de ces mêmes phénomènes
-le pouvoir interrogatif de ces phénomènes (cf.le nombre de point d'interrogation de ce post)
J'ai décrété qu'au retour de Poulet, la vie reprendrait sa tranquilité habituelle.
Je le sens.
POULETTE






