Les noyautes molles

La vie de cinq mollassonnes fières de l'être

17 janvier 2008

Zéro étoile au guide Noyau

   Poil

    Souvenez-vous les amis, quand je vous contais il y a peu, mes tentatives réussies pour affirmer mon noyau dur...
Et bien, ces choses-là sont loin de tenir la distance. Si Poucette a décidé d'arrêter de fumer, il faudrait que je réussisse à me faire entendre en 2008.

L'autre jour, nous sommes allées déjeuner entre collègues dans une brasserie. Dès le début, les choses ont mal tourné: il nous a fallu 5 minutes pour avoir une chaise en plus (nous étions 4 et il n'y avait que 3 chaises), plus 5 autres minutes pour avoir 1 couvert en plus et encore 10 bonnes minutes pour que quelqu'un remarque que l'on était là sans carte pour commander.

Or, ce jour-là j'avais décrété dès 10h30 "Ce midi, je mange VITE". C'était vraiment mal barré.

A t+30minutes, nous passons ENFIN notre commande. Entre temps, des tas de gens étaient entrés, la brasserie était bondée et visiblement le personnel était composé d'une équipe de bras-cassés: les serveurs se rentraient dedans, le cuisiner avait 2 petites plaques éléctriques de rien du tout pour nourir 35 personnes et il lui fallait 3 minutes pour choisir chaque brin de ciboulette (véridique, vu qu'il était dans mon champ de vision).

Bon. Tout ça pour vous expliquer dans quel état d'esprit je me trouvais. Nous étions là depuis 40 minutes et nous n'étions même pas servies en pain et en eau.  Je bouillais intérieurement. (d'autant qu'autour de nous, tout le monde était peu à peu servi...)

A t+50minutes, le serveur nous annonce d'un air plus que désolé que "c'est bête mais la machine qui prend les commandes a bugué etc." Pour la faire courte: on nous avait littéralement zapé du système.
Mais pas de panique, les commandes arrivent "super vite".

Houlà, j'en pouvais plus!

Au bout d'une heure, nous sommes servies. J'avais commandé une "Tartine poireaux-fromage-salade", la tartine en question était grande comme une biscotte. Je me demandais si ce déj pouvait tomber encore plus bas. Et bien IL LE PUT.

A mi-biscotte, que vois-je dépasser de la tartine? Diable! Un élément pileux du personnel!  
(Bien entendu je ne le formule pas aussi clairement dans ma tête, mais c'était l'idée)

Prête à hurler, je me ravise, mon bon fonds prenant le dessus: "Voyons Poulette, sois tolérante, ces choses-là arrivent, il se peut qu'un cheveu ou un poil de bras (attention pas de dessous de bras) soit tombé pendant la cuisson".
Et pleine de bonne volonté, je me mets à tirer sur le cheveu.
Je tire.
Je tire encore.
Le poil n'en finit plus de sortir des poireaux.
Et là, le doute n'est plus permis:
Long d'environ 5 centimètres tout étiré, noir, dru, épais, légérement tire-bouchonnant...
Un cheveu? Que nenni! Un POIL PUBIEN les amis!!!
Vous avez bien lu.

Soupçon confirmé par un rapide coup d'oeil qui me confirme que le serveur est blond et que le cuisto est chauve.

Alors là, autant un poil de bras ou un cil, ça passe, autant un poil de pubis, ça coupe l'appétit.
Je renonçai à ma demi-biscotte.

Mais alors QUID DU NOYAU MOU me direz-vous??

Et bien pendant le quart d'heure qui a suivi, j'ai intérieurement répété mon texte que j'allais sortir au serveur, comme quoi "c'était un scandale, qu'on attendait depuis 1 heure, que le service était déplorable et que j'avais demandé une tartine, pas la moumoute du patron."

Héhé... je savourais déjà ce moment de gloire de mégère complètement dans son bon droit, quand le serveur commence à débarasser et demande "c'est bon? Ca a été?"

Et là, que réponds-je? Oui. Je réponds oui!!! 

Quelle déchéance... Alors in-extremis j'ajoute "A part ce gros poil douteux" et je montre le coupable, bien mis en évidence au milieu de l'assiette toute blanche.
Comme je le dis sur un ton limite sympa, le serveur répond "Ah oui, c'est fâcheux, bon je le dirai" et hop, il me prend 10 euros.

Et je sors. QUEL MANQUE DE NOYAU!!! Vraiment je n'étais pas fière de moi.

Le soir même, je raconte tout ça à Poulet, qui n'est pas un noyau, et qui me dit:
"Mais t'es nulle, c'est pas du tout comme ça qu'il fallait réagir!
-ah oui, je sais j'ai été nulle
-Il fallait dire au serveur "appelez-moi le responsable" et ensuite dire au responsable "Monsieur, il y a un poil pubien dans mon assiette. Faites quelque chose ou je le dis un peu plus fort"
-Ah ouaiiiiiiiiiiiis, trop bon, quelle classe, quelle réplique! J'aurais du dire ça!!"

Donc, les ami(e)s notez:
-si vous vous trouvez dans une situation similaire il faut dire "Faites quelque chose ou je le dis plus fort"
ça impressionnera la tablée, à coup sûr.
-ça doit probablement marcher avec des bestioles, genre mouches, ou autres
(Pour des choses plus grosses, agissez à l'instinct)
-attention, ça serait complètement raté si vous êtes seul(e) dans le restaurant. Il faut adopter une autre tactique.
Je demanderai à Poulet.

Poulette

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je suis une fille saine, mais en fait pas du tout

Bon ben voilà, le titre en dit long.
Alors que j'achète des paniers de fruits et de légumes bio je ne résiste pas à l'appel des "crapuleries". Une crapulerie est une chose en général pleine de crème et/ ou (mais plutôt et) de sucre.
C'est pas ma faute à moi si tous les trucs bons font grossir...

Dans mes bonnes résolutions pour l'année 2008 il y a :
- Arrêter de fumer définitivement
- Maigrir un peu
(vous remarquerez l'incompatibilité notoire des deux premiers objectifs)
- Ne pas s'affoler quand une mauvaise nouvelle arrive
- Rester optimiste et ne pas trop se plaindre
(là aussi vous remaquerez l'incompatibilté de ces objectifs avec la nature intrinsèque de la noyaute qui dramatise tout et n'est jamais satisfaite)
-essayer de ne plus mettre de chaussettes dépareillées
-être un peu moins accro à prison break

Bon je m'arrête là parce que cette liste pourrait être interminable..

Poucette.

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16 janvier 2008

Noyaute molle. Nom de code : L’Oreille

oreille

Une autre caractéristique typique de toute molle du noyau qui se respecte est le don de l’écoute.

Dit comme ça, c’est tout à l’honneur de la noyaute ; c’est en effet une bien belle qualité que d’être doté de la capacité à mener son interlocuteur à la confidence, de savoir mettre à l’écart son « moi je » un instant, sans vouloir être toujours le protagoniste de la conversation.

Seulement voilà, la noyaute molle a une fâcheuse tendance à se réduire métonymiquement à une Oreille.

Subrepticement, au fur et à mesure de la conversation, elle se transforme petit à petit en un simple réceptacle auditif des tracas, des joies et des peines de son interlocuteur, un tympan tout juste bon à hocher de la tête -du lobe-, et ce au rythme d’un vague mugissement d’approbation toutes les 30 secondes pour ponctuer le monologue.

Pourquoi c’est toujours cette bonne patte de noyaute molle qui reçoit en premier les appels larmoyants de la copine qui vient de se faire larguer ? Pourquoi c’est toujours elle qu’on appelle en cas de doutes existentiels ?

Détrompez-vous, ce n’est pas pour la qualité du conseil. Souvenez-vous que la noyaute molle, de par son intrinsèque mollitude de personnalité, est la pro du « moyendégueulasse ». Alors bon, comme audit, le noyaute’s office c’est bof. Pour son empathie alors ? Encore une fois, détrompez-vous. La noyaute molle bien souvent se tamponne le coquillard des problèmes d’autrui, elle ne sait juste pas comment s’en dépêtrer.

Peu importe. C’est le pouvoir de L’Oreille qui attire comme un aimant ces âmes en détresse. C’est cette estampe d'écoutille ou encore d’entonnoir qui nous vient à l’esprit quand on compose le numéro de la noyaute. Parce que se livrer à une noyaute, c’est la garantie d’un bon petit défouloir sans mauvaise conscience, d’un monologue sans contrariété, d’une séance de psy gratos.

Alors si vous faites partie de la bande des Oreilles, que vous n’osez pas remballer vos groupies mais que vous en avez ras-le-lobe qu’on vous appelle à 2h du mat’ et qu’on vous saoule avec des histoires dont vous en avez rien à taper, laissez s’exprimer librement votre cérumen.

Chatounette

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09 janvier 2008

L'humour noyau

Amies Noyautes, bonne année!!

Allez, hop, on relance la machine du blog.
On profite de la rentrée et des bonnes résolutions pour écrire un truc.

Vous l'aurez remarqué, les fins d'année sont souvent l'occasion pour tout le monde de ressortir les vieilleries des placards, et c'est ainsi que télés et médias nous abreuvent de best-of en tous genres.

Avec quelques jours de retard, j'ai décidé qu'il était temps de ressortir notre best-of noyautes.

Je ne sais pas si ces qq lignes parleront beaucoup aux autres, mais il faut quand même marquer dans la pierre ces instants de noyauterie qui nous ont fait tant rire. J'essaierai de mettre des petites explications si besoin est.

Allez, c'est parti:

Dans la catégorie q

ou: "parfois, on est des bonnes mollasses du plumard":

"Si ça ramonne pendant 5 heures, c'est mauvais"
Chatounette, 7.10.04
ahah rien que de l'écrire je me marre.

"J'ai trop la flegme pour des poses de ouf"
Chatounette, avril 2007.
Clairement à propos de ces soirs où la motivation vient à manquer.

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Le grand concept de "séance lapin":

Comme son nom l'indique, la séance lapin est le moment pendant lequel nous agissons, à deux, tels des lapins. Synonyme: séance q.

"Je me suis embarquée dans une séance lapin pourrie, mais pourrie!"
Chatounette, 07.06.06
Et oui, ça arrive ce genre de chose. Et que le temps est long alors... (ou parfois pas du tout, ce qui est peut-être encore pire. Plus lapin, tu meurs)

"J'ai jamais été autant disponible pour les séances lapins"
Chatounette, le 07.06.06 à propos d'une époque où je ne sais plus trop ce qu'il y avait de spécial.
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"T'as couché? T'as couché???"
Poulette et Chatounette à Poucette le 22.02.06, qui se débat alors dans des tas d'histoires plus ou moins q et qui fait tout pour rester fidèle... Mais Poulette et Chatounette ne sont pas dupes!

Dans la catégorie "mais pourquoi je retrouve-t-on toujours dans de sales situations pas claires?"

"Entre le dire et le cacher, je ne sais pas ce qui est le mieux. En tout cas, le faire, ça je comprends que t'en aies envie"
Poucette, 02.03.05
A propos du douloureux dilemme lié aux amours polyandriques: doit-on le dire aux 2 parties?

Dans la catégorie "mais qu'ont-ils à devenir adultes?"
"L'Euphorie Ikéa"
Concept édicté par Chatounette le 22.02.06
Il s'agit bien sûr de la traditionnelle virée chez Ikéa pour ameubler le nouveau nid d'amour du jeune couple nageant en plein bonheur, et de l'exaltation qui en découle: Quelle joie de choisir et d'aménager notre petit chez-nous, etc.

Après l'euphorie Ikéa?
"J'achète, je ponds!"
Chatounette, 22.02.06 (le même jour quoi)

"25 ans, ça fait trop chier.
-Ah ouais..."
Poulette, Chatounette et Poucette, d'un air blasé. Le 22.02.06, conclusion de toute cette soirée.

Dans la catégorie "bonne vie de mémère"

"c'est sûr que si tu as une bonne vie de bûcheron hé oh, hé oh, ça économise!"
Poulette, comparant sa vie de mémère, avec celle des parisiennes branchées sortant tous les soirs, certes, mais qui dépensent beaucoup plus aussi. 07.06.06

"Par contre c'est clair que lui ça lui provoque souvent des envies de lapin"
Réponse claire et nette de Chatounette, qui fait ainsi remarquer qu'à ne pas être dans les bars, on est dans un lit, et que l'on risque de se faire sauter dessus.

"On sent que toi t'as un vieux fond de crousti"
Mais qu'est-ce qu'un crousti?
Un crousti, c'est un truc dégueulasse (rapport à la diététique) mais qui se laisse quand même facilement manger. Bref, le croustis, c'est l'aliment de la flemmarde. Exemple: deux tranches de pain de mie, fromage + jambon... à 5 heures du mat.
En fait, ce qu'à voulu dire Poulette à Chatounette, c'est qu'elle était une noyaute molle de la bouffe (07.06.06)

"Tu te rends compte que ça fait déjà 1 an qu'on était là? En plus il ne s'est rien passé"
Triste constat de Chatounette lors du salon d'Angoulême en janvier 2007, qui réalise que nos vies sont les mêmes d'une année sur l'autre, et que rien n'a bougé, alors qu'une noyaute à tant à faire pour évoluer...

"C'est cool d'être sans mecs, quand même!
Ah ouais..."
Notez la structure de la phrase en tout point comparable à celle sur les 25 ans. L'une dit un truc, les autres approuvent en coeur d'une même voix.
Madrid, grand rassemblement des noyautes en avril 2007.

Dans la catégorie "Je suis molle mais je me soigne"
"J'étais prête à acheter mon noyau dur"
Chatounette à déjà écrit à ce sujet. En se payant des cours de tango très chers, ça lui faisait mal au bide, mais en même temps elle se persuadait ainsi qu'elle était un noyau dur. Pas con. Il faut avoir quand même les moyens. 05.10.06

Dans la catégorie "Forme et beauté"
"J'ai pas les sobacs au taquet"
Chatounette nous dit ainsi que ses aisselles ne sont pas forcément hyper bien épilées ou déodorisées, ou les deux. Bref, ça craint et le débardeur n'est pas conseillé.

Dans le même genre:
"J'ai le déo qui a tourné"
Poulette, qui dit clairement que les déos ne tiennent pas tout le temps la longueur. En fin de journée, ça tourne.

"J'me pêle les dents"
Mimollette, toujours à Madrid, où il ne faisait pas si froid pourtant.

"Tu as toujours un petit tapis noir qui reste"
Oh oh, comme c'est délicat Mimolette, cette évocation du rasage sobacal jamais toujours très net, même avec un triple lames.

Bon voilà, c'est tout ce que j'ai en stock pour l'instant...

Poulette

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15 décembre 2007

Comment faire passer une paillassonne sociale pour maître Yoda, par Fadette

Suite des bons conseils de mamie Fadette : après le spaghett' mondain, voici un sujet non moins crucial dans la vie de la noyaute : la paillassonne sociale. Il est intéressant de noter que chaque concept Q a son pendant mondain, preuve, s'il en était besoin, que la mollitude gangrène toute la personnalité et la vie de la noyaute.
Bien sûr, il y a des degrés dans la mollitude : certaines noyautes luttent et parviennent à préserver quelques ilôts de noyau dur, ci et ... mais il ne faudrait pas pour autant oublier toutes ces noyautes désemparées devant cette marée molle envahissant leurs sphères sexuelle, professionnelle et sociale.

 

Bon, trêve de logorrhée verbieuse et noyeuse de poisson, venons-en aux faits : lundi, j'étais avec quelques collègues quand l'une d'elles nous raconte un épisode horrible qui lui est arrivé le jour même au boulot, et rajoute : "je suis sûre que c'est lié à ce qui s'est passé vendredi". A ce stade de l'histoire, je me dois de préciser pour la compréhension de tous, que je ne travaille pas le vendredi (allez, 2 minutes de "hou hou fonctionnaires sales feignasses" et on reprend). Donc, je demande fort logiquement à ma collège "qu'est-ce qui s'est passé vendredi?", question que ladite collègue ne relève pas, tout absorbée par sa conversation. Je réitère ma question, un peu plus fort, sur un ton enjoué, pour dissiper le mini-malaise qui s'installe quand on parle dans le vent, et là, déchaînement de rage contre moi :
-"non, mais c'est bon, calme-toi, je vais te répondre, pas la peine de m'agresser comme ça, tu vois pas que je suis pas bien!!!
-........................." (oui, ça, c'est moi... toute rougissante et gênée)
La collègue en colère raconte ce qui s'est passé vendredi et vogue la galère, la conversation reprend comme si de rien n'était.

 

Dix minutes plus tard, une des collègues témoin de la scène me fait la remarque suivante :
"-Bah, dis donc, comment elle t'a parlé! J'aurais jamais supporté, à ta place!
Là, prise en flagrant délit de mollitude, je tente une vague défense :
-non, mais elle était pas bien, et moi j'ai peut-être été un peu lourde...
-Ah mais, tu as bien fait, c'est juste que moi, j'aurais pas pu. Je l'aurais envoyé chier et je lui aurais pas reparlé de sitôt. Mais c'est toi qui as raison, je t'admire de pouvoir rester aussi zen parce que moi, j'y arrive pas.."

Eh eh, j'avais oublié que malgré le modèle dominant aujourd'hui de la fille sûre d'elle et qui ne se laisse pas faire, demeuraient néanmoins quelques vestiges de l'héritage judéo-chrétien et qu'un cas avéré de paillassonnerie sociale pouvait de loin (comme Alain) s'apparenter à JC tendant l'autre joue...d'ailleurs, une des variantes de la paillassonne s'appelle l'étoile de mer, qui n'est pas sans rappeler la position de JC sur la croix...
Bon, sans aller jusqu'à l'affirmation à tendance blasphématoire que JC serait le précurseur des noyaux mous, on peut quand même dire sans trop se mouiller qu'il a permis de donner un vernis respectable à certaines faiblesses de noyaux.

 

Alors, les noyautes, rejoignez-moi du côté obscur de la faiblesse !

 

maitreyoda




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08 décembre 2007

la bagouze

Sous la pression de poulette, voici l'histoire de la bagouze...

Donc lors d'une de mes dernières crises de nerfs,(comme expliqué dans le dernier post, j'en fais environ une par mois même si je m'améliore) j'ai expliqué à poucet que ce n'était plus possible que je sois "à l'essai" dans sa vie, que j'avais besoin d'une "preuve" qu'il tenait à moi.
Il faut ici faire ici un petit flashback: poucet m'avait promis l'année dernière qu'on allait se fiancer et que quand il aurait sa prime il m'offrirait une bague de fiançailles. Ledit mois de la prime arrive et ... pas de bague. Poucet s'était défilé et ne voulait plus se fiancer.
Poucette était bien évidemment effondrée.
Donc cette année poucette remet l'histoire de la baguouze au goût du jour. Cette fois-ci poulet est plus réceptif et accepte de se fiancer (donc on est fiancé même si pas d'officialisation familiale) et promet la bagouze pour le mois de mars. Donc poucette commence à regarder les différents modèles, tout en espérant que cette fois-ci poucet ne changera pas d'avis à la dernière minute par peur panique de l'engagement.
Je croise les doigts !!!!

poucette

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02 décembre 2007

Fraise et chocolat 2

Salut les noyautes (molles),

Ce titre parce que j'ai réussi à avoir une dédicace d'Aurélia Aurita, je suis troooooooop contente!
J'en ai une aussi de Boilet!
ça me fait penser qu'il faudrait qu'on développe notre partie  "références" (Pénélope Jolicoeur et les auteurs de BD qu'on adore)

Aujourd'hui, la notion de "package": en gros un mec c'est un tout, soit t'as le package loser (pose des lapins, aucune ambition mais peut être un romantique ou un artiste etc...) soit t'as le package sérieux et là c'est un mec responsable, qui bosse mais que tu vois pas souvent et à qui il peut manquer l'étincelle funky, bref jamais satisfaite la noyaute...

A propos d'insatisfaction, ça vous arrive pas à vous de faire une crise (chez moi c'est à peu près une fois par mois) où vous remettez tout en question (votre boulot, votre relation amoureuse, TOUT en fait)?

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01 décembre 2007

Quand un voisin trop délicatement éconduit s’interroge sur une identité sexuelle pourtant bien établie

Je crois ne pas vous avoir raconté ce qui m’a valu un fou rire mémorable début juillet.

Vui, ça date et alors ????????????? A cette époque, il n’était pas encore question du blog, je vous rappelle!

Comme vous l’avez compris à force de lire des posts relatifs à ma vie en bibli ou à des citations tirées de bouquins techniques, je commençais, en septembre 2006, une prépa concours administratifs et ne connaissais personne. Il faut dire que n’ayant pas fait le Master Affaires publiques mais un Master bien plus sympa mais bien moins porteur – bien qu’en fait l’immense majorité de mes copains de Master soient aujourd’hui tirés d’affaire et fassent partie de la France qui travaille pour 3 cacahuètes, des dossiers pourris en veux-tu en voilà et des heures supp gratuites à la pelle -, j’étais un peu perdue ! Heureusement, j’avais vite repéré quelques têtes qui se sont avérées être celles de filles très sympathiques.

En effet, dans un univers inconnu, la noyaute molle cherche des copines d’amphi avant de chercher à exploiter le vivier potentiel, même si un premier tour d’horizon dès les premiers instants est bien évidemment une étape obligatoire.

Et la noyaute que je suis, d’une part n’est pas vraiment physionomiste les premiers temps (et encore j’ai fait des progrès de dingue) et en plus repère les beaux bruns et ignore – bien malgré elle – le plus souvent l’existence de la gente masculine blonde (aucune exception à citer, c’est dire).

Un soir de novembre, un lundi soir pour être exacte (vui mesdemoiselles les noyautes, un lundi soir. J’étais malade, fatiguée et m’étais traînée en cours de Questions internationales de 17 à 19h (ahhhh cette vie palpitante qui vous fait tant vibrer) et il faisait, pour couronner le tout, un froid de pingouin). Bref, je reprends mon petit métro pour rentrer manger ma souplette et les 15 kilos de fromage nécessaires à ma survie. (Anti glam’attitude, I know. La vie est dure.)

Et là, je traverse, je suis dans ma rue, à 5 immeubles de mon sweet home quand un [mec ça va pas, pas la gueule du mec viril – homme non plus, ça ne colle pas, trop jeune] garçon (ça fait con mais bon – pour la rime c’est tip top et pour lui, c’est pas mal, rhoooo suis dure. Si ça se trouve je viens de signer pour une prolongation de célibat pour avoir été méchante mais bon…, une petite prière à Sainte Rita et hop pardonnée la mimolette) que je n’avais mais même pas remarqué dans le métro et sur l’unique chemin possible (4 bonnes minutes pour faire métro – ma rue), c’est vous dire soit mon état de santé, soit le garçon. (re-prière. N’ayez crainte pas de crise mystique à l’horizon, mais je l’aime bien Sainte Rita, c’était la sainte préférée de ma grand-mère).

Bref, le bougre m’aborde et me demande si je suis à Pipo. Là, je lui dis, « oui et toi ? T’es en master ? » (Après avoir posé cette question et entendu sa réponse, je me suis dit que ça n'était pas très chic parce que d’une part, ça voulait dire t’as l’air d'un bébé et je n’ai jamais remarqué ta trombine), ce à quoi il me répond, « non je suis en prépa avec toi, j’étais en cours de Questions internationales (sachant que pas plus de 20 personnes en moyenne assistaient à la conférence) tout à l’heure ».

Un numéro séparait/sépare nos deux portes d’entrée. La conversation a pris fin, et j’étais bien contente. Pas un gros boulet mais bon, pas de quoi se pâmer non plus. Même célibataire, je revendique le droit de choisir – certaines diront que les caprices ça va un temps mais moi je dis non !! C’est tout !!

Quelques jours plus tard, je le croise au Franprix de notre rue avec une copine qui dînait chez moi et je profite des courses pour le repas pour acheter lessive et PQ (Clâââââsse mais utile. Il existe la variante papier-tutu, expression de la sœur de ma grand-mère, chou non ?). Je ne vous raconte pas ma joie à le croiser avec mes 12 rouleaux, mais bon, nous sommes tous des êtres humains !

Il se trouve que la côôôpine avec qui j’étais au Franprix est une célibataire super de chez super (Ceci est un appel aux beaux gosses aux qualités diverses et multiples et des défauts attendrissants « ouvrez les yeux, boudiou ») – je n’en dis pas plus car mon petit doigt me dit qu’elle est devenue addict au blog et qu’elle se reconnaît pleinement dans le concept du noyau mou – qui habite à 2 stations de métro de chez moi et que nous nous voyons très souvent, pour dîner, regarder des bêtises à la télé, parler chiffons et nous plaindre.

Mon cher voisin, qui a - je pense - un radar, nous a donc croisé une ou deux fois au Franprix. Rien de bien terrible, en somme.

Et là Côôôpine (pas pratique l’absence de surnom) me dit « bonjour les yeux de merlan frit quand il te parle ». Perso, je me posais la question mais me disais que si ça se trouve, il a un air béat depuis qu’il est né. Ca existe, pourquoi pas lui ?

A priori, non, l'air béat n'était pas totalement inné. En effet, un jour que nous rentrions ensemble de cours, il me dit « tiens voilà ma coloc …et accessoirement ma sœur » ! Je me suis bidonnée, en douce évidemment. Pas aidé quand même.

A la fin de l’année, il arrive à me harponner à la sortie de la dernière épreuve du concours blanc pour chopper mon numéro et là il me dit « comme ça on pourra s’apporter des paniers-repas cet été pendant nos révisions ». Charmante perspective. J’ai pris la tangente en disant tiens y a machine, faut que je lui file un truc avant qu’elle ne parte. TCHO GROOOO. Ca aurait été machin, je n’aurais peut-être pas eu droit à la réflexion qui est à l’origine de ce long post. Mais bon, dans toutes les histoires c’est sur les filles qu’il faut compter pour s’en sortir sans trop froisser la susceptibilité masculine.

Courage plus que quelques lignes à lire !!

En plein été, je rentre de la bibli avec Côôôpine qui rentrait elle aussi d’une journée de révision de ses épreuves de sortie de l’école d’avocats (l’EFB pour les initiés) pour une pause thé et gâteaux bien méritée.

Et là, j’étais en train de raconter une énorme connerie (grimace et mains dans tous les sens à l’appui) et d’éclater de rire (il m’arrive d’être mon meilleur public, mais suis pas la seule à rire non plus  quand même) quand bingo, qui est sur son beau vélo ? Voisin qui me dit « hé ben ça te rend joyeuse toi les concours » et là il se tourne vers Côôôpine et lui dit « et toi, t’es juste une copine ? »

J’étais sur le cul et toujours pétée de rire – sinon je lui aurais bien répondu « on vient de se pacser c’est l’amûûûr fouuuuuuu, du con la joie. Le célibat et l’amitié tu connais ? » - et Côôôpine a expliqué le pourquoi du comment.

I can’t believe it !! Dès que tu ne dis pas : « Ô des paniers-repas, quelle idée époustouflante tu as eu, Ô prunelle de mes yeux ! J’en suis toute chose ! » et que tu ignores les tentatives de drague à deux balles (en fait, il a tout misé sur les yeux de merlan frit et le « accessoirement ma sœur ») et que tu as le malheur d’être une fille à copines, bam un presque inconnu remet en cause ton identité sexuelle sur laquelle pour une fois tu n’as jamais eu le moindre doute, contrairement au reste de toute ta vie de noyaute molle.

Bon, j’avoue, je me suis quand même demandée si je dégageais un truc bizarre mais ça a duré 2 secondes – parce que quand même c’est gros ! Il devait être vexé comme un mulet (j’ai pas osé mettre poulet pour ne pas froisser le Poulet de Poulette) d’être resté sur sa faim, hé ouais, avoir la dalle, c’est dur!!

Par contre, ça prouve qu’il va falloir que je me force à envoyer chier gentiment et non pas à attendre qu’il se lasse ou comprenne tout seul comme un grand (ma spécialité quand l’animal n’est pas relou et que je ne le vois pas souvent) mais c’est comme rompre avec une connaissance, c’est dur et ça me chiffonne. Et il me semble qu’à nos âges, quand tu ne réagis pas c’est quand même évident que tu uses de ton droit de dire NON.

En plus, même si ça n’a rien à voir, je pense qu’un autre élément a joué.

Deux minutes après avoir entendu sa réflexion débile et je dois dire drôle (j’étais toujours en pleine hilarité grâce à mes bêtises et à celle de Boulet Premier), j’ouvre ma boîte aux lettres et là, non, ne vous affolez pas, ce n’est pas une lettre avec des cœurs partout que je trouve mais l’enveloppe qui contient les résultats du concours du Quai d’Orsay que j’avais passé 7 mois avant.

Là, je ne vous cache pas que grand moment de stress et hilarité en berne parce que après 2 mois de prépa, j’avais fait des copies plus que nulles (vu les résultats de l’ENA, le niveau de mes copies n’est pas proportionnel au nombre de mois passés en prépa, ballot ballot !!) . Je suis encore honteuse de ce que j’ai réussi à écrire.

Et en plus, quand je suis survoltée, un truc pas drôle m’envoie au fond du trou de chez au fond du trou. Merci les nerfs à fleur de peau à cause des concours.

N’écoutant que mon courage, j’ai ouvert et là franchement, j’avais des notes plus que correctes (à mon niveau, peut-être que je me contente de peu mais bon). J’avais une moyenne générale supérieure à 10. Alors, ok y a mieux mais soulagement intense.

Et je ne peux m’empêcher de penser, sachant que Boulet Premier l’avait passé avec autant d’insuccès, qu’il a du être étonné que je sois hyper heureuse et morte de rire un jour sombre de réception des résultats. Mon petit doigt me dit que soit il a eu des notes effroyables soit il l’a raté d’un 1/100ème de point. J’ai bien envie de maintenir la première possibilité !!

Bientôt, un nouveau post « Fleurette, la nouvelle excuse des hommes qui ne souhaitent pas s’engager »….

Mimolette

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27 novembre 2007

COMMENT ROMPRE QUAND ON EST UN NOYAU MOU?

Préambule:
Les autres noyautes, vous êtes des grosses nullasses!
Y'a que moi qui écris, du coup j'ai l'impression d'être nombriliste et de raconter des choses de plus en plus ras-des-pâquerettes, la prochaine fois je vous raconterai comment j'ai oublié mardi ma carte Champion à la caisse, et la fabuleuse histoire de ma dernière lessive. Ce sera de votre faute, voilà.

Bon je reprends: comment donc rompre lorsque l'on est molle du noyau?
Alors là je vous arrête tout de suite, ne criez pas, il n'est pas question ce soir de rompre avec Poulet.
Poulet, c'est un peu comme les dosettes Nespresso de Georges Clooney: "What else?" C'est une évidence!

Non, aujourd'hui c'est plutôt: comment rompre avec une connaissance? Ahaha, nettement plus délicat!

Mais, qu'est-ce qu'une "connaissance"?
La connaissance, c'est cette personne avec qui vous avez un mini-truc en commun, qui vous permet de parler 5 minutes dans la rue mais pas tellement plus, sinon ce sera la pluie et le beau temps.
Exemples types de connaissances: un voisin, une rencontre de vacances, un copain de copain de copain, un ancien camarade de classe ou un collègue de bureau.

Il se trouve que dans mon cas, je suis harcelée par une connaissance, et que je veux rompre. Mais je n'y arrive pas. A cause de mon noyau.

Pour vous raconter cette histoire, il va falloir nommer cette personne: disons qu'elle s'appelle Iceberg (pour la partie visible et la partie cachée).
Et que celles et ceux qui la reconnaîtront ne donnent jamais le lien de ce blog, c'est un ordre!!

(Et il faut aussi pour comprendre cette histoire, savoir que je pars du principe dans la vie que tout le monde est sympa, jusqu'à preuve du contraire. En gros, j'aime tout le monde jusqu'à ce que je les deteste. Variation sur ce thème-Bisounours: "Toute fille a son charme" ou "c'est rare qu'un mec soit vraiment moche".)

DONC:
Il ya un an, Iceberg est entrée dans ma vie. Iceberg, c'est une ex-collègue de mon ex-job.
Comme on avait le même âge on a sympathisé. Comme expliqué ci-dessus, je l'aimais bien vu qu'elle ne m'avait rien fait. Et du coup, hop, déjs par-ci, cafés (dans les locaux) par-là.
Bref, une CONNAISSANCE était née.
En plus notre haine à l'égard de ces connards de patrons exploiteurs de petites mains sous-payées bien que Bac +5 nous avait vite liées.

Pourtant, j'ai vite vu qu'elle avait un petit grain. Mais bon... (cf. théorie du dessus)

Et puis un jour, son contrat est arrivé à échéance, comme on dit, et elle a quitté la boîte.
Qu'allait-il devenir de notre relation?
Nous verrions-nous en dehors des heures de bureau?
La connaissance allait-elle se transformer en amitié?

Iceberg étant au chômage, c'était la moindre des choses de continuer à se donner quelques nouvelles. Et puis un jour, il y eut la première invitation chez Iceberg.

J'ai accepté, en me disant, ma brave Poulette, tu peux bien faire ça, tu n'es pas un monstre quand même, pense à cette pauvre Iceberg seule chez elle.
Et me voilà partie rive gauche (la province pour moi) dans la nuit.

En acceptant cette invitation, je scellais en réalité mon arrêt de mort, le début du harcellement qui perdure encore aujourd'hui.
Là où le bât blesse, c'est qu'une fois de plus, je n'ai pas su dire NON.
Et que j'ai eu droit à une bonne démonstration de sa partie cachée de timbrée psychotique.

Pendant les quelques heures de cette soirée, j'ai du ouvrir la bouche en tout 10 fois, pour ne dire que des trucs du genre:
"T'en es où?"
"Non?"
"Ah?"
"Comment ça?"
"Et ensuite?"

Vous voyez un peu? J'ai fait tapisserie pendant qu'Iceberg m'étalait sa vie de névrosée en pleine figure.
Ca lui a vachement plu! Elle était ravie de sa soirée, voulait absoluement qu'on se revoie. Tu m'étonnes!

Bon, je résume finalement, car je me rends compte qu'à ce rythme on en a pour des heures:

- Appels répétés, toutes les semaines
- Textos innombrables
- Invitations à la pelle, mais QUE chez elle (chez moi? "Oh bah, tu sais euh... on se rappelle?" OU "Je me suis cassé les 2 jambes, c'est mieux que tu viennes toi...")
Bref, je devais REMPLIR SON VIDE ET L'ECOUTER PARLER D'ELLE.

La plaie....

D'où la necessité de rompre vous en conviendrez.
Mais quand on est molle du noyau, et bien au lieu de dire "Tu m'énerves" ou "Mais bien sûr chère amie" (si l'on opte pour le mensonge éhonté histoire de faire dans le social, 1 B.A. par semaine) on fait quoi?

ON REGARDE SON TELEPHONE SONNER SANS REPONDRE en se torturant la conscience.
On espère qu'Iceberg va comprendre qu'après 2 appels sans réponse, c'est pas la peine d'insister.

Bon, et on fait quoi quand Iceberg au bout de 5 mois et 12 appels n'a toujours pas compris?
On décroche!!!
Et nous revoilà parti pour un tour!

En même temps on n'en peut plus, mais lorsqu'on écoute le message laissé sur son répondeur, on est désarmée par le ton enjoué de standardiste d'Iceberg, toujours à bloc au bout du 120eme appel sans réponse.

Que faire? Comment être ferme sans mentir? Peut-on vraiment dire la vérité ("je t'aime pas, je ne suis pas ton amie, tu le sais?") C'est horrible non?

Je ne sais toujours pas quoi faire, mais si j'ai compris une chose, c'est bien que tout ça c'est de ma faute: à faire la sympa et laisser croire des trucs aux gens, et bien voilà, on est pieds et poings liés.

POULETTE

Posté par les noyautes à 23:09 - En vrac - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2007

LES MOUCHES NE SE CACHENT PAS DU TOUT POUR MOURIR...

Une petite note rapide, et qui n'a rien à voir avec ma mollitude du noyau mais qui m'occupe bien l'esprit en ce moment, et une bonne partie de mes soirées:

Depuis que Poulet est parti pour 1 mois, il se passe de drôles de choses chez moi, qui m'angoissent un peu mais qui sont quand même trop marrantes.

1) Premier élément, de taille: mon appartement s'est transformé en nécropole à mouches. Oui vous avez bien lu: des dizaines de mouches, chaque jour, viennent mourir dans mon bac à douche.

Mais qui sont-elles?
D'où viennent-elles?
Pourquoi meurent-elles?
Et pourquoi là SPECIFIQUEMENT, le bac à douche (et pas ailleurs)??
Pas pour la rime, c'est sûr.

Ce qui est encore plus troublant, c'est qu'elles meurent entre midi et 19h. Mon bac est propre tous les matins quand je pars. Le soir en rentrant, les mouches sont là, gisantes, inanimées. Certaines se débatent encore un peu, mais finissent par rendre leur dernier soupir. D'autant que je ne leur laisse pas le choix: le robinet ouvert au maximum, je les karchérise jusqu'à la dernière (et elles s'accrochent croyez-moi!!)

J'ai tout essayé: fenêtre ouverte, fermée, porte ouverte fermée, rien n'y fait elles sont toujours là le soir à me narger. Elles ne peuvent donc venir QUE du bac lui même.
Du coup, hop, de bonnes rasades de Destop dans le trou.
Rien à faire, elles sont toujours là.

J'ai découvert une race mutante de mouches qui s'auto-génèrent et se suicident collectivement.

A l'heure où j'écris, une de ces sales bêtes tourne autour de mon ordi.
Je me répugne à l'écrabouiller entre mes mains.

2)Autre bizarrerie: après plus de 2 ans passés dans cet appartement, j'ai pour la première fois ces derniers jours entendu mon voisin du dessus. De manière TRES bruyante.

Ca a commencé au moment des grèves.

Tous les soirs de 19h à 1heure (notez qu'il prend le relai des mouches pour me pourir la vie!!) il se met à marcher, marcher, marcher.Qui marcherait des heures dans 35 m²?

Puis il se met à déplacer des meubles, encore et encore (Aurait-il 15 clic-clacs à ouvrir? Sans doute, car hier soir, c'était la grosse fiesta, des rires et des chants, ils devaient bien être 15 au dessus de ma tête)

Mais là où j'ai eu vraiment peur, c'est quand je me suis mise à entendre toute sa vie intime:

"marche...marche...
Silence
Glou glou glou glou glou...
Silence
Pchhhhhhhhhht
"

Et oui mes amis, je l'ai entendu URINER de manière très distincte!

J'en ai donc déduit qu'on devait m'entendre, nous entendre Poulet et moi, tout pareil, chez les voisins du dessous.
Forcément tout à coup, on relativise.

Le pompon étant quand même quand au milieu de la nuit, je me réveille. Mais que s'était-il passé pour que j'interrompe ma nuit dès 3 heures?
Un bruit, venant du dessus, à nouveau TREEEES clair, reconnaissable entre mille:
LE RONFLEMENT VIBRATOIRE (pas la respiration forte, acceptable à la rigueur, non, le bon raclement de gorge qui rebondi entre les narines et fait trembler toute la baraque).
Voilà, je venais d'être réveillée par le ronflement du mec du dessus.
INCROYABLE...

3) Enfin, les objets de cette maison semblent depuis quelques temps comme possédés: ils se déplacent tous seuls. Par exemple, pendant que j'écrivais le début de ce post, un objet posé dans le salon depuis, piou! au moins 3 semaines, est tombé TOUT SEUL!!

Quand votre Poulet n'est pas là, qu'il fait nuit dehors, et bien vous n'en menez pas large. Vous êtes même terrifiée.

Donc, notez:
-l'apparition brusque, soudaine de ces phénomènes
-la non-logique totale de ces mêmes phénomènes
-le pouvoir interrogatif de ces phénomènes (cf.le nombre de point d'interrogation de ce post)

J'ai décrété qu'au retour de Poulet, la vie reprendrait sa tranquilité habituelle.
Je le sens.

POULETTE

Posté par les noyautes à 22:47 - En vrac - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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