Les noyautes molles

07 mai 2008

Nouvelle rubrique

Les amis,

Le post de Mimolette juste en dessous, plus ce qui vient de m'arriver dans le quart d'heure qui vient juste de s'écouler, m'incite à créer une nouvelle rubrique qui s'appelle "Nos Victoires".

Bon alors l'idée est simple: raconter nos petites victoires. Et dieu sait si pour une noyaute, une victoire c'est:
-rare
-bon

Alors bien sûr, les victoires les plus intéressantes seront celles pour lesquelles on a déjà perdu une bataille, mais là, on gagne la guerre, vous voyez? Par exemple, quand Mimolette passera au tableau, elle pourra faire un super post.

Bon alors rapidou, je vous annonce que cet aprèm j'ai mis un pied (et le reste) chez M.A.C! Et j'ai même acheté un truc, même deux!!
Je me réjouissais d'avance en pensant que j'allais faire un post "Victoire"...Mmh, c'était si doux cette pensée... Après des mois, je parvenais enfin à surmonter ma mollasserie. Pour les retardataires: cliquez là.

Vous saisissez le nouveau principe de cette rubrique?

Cependant, mon histoire, c'est comme les contrats de téléphone: il y a trois lignes pour dire un truc génial, et ensuite il faut lire l'astérisque et en tout tout petit des kilomètres de conditions et autres restrictions.

Mon astérisque à moi la voici (même une victoire de noyaute nous rappelle que nous sommes noyautes):

Je demande un blush. Le vendeur me dit "oh, prenez celui-là, c'est notre best-seller, il va parfaitement aux filles qui ne savent pas trop quoi mettre, 11 mois par an, ça va avec tout"

Ahah, il avait flairé la bonne moyenne, la bonne simplette que je suis. Cf là.

Bon. Il m'indiquait clairement par ce blush, que je ne sortais pas du lot.

Ensuite je demande un mascara, mais un qui ne fait pas trop ci, et surtout pas trop de ça, tout en étant pile comme ça. Plus précis, tu mourrais.
Et là, que me sort-il??
"Ben prenez celui-là, c'est notre best-seller, il va à tout le monde"

Je tente un "oui, mais alors plutôt noir ou marron parce que mes yeux..." (je suppliais intérieurement qu'il regarde un peu ma tête et me donne un conseil per-son-na-lisé.)
Il me coupe et me dit "mais le noir c'est très bien, de toute façon le marron, c'est comme du noir, personne ne verrait la différence"

Et hop, il me refile son mascara "tout le monde a le même".

Bon. Alors certes je suis passée chez MAC, mais la victoire n'était pas si éclatante que je l'aurais souhaité.

Poulette



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Du paradoxe du « NO, NO, NO »

       Ce matin, j’ai décidé de me rendre à un cours de méthodologie sur la dissertation : plus de 6 années que je disserte, et toujours, peut-être (oui, l’optimisme fait vivre et c’est une chance), des problèmes de méthode.

Pour être honnête, si j’avais décidé au départ de suivre des études scientifiques, c’était, entre autres, parce que je me sentais bien incapable de rédiger des dissertations. Quand on connaît la suite de mes études, on peut franchement en rire mais que voulez-vous, la noyaute molle n’est pas à un paradoxe près.

Bref, je me rends en cours puisque ça ne pouvait que m’être bénéfique. Que nenni!.

Certains risquent de ne pas comprendre ma réaction. N’est pas noyaute molle qui veut et croyez-moi c’est bien plus simple.

J’ai réussi à ruiner une journée ensoleillée alors que la soirée de la veille fut très bonne et la suite de la semaine s’annonçait très bien.

Au début du cours, petit avertissement – qui devait, je suppose, nous booster – pas très sympathique mais recelant une part de vrai : « si ne vous sentez pas capable de réussir, ne passer même pas le concours. » Glupssss

Certes, certes, il faut y croire un minimum mais c’est quand même dur surtout quand on a déjà planté au moins une fois ces concours. L’aléa est bien grand et enfin – allo Sigmund  - je dois avoir un problème avec l’ambition.

N’oublions pas non plus certaines caractéristiques de la noyaute molle qui ne facilitent pas la tâche :

   - son leitmotiv « Sur un malentendu ça peut toujours marcher »

   - le sentiment inscrit au plus profondément de ses gènes : le doute

Vient ensuite la 2ème phase du cours : nous avons à plancher, seul, sur un sujet qui a fait transpirer à grosses gouttes des centaines de personnes au début du mois de septembre. Les mauvais souvenirs sont de retour.

En fin de cours, le vent tourne : désignation de 2 personnes pour passer au tableau.

Un jeune homme (taxé de surdoué par certains) se porte volontaire avec un beau plan, bien préparé..

Une autre personne doit se porter volontaire. Personne ne le fait.

BINGO, je suis désignée parce que j’ai soigneusement « évité le regard du prof » (ben tiens! En même temps, si je l’avais fixé, il m’aurait fait le même coup, j’en suis sûre et n’allez pas en déduire que je me sens persécutée, non mais !!).

Sauf que je n’avais pas le moindre plan, de façon générale je meurs de trouille à l’oral (ça se voit et s’entend) et pompon du pompon, j’avais mis un T-shirt qui me boudinait (non je cherche pas de fausses excuses).

J’ai donc dit " NO, NO, NO " en d’autres termes évidemment bien moins incisifs et assurés et je suis restée les fesses vissées sur ma chaise.

Et c’est là qu’a germé dans mon petit cerveau, un raisonnement en deux temps (tiens, c’est étrange !!) :

- J’ai ENFIN réussi à dire NON et à 2 profs (autorité autorité) très intelligents et devant témoins. Le noyau se durcit, je ne me suis pas laissé dicter ma conduite.

- Boudiou Boudiou Boudiou (traduction = Oh p***** ) , je suis passée pour une cloche d’une immaturité flagrante, mal élevée et qui ne comprend même pas que cet exercice est fait pour l’aider à réussir le concours qu’elle prépare. De très mauvais augure pour les concours donc.

Il est vrai que le fait de refuser de surmonter ses angoisses, c’est faire preuve d’une bien grande mollesse.

Je ne vous apprendrais rien en vous écrivant que le wahou que j'aurais pu prononcer a vite cédé la place aux 3 boudiou et à une certaine angoisse. Pathétique. je suis pathétique. Il va falloir soit s'y faire soit se coller un bon coup de pied aux fesses. A vivre.

Mimolette

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16 avril 2008

A l'ombre des noyaux en fleurs

jonquilles

Les Amis,

En ce moment, il y a quelque chose qui m’angoisse. Ce n’est pas invivable, loin s’en faut, mais c’est assez cyclique, et régulièrement, je suis confrontée à un phénomène que j’appellerais « sentiment de stagnation ».

1ere partie :

En ce moment, ça arrive souvent quand j’entends et vois autours de moi les gens qui se marient, procréent, achètent, voire les trois ensemble dans un laps de temps tellement rapproché que j’en ai la tête qui tourne.

Pourquoi donc une telle réaction? me direz vous.

Et bien je pense que c’est à cause du fameux noyau mou, encore et toujours lui ! Comme le propre du noyau (enfin du mien) est de ne pas trop trop vraiment maîtriser la direction de son navire, la confrontation avec des gens qui « avancent dans une vraie direction » peut faire envie.

Non pas que je souhaite me marier, procréer, acheter (ouais bon acheter si, ok) tout de suite… non, non…là n’est pas la question. C’est surtout cette sensation, qu’autours de moi les gens « progressent » dans la mesure où, jour après jour, ils mettent en œuvre leur projet de vie. (Quel concept, je suis super fière de moi à la relecture).

Vous voyez ? Pour eux, la vie c’est telle ou telle chose, et ben pof, ils le font ! Bref, ils n’ont pas les deux pieds dans le même sabot quand il s’agit d’être heureux. Ils agissent.

Du coup, j’ai plutôt l’impression moi, j’être coincée à un stade, d’être en pleine « non-évolution ».

En réfléchissant à la manière de l’expliquer, je nous ai tous vus comme un champ de fleurs (de jonquilles même, allez savoir pourquoi). Grosso modo, on sait tous qu’on va fleurir au printemps. Mais pour certains, le printemps c’est début mars, pour d’autres on frise la fin juin.

Je vois toutes les jonquilles grandir, pousser, avoir de beaux pétales, et moi je suis encore un gros oignon. (Je ne suis plus si sûre que les jonquilles marchent avec des oignons, quelle nullasse de la nature, c’est dingue).

Mais après tout, finalement, si j’ai la certitude d’éclore un jour, y’a pas de presse, et pourquoi s’en tourmenter ?

Marcel_Proust_12eme partie :

Parce que j’ai lu dans Proust ce mois-ci un truc qui m’a littéralement scotchée tellement Proust avait tout compris. Bon, alors oui, je lis Proust, doucement, mais sûrement, depuis quelques années (en discontinu, je précise, il faut un peu mûrir tout ça, en tout cas je ne saurai que trop vous le recommander, c’est une mine d’or).

Et donc, il y a quelques jours, je tombe PILE sur le passage qui fait écho en moi, PILE le passage « Marcel a bien failli finir mou du noyau ».

Je vous l’écris, ce sera quand même plus clair que si je vous l’explique :

Jusque là, il pense que : « …chaque jour je me considérais comme sur le seuil de ma vie encore intacte et qui ne débuterait que le lendemain matin »

Mais ce jour-là il découvre avec effroi que : «… mon existence était déjà commencée et ce qui en allait suivre ne serait pas très différent de ce qui avait précédé. »

Vous suivez ? En gros, pour les nuls de la littérature et les pros du jardinage: il se rend compte qui est déjà éclos, et depuis fort longtemps !!

J’ai la même angoisse : en fait, ma vie n’est pas à venir (celle où je réaliserai tous mes rêves, celle de « quand je serai grande… »), elle a en fait déjà commencé depuis belle lurette, et il ne s’est rien passé de spécial, et ne se passera rien de plus à moins d’un violent coup de guidon.

Bon, je me demande si entre les fleurs et Proust j’ai été très claire (notez comme le titre de ce post est subtil), mais la conclusion qui s’impose ce soir c’est que j’attends quelque chose, et qu’il faut qu’il se passe quelque chose.

Et que clairement ce quelque chose, c’est à moi de me l’offrir.

Mais alors comment… ? Là, je ne vois pas (encore).

Heureusement il me reste Proust.

Poulette

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02 avril 2008

You're the first, the last, my everything (et mes cheveux)

Les amis, 

Vous avez remarqué que l’une des tendances de la noyaute c’est sa moyennitude. Si vous suivez un peu, le concept de « moyen-dégueulasse » est revenu souvent par ici, sous une forme ou une autre. 

Personnellement, je n’avais jamais encore abordé le sujet mais ces derniers jours, l’évidence s’est faite à moi et je me suis dit : « je suis complètement dans le moyen-pas-fraîchou pour un sou » et « c’est pas de ma faute si je me sens noyaute, comment faire autrement quand on est ultra normale ?? » 

Plus j’y réfléchis, plus c’est complètement évident : je suis trop moyenne en tout. (Sauf là où il faudrait l’être, du style faire 1m65 et gagner 1500 €). 

Suite à un récent voyage à Madrid avec deux autres amies noyautes, Poucette et Chatounette (grand moment de glandouille, mémorable, mais là n’est pas le sujet) je me suis rendue compte de cette moyennitude fatale. 

Et bizarrement, j’ai érigé mes cheveux en symbole INSUPPORTABLE de cette fadasserie. 

Comment faire pire qu’eux ? Laissez-moi vous les décrire. Ah non, avant, petit test à ceux qui les ont déjà vus : ils sont comment ??? Ahah, vous ne pouvez répondre ! Ils ne sont pas, voilà, c’est très simple. Tellement sans saveur qu’il ne vous en reste rien. 

Bon donc je suis dotée par Dame Nature de quelques mèches châtain et encore c’est pas sûr sûr, c’est limite beige foncé (donc moche), tout plats même par vent violent, la bonne raie au milieu qui implique un attachement indispensable pour éviter l’immanquable « effet rideau » (copyright Fadette) ou « effet cocker ». Longueur moyenne (sans blague), fins, ternes, pointes fourchues, ne poussant que très lentement et n’ondulant qu’à peine. 

Bref, sans être laids, ils sont insignifiants. 

Du coup, avec un truc pareil sur la tête, comment ne pas en faire l’emblème de ce sentiment d’invisibilité ?? Hein ? Je vous le demande. C’est comme si vous portiez un écriteau sur le front. J’aurais eu des pieds pas top top, je n’en aurais sans doute pas fait toute une comédie.

Non mais là, impossible de faire de l’effet, de marquer les esprits. 

Notez que ce n’est pas ce que je recherche non plus, mais l’impression que Poulette ENTIERE était ainsi me gagna alors.

Ces queues de rat étaient les ambassadeurs de mon noyau. (méga concept quand même)

L’angoisse me submergea et s’empilèrent dans ma tête toutes les preuves que dans ma vie rien ne dépassait. Vous voyez un peu l’image ? Rien ne ressortait de spécial. 

Les bras au ciel je clamai « mais qui suis-je donc ? », « qu’est ce que me rend unique ? » « ne serais-je donc bonne en rien (et moyenne en tout) ? ». 

Je me sentais condamnée à jamais à être sympa sans être indispensable, sympa sans être belle, sympa sans être exceptionnelle, bref, la bonne moyenne.
 

Je parle au passé… les petits malins croient déjà deviner que tout ceci fut contredit par un événement particulier… Que nenni ! Voyez plutôt : 

Afin de mettre un terme à une soirée récente particulièrement riche en interrogations de ce type, j’appelle Poulet, persuadée que lui au moins, saura être plus objectif. Car après tout, si ça se trouve, je me goure complètement, je suis géniale, des tas de gens me matent sur Facebook et j’ai des fans dans le monde entier. Hein, si ça se trouve. (et si ça se trouve je vais gagner à EuroMillions vendredi). 

Me voilà pleine d’espoir pendue au téléphone à demander à Poulet « Pourquoi suis-je unique à te yeux ? Par quoi as-tu été séduit chez moi au premier coup d’œil et par la suite? »

Comme je connais Poulet, et qu’il me faut une réponse, je ne le formule pas comme ça bien sûr, ça donne plutôt un simplifié « c’est quoi mes qualités ? » 

Tendue comme tout, je retiens ma respiration en attendant fébrilement la réponse qui mettra un terme à toutes ces angoisses…

Et là, la réponse tombe, sans appel : « et bien, tu es super organisée par exemple…euh…quoi d’autre… »

 Alors là franchement, c’est à sauter par la fenêtre. (Entre parenthèses, moi qui rêvais jadis d’un amour fou et de folles déclarations, je l’affirme aujourd’hui « j’ai 26 ans et mes illusions sont mortes »).

Tout ça me fait penser à Poucette, je vous le raconte moi sinon vous ne le saurez jamais. Lors de ce weekend madrilène, on demande à Poucette pourquoi elle a choisi son Poucet, et pourquoi c’est l’homme de sa vie et pourquoi putain il lui faut cette bagouze. Réponse texto « bah il fait le ménage…et puis il baise bien ».

On était pliées. 

Sauf que là moi ça me fait plus rire du tout. Parce qu’on n’est peut-être pas extraordinaire pour de vrai, mais au moins on l’est au yeux de Poulet ?!! Même pas. J’aurais mieux fait de demander à ma maman, j’aurais eu un désespérant mais gentil « parce que tu es ma poupée voyons ». 

Poulette

http://fr.youtube.com/watch?v=aS2Fve72AZg

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30 mars 2008

Ni fait ni à faire

Encore une bonne expression un brin désuète, mais qui colle tellement à la vie d'une noyaute molle, qu'il fallait la sortir de derrière ses fagots.
Je pourrais vous la définir, mais trop la flemme donc je vous copie-colle la définition trouvée sur le premier lien donné par Google :

 

« Ni fait, ni à faire » :

 

[ SIGNIFICATION ]
Mal fait, bâclé.

[ ORIGINE ]
Un proverbe bien connu dit "ce qui est fait n'est plus à faire", mais cette expression est là pour le contredire.

À l'origine, cette locution désignait quelque chose qui n'est pas terminé, en cours de réalisation, situé entre le "à faire", donc pas encore commencé, et le "fait", donc terminé.
Mais elle a pris depuis un sens péjoratif où le "ni fait" se rapporte à quelque chose de fait, mais de manière tellement peu satisfaisante qu'on peut considérer que c'est à refaire, donc quelque chose qui n'est finalement pas vraiment fait.

 

Penchons-nous plus précisément sur l'évolution sémantique (et hop, un ptit mot savant pour conforter ma devanture d'intello) de cette expression : on remarque qu'il y a eu glissement de sens de "chose à moitié faite" à "chose mal faite". Bizarre qu'une chose en cours de réalisation soit considérée comme mal faite, puisque par définition, elle n'est pas finie. A moins que... et c'est là que la noyaute molle entre en jeu. En effet, il est avéré que la noyaute a une nette tendance à suspendre la réalisation d'une action à un stade intermédiaire pendant un temps indéterminé.


Ou comment la noyaute fait passer une situation provisoire bancale et inachevée en situation pourrie installée, définitive et pérenne...du bon vieux moyen dégueulasse en somme.


En vrac, quelques exemples de mes situations ni fait ni à faire :

-ça fait un an et demi que je ne suis pas allée chez le coiffeur, parce que j'ai la flemme de prendre RV (et aussi un peu marre de m'entendre dire que j'ai des queues de rat sur le crâne) donc je me coupe les cheveux moi-même avec une méthode dénichée sur google, en me disant intérieurement que "promis, samedi prochain, j'appelle Camille Albane". Résultat : mes cheveux en passe imminente d'être coiffés deviennent, les mois s'écoulant, une coupe de cousin Machin ni fait ni à faire.
-l'été dernier, mon canapé s'est cassé et je l'ai colmaté avec des vis apparentes du plus bel effet, en attendant de faire mieux ou d'en racheter un autre. Au bout de dix mois de statu quo, je pense qu'on peut désormais dire que j'ai un canapé ni fait ni à faire.

Bon, vous me direz, c'est pas bien méchant, tout le monde fait ça. Ok, je sors l'artillerie lourde :
ça fait cinq ans que je me dis qu'il faudrait que je fasse un break avec mon copain pour voir d'autres horizons (traduisez : d'autres mecs) ; bilan : je suis pacsée et je me dis sans cesse "non mais le mois prochain, c'est sûr, je fais un break". Ouais, ben, en terme de break, c'est plutôt la Mondéo Break avec direction assistée et marmots sonorisés qui m'attend!*

Fadette

* ce passage est désautocensuré suite à la grogne de Chatounette. Ben oui, noyaute dans la censure, noyaute dans la décensure.
 

image_venus_b

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14 mars 2008

Mariage Mou

Mariage_au_XVeme___moyen

En ce moment, il y a quelque chose qui me turlupine et qui me fait me poser pas mal de questions. Des vraies.

Désolée pour les amateurs de situations cocasses, point de post drôle cette fois-ci, il faut réfléchir un peu parfois, et pas faire que rigoler pour des âneries.

Bon alors le thème de ce billet c’est : « C’est incroyable comme le poids de la tradition est fort » et plus précisément « Pourquoi pense-t-on que pour être heureux il faille faire tout comme on nous a dit de faire ? ». (Vachement original, hein ?) Ceci ne sera illustré que d’un exemple, pour faire court.

 (Ah ah, je vois que ça rigole moins dans les rangs !)

 Bon reprenons.

Tout a commencé il y a 6 mois quand j’ai appris qu’une de mes amies allait se marier. Et que j’allais être témoin.

Je suis vraiment très flattée de l’être, là n’est pas le problème, car c’est quelqu’un que j’apprécie énormément et je sais que ça lui fait plaisir et j’ai envie de lui faire plaisir.

Mais le hic, c’est que je me rends compte à mesure que le jour J approche, que je ne vais pas uniquement être le témoin de l’amour qu’elle porte à son copain, mais surtout être le témoin d’un mariage tout banal, d’un mariage qui ressemblera sûrement aux milliers d’autres qui auront lieu ce jour-là. Et comme mon amie est à mes yeux unique, ça me gêne un peu.

Plus les préparatifs avancent plus je suis effrayée par le conformisme qui entoure cet engagement quand même très important de la vie. Plus je m’entends dire « Mais c’est comme ça dans les mariages ! » ou bien « t’as rien compris, il faut que ce soit comme ça, d’où sors-tu ? », je reçois au visage des pelletées de « comme ci, comme ça » dès que j’ose exprimer un doute quand à l’originalité de telle ou telle chose. On me cloue le bec avec un, je résume, « le jour J faut pas chercher à être original, faut juste que ce soit un beau mariage ».  

Et j’en déduis, que pour que ce jour soit le « plus beau de toute sa vie », il faut absolument qu’il y ait une ribambelle de choses qui à mes yeux sont complètement inutiles et sans saveur (je ne vous mets que les croustillants, dans le désordre) :

- Des tables qui portent des noms jolis pour pas que les gens se trompent de siège et se rentrent dedans et fassent tout désordre dans la jolie salle.

- Un faire-part avec les adresses des parents dessus, voire des grands-parents

- De beaux habits (ça paraît idiot mais je n’exigerai jamais de mes amis qu’ils soient bien habillés pour mon mariage. Je ne pense pas qu’ils ‘saliraient’ l’ensemble s’ils étaient habillés normalement)

- Un souvenir qui se mange (ah par contre j’ai appris que les dragées sont has been, sachez-le)

- Une liste de mariage (je suis allergique à l’idée de demander aux gens de m’acheter un truc)

- Un DJ qui connaît personne et qui dira soit des trucs nuls dans son micro, soit rien (trop triste)

      - Une date en été. (Parce qu’il fait beau. Mais alors pourquoi on s’entasse tous dans une salle?)

Attention ! Ce qui me choque ce n’est pas que toutes ces choses y soient. Chacun fait bien ce qu’il veut. Point de jugement ! C’est surtout que les gens soient convaincus que c’est nécessaire pour que la fête soit réussie. 

Et là où cela devient terrible, c’est que je pense que tous ces gens sont sincèrement heureux que tout soit une copie rigoureusement conforme du mariage idéal, celui qui a traversé les siècles, le même que celui de nos arrières grands-parents à quelques détails technologiques près, le même que celui de ses amis, ou de tonnes d’autres inconnus de France et de Navarre.

Je ne sais pas vous, mais moi ça me fait froid dans le dos. Cela correspondrait-il à un rêve d’enfant ? Ça se peut, notez. On aurait (tous) une (même) image idyllique qui nous viendrait de loin, et ce jour-là on veut être la princesse ou le prince…

Mouais… Personnellement je ne pense pas avoir jamais rêvé de robe blanche, d’homme à genoux et de riz sur la tête. On rêve d’amour mais pas de tradition. Ce genre d’absurdités vient bien plus tard en grandissant.

Ainsi donc il semblerait que faire comme tout le monde nous rassure et conditionne notre idée bonheur. On ne serait heureux que s’il l’on fait comme on nous a montré...?

Bon, j’ai pris l’exemple du mariage mais ça marche complètement avec la vie professionnelle ou la vie de couple ou l’éducation de ses enfants.

J’ai l’impression que l’on fonctionne à coups de schémas tout proprets. Et que l’on pousse des cris au moindre écart, criant au ratage complet (de sa vie, de son mariage etc.)

Ne vous méprenez pas, j’ai moi aussi hâte de me marier, mais quand j’expose mon idée du mariage à Poulet il me tapote sur la tête gentiment en disant « mais oui, mais oui c’est ça… ». Encore un qui se raccroche au moule.

Vous savez quoi ? Sur ce coup-là, je traite sans regret tous ces gens de gros noyaux.

(Et j’espère n’avoir choqué/blessé personne. D’ailleurs je sais qu’en juillet prochain, je verserai ma petite larme au moment de la reprise de Joe Dassin)

(Spéciale dédicace à mon « Voisin du dessus » : ton mariage ressemblait beaucoup à l’idée que je me fais d’un mariage réussi ;-) 

(Bon et puis lecteur, donne ton avis un peu sur ce sujet crucial, met un commentaire)

Poulette

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10 mars 2008

Le célibat, c'est la diète

Les amis, en ce moment, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis célibataire.
Oh, rien de grave, un petit célibat gentil (personne n'a pleuré) car il ne s'agit pas d'un célibat sentimental, mais d'un célibat géographique.
Plus concrètement, Poulet et moi ne vivons actuellement pas sous le même toit. Ses obligations estudiantines l'ont conduit à aller vivre ailleurs pour 7 semaines, ce qui implique que je suis seule à la maison en ce moment.

Comme on se voit tous les weekend, qu'on s'appelle tous les soirs, et que j'ai plein de choses de prévu quasiment 2 soirs sur 3, les mauvaises langues diront que j'ai le beurre, le cul du crémier (le weekend) et l'agent du beurre (et oui, il paie sa part de loyer!).

Bon mais en fait, tout n'est pas si rose. Derrière ce tableau alléchant se cache un réel drame dont j'ai pleinement pris conscience aujourd'hui lors d'un déjeuner avec mon amie Popinquette:

Je pense qu'une des facettes de ma noyauterie est clairement due à mon incapacité totale à manier les objets situés dans ma cuisine. Alors c'est sûr qu'en société, c'est toujours rigolo de dire "oh moi, je ne sais pas cuisiner!" ou bien "de toute façon, Poulet est le roi dans la cuisine, moi je ne fais rien" ou pire: "venez dîner à la maison, Poulet est là" etc.
Je pense que je recherche secrètement l'effet "femme-moderne" que provoque cet inversement des "rôles".
Sauf qu'en fait, l'envers du décors c'est TOUT sauf la working-girl indépendante:

C'est la pauvre épave qui erre dans la cuisine sans rien à manger, mesurant à quel point elle est dépendante.
Ma noyauterie serait capable de me faire mourir de faim.

Pour vous montrer de quoi je parle, je vous indique quels ont été mes derniers menus de célibataire:
-Haricots en boîte (froids bien entendu, d'ailleurs finalement ça a quasiment le même goût que chauds) + céréales au chocolat
-Super salade boîte de petit pois + boîte de maïs
-Brunch du soir à base de yaourt nature +  jus aux 5 légumes + pomme
etc.

Il s'est donc avéré qu'il fallait à tout prix aller faire un tour à Champion, car le scorbut me guettait. Chose dite, chose faite, hop hop hop, voilà mon caddie plein de fruits et légumes (si possible faciles à cuire), de pain et de fromages (valeurs sûres en cas de flemme avancée vers 23h)

(D'ailleurs je fais un aparté pour préciser que ces festins de reine s'accompagnent bien entendu d'un faste digne des plus grandes cérémonies: heure tardive où la moindre action est pénible, donc bâclée, absence d'assiette (à quoi bon salir deux récipients?), soif étanchée à même le robinet, éponge passée à la main etc.)

Bon je reviens à ma virée Champiesque: pleine de bonnes résolutions je rentre chez moi avec dans l'idée d'éviter désormais de me coucher avec une faim tenace. Erreur!! Il était bien entendu illusoire de croire que l'achat entraînerait don et motivation.

Voici le clou de la semaine dernière:
En bonne petite copine de Poulette, je me dis "essayons de se souvenir d'une recette simple de Poulet".
Et me voilà partie pour confectionner un délicieux "pamplemousse-miettes de crabes". Equilibré, sans cuisson, léger, bon (dans la version Poulet).
La version Poulette était tout simplement dég...asse. D'abord, j'aurais du me méfier, le crabe sentait bizarre à l'ouverture de la boîte (ah oui, pensez pas que j'allais acheter du crabe frais non plus). Ensuite, tout l'art de cette recette, c'est la sauce. Sauf que je ne sais pas trop pourquoi, mais alors que Poulet me prépare une petite mayonnaise-moutardaise qui va parfaitement, je suis allée inventer un mélange crème fraîche-ketchup. C'était tout bonnement infâme.
Poulet, lui, présente le tout DANS le pamplemousse, servant pour l'occasion de petit bol. Moi j'avais tout mélangé dans un saladier et le tout ressemblait à une pâte visqueuse et pleine d'eau qui sentait la mauvaise poissonnerie.

Comme je n'avais que ça à manger, j'ai sagement avalé le tout. En ne respirant pas trop. Comme à la cantine quand on est petit et qu'il y a des choux de Bruxelles au menu.
Sauf que j'ai 26 ans, que je suis chez moi et que je me suis vraiment auto-humiliée.

La cerise sur le gâteau c'est aussi que lorsque l'on est deux, on a de la vaisselle pour deux et que le lave vaisselle se remplit 2 fois plus. Aujourd'hui en ouvrant mon lave-vaisselle après un long weekend, l'odeur du crabe macéré depuis 5 jours m'a assommée sur place.

Ce midi lorsque Popinquette m'a demandé ce que j'allais manger ce soir, j'ai dit "des topinambours" (véridique) puisque c'était la seule chose qu'il me restait dans mon frigo. J'ai réalisé alors que j'étais perdue...

Topinambour2

A l'heure où je vous parle, j'ai dégusté un poireau-vinaigre (et non pas vinaigrette) et jeté les topinambours (c'est vraiment pas terrible).

Quant à ma balance, elle affiche fièrement un joli kilo en plus.

Poulette

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17 février 2008

Résultats passables ce trimestre, peut mieux faire...

Avec Chatounette, on s'est souvent amusées à se demander à quoi on ressemblerait si à l'intérieur de notre enveloppe physique on collait le noyau d'une fille de notre connaissance, qu'on appellera Proprette dans un souci d'anonymat.
Proprette est une fille qui, Chatounette vous le confirmera, n'avait pas un super potentiel physique de départ (cf photos de 4e B où elle faisait moins la maligne, la Proprette!) et qui est devenue grâce à un noyau dur à toute épreuve une fille canon. Une pub vivante pour Veet, Narta, Colgate, Avène et Mac à elle toute seule, avec ses sobac' doux et frais en toutes circonstances, son sourire immaculé, sa peau veloutée et parfaitement maquillée...Sans compter qu'elle ne sortirait jamais avec un ensemble de lingerie dépareillé ni avec un élastique à cheveux qui jurerait avec le vernis de ses orteils! Bref, une fille complexante au possible, mais qu'on ne peut détester quand on pense à tout le travail qu'il y a derrière...

Une Proprette typique :

jennifer_aniston

Parce qu'en vrai, LA fille qui énerve, c'est Parfette, qui le matin, enfile à la hâte un vieux jean et un tee-shirt petit bateau, fout juste un peu de crème hydratante Auchan et qui est sublime! Typiquement, la fille gâtée par la nature, qui ne se pose pas de questions, alors que la Proprette est une élève hyper sérieuse et appliquée, qui a bossé d'arrache-pied pour en arriver là! Finalement, la Parfette, c'est juste une grosse feignasse qui a les moyens de sa feignardise, une surdouée beaucoup moins méritante que la consciencieuse Proprette. Certes, devanturement parlant, Parfette gagne et haut la main : en effet, quoi de plus valorisant que de se poser comme un esprit supérieur méprisant les cosmétiques et tous ces trucs de filles superficielles ... De pouvoir dire " le fond de teint? j'en ai jamais mis, et d'ailleurs, je n'aurais pas le temps le matin, je préfère écouter les infos sur RFI "  insinuant par là même que les fondeteintisées sont peu ouvertes sur l'actualité mondiale, et ne voient pas plus loin que le bout de leur pif luisant...

une Parfette typique, qui même avec la coupe à ton ptit frère, ressemble à une déesse :

Natalie_Portman

C'est comme pour tout : rappelez-vous, à l'école, ces gens qui avaient toujours une bonne note sans rien foutre, alors que d'autres, les "scolaires", passaient leur week-end à bosser pour le même résultat?
Eh ben, avec Chatounette, nous étions les filles qui pondaient la dissert de philo la veille au soir et qui se récoltaient toujours la vieille note médiocre, dans cet éternel moyen-dégueulasse qui nous caractérisait déjà !
De mon raisonnement j'en déduis l'équation suivante : Un potentiel moyen + des efforts moyens = des résultats moyens.
J'applique maintenant mon équation à 0 inconnue au domaine physique :
un potentiel moyen : des qualités certaines mais des défauts certains également : au hasard, bout' , poils et queues de rat en guise de chevelure
+ des efforts moyens :  un investissement financier indéniable (coiffeur, crèmes de bourges, etc) mais un travail souvent irrégulier et superficiel
= des résultats moyens : au hasard, chtars bien camouflés mais cheveux gras, tenue pointue mais soutif beigeasse fatigué en dessous, cheveux brushés mais pattes de yéti, etc

 

Imaginons maintenant que l'on remplace la variante "efforts" par celle de Proprette, waouuuuh, comment on serait canons! Parce que Proprette, elle aurait pris les choses en main : au lieu de s'acheter 20 000 produits pour la gueule en les recouvrant d'une immonde couche de fond de teint compact, un bon coup de dermato et une hygiène de vie irréprochable et bam, elle m'aurait aidée à finir cette satanée saga de Chtars Wars! Elle aurait aussi jeté de mon armoire toutes les vieilles culottes de mamie pour éviter toute mauvaise surprise, et aurait pris un crédit à mes 18 ans pour m'offrir une épilation définitive au laser!

 

Ah ça fait rêveeeer et c'est très motivant...

 

Fadette (en infâme survêt d'intérieur et chaussettes de ski, boutons éclatés à l'ongle, et qui demain, arrivera à son boulot, toute pomponnée, mais avec les sobacs approximatifs faits au rasoir, une culotte rouge et un soutif noir et une épaisse couche de fond de teint sur la tronche, et qui par conséquent ne saura pas ce qui se sera passé dans le monde!)

 

PS : Non, n'essayez même pas d'imaginer ce que ça pourrait donner si on remplaçait nos efforts par ceux de cette feignasse de Parfette...

britney_head_shaven_red


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13 février 2008

Le "Sans Raison" aura raison de moi

Dîtes-donc les ami(e)s, il y a peu, j'ai découvert que sur Facebook, il y avait un groupe qui s'appelait "Je me couche tard sans raison".

Alors là, ça a fait tilt direct! Serait-ce un groupe de noyautes?

En fait, je ne suis pas allée vérifier, si ça se trouve c'est un groupe où les gens vont à des soirées, mais en fait la soirée est naze et du coup, la soirée est perdue, donc, on s'est "couché tard sans raison". Bref, pas du tout un groupe de noyaux.

Mais qu'importe. Je me suis surtout interrogée sur le fait que "c'est dingue ça alors", il m'arrivait souvent de me dire que la veille je m'étais couchée tard sans raison, et je me suis demandé si ce n'était pas un truc de noyaute ça: le temps passe, la noyaute s'active, certes, mais à quoi???

Donc, j'ai étudié le mécanisme de la soirée sans raison. Et là, il m'est apparu qu'elle fonctionnait à partir d'un schéma très simple dont je vous livre la formule secrète:

"Tiens et si" + action + "vite fait"

Exemple le plus massue:
"Tiens et si je vérifiais ce truc sur internet, vite fait?"

Ohoh, mais alors là, grave erreur petite noyaute, cette phrase signe l'arrêt de mort d'une soirée qui aurait pu être remplie de choses intellectuelles et épanouissantes.

Car bien entendu, ce qu'il se passe au final c'est que 2h et demi après, vous êtes ENCORE sur internet à vérifier des TONNES de trucs, qui n'ont plus rien à voir avec la quête initiale, souvent d'une importance quand même relativement faible, et que "ah tiens il est minuit? Bon allez, au lit".
Une fois sous la couette, l'heure du mini-bilan: beurk, quelle sale soirée, vous avez des yeux de rat de labo et impossible de s'endormir direct.

Vous avez compris le truc?

ça marche aussi avec "Ah tiens, et si je rangeais ce tiroir, vite fait?"
Là, classique, 2h et demi après, on commence seulement à attaquer les armoires de la cuisine.
Au final: "ah tiens il est minuit? Zut, toute la maison est en bordel... Bon tant pis, au lit!"
L'horreur! car perspective d'une AUTRE soirée sans raison le lendemain pour tout ranger.

Il y en a plein d'autres, j'en ai à la pelle:  "ah tiens si je m'épilais les sourcils vite fait".
Héhé...
Pour faire court: dès que la pince à épiler entre en jeu, vous êtes foutue.
Et à minuit "Ah il est minuit? Bon, je ferai l'autre jambe plus tard".
Alors là vraiment c'est le comble de la soirée sans raison, un travail idiot de fourmi (ou de titan) avec en prime la touche "semi-gorille".

Je n'ai pas la télé mais je pense que ça marche aussi avec "ah tiens si je regardais ce qu'il y a à la télé vite fait?"

Tout ça pour vous apprendre à vous méfier de cette petite phrase anodine qui peut, à minuit, vous faire prendre conscience que vraiment, vous avez perdu votre soirée, et que vraiment, là, vous êtes une mollasse.

Surtout, la ruse de la noyaute, c'est d'avoir sous le coude, une activité classe à refourguer, lorsque le lendemain on vous demande "Et t'as fait quoi hier soir?" (Il est bien sûr hors de question de dire la vérité, ou PIRE! de répondre par un fadasse "euh, ben rien de spécial")

(Note à ceux qui me connaissent: je ne mens pas tout le temps quand même sur mes activités du soir...)

Allez, bonne soirée...

Poulette



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04 février 2008

La Blogasse molle

Bon.
il est clair que les noyautes portent plus que bien leur nom vu la fréquence des post.

D'ailleurs, info pour toi lecteur,qui n'a pas accès aux statistiques, les indices de fréquentations chutent, on se croirait dans un sondage sur sarkozy.

Je propose, en attendant que l'une d'entre nous ait un truc à raconter, de fonder le concept de BLOGASSE.
Un subtil mélange de blogeuse et de mollasse, vous l'aurez compris.

Et puisqu'on parle des statistiques du blog, encore un truc trop "marrant" que je vous dévoile:
nous nous internationalisons. Après une percée sur le continent africain au tout début, nous voilà lues maintenant dans le monde entier (Angleterre, Suède, USA, Allemagne, Maroc...). Jusque là, c'est plutôt génial:
A nous le blog de la gloire, avec ces milliers de fans quotidiens, lus dans les chaumières du monde entier.
"Noyautes de tous les pays..." etc.

Par contre quand on regarde pourquoi tous ces gens sont là, on est quand même vachement moins fières (on a la possibilité de savoir comment les gens ont atterri sur le blog en suivant leur parcours):

-certains sont venus se renseigner sur la boutique Mac des Abbesses (ah bah zut, tant pis)
-d'autres s'interrogeaint réellement sur la présence de mouches dans les salles de bain
-mais d'autres sont venu chercher des infos capitales en tapant "mater les filles nues sous la douche" dans google. Vous voyez le genre...

Alors là, c'est bien notre loose qui ressort. Comment en googlelisant ça, on peut arriver sur notre site?

Bon allez, la prochaine fois je vous raconte mon week end à Angoulême pendant le festival, en compagnie de Chatounette, avec des mises en situation et des citations cultes. Vous verrez comment nous avons été de vraies professionnelles du relationnel.

Poulette.

Posté par les noyautes à 14:39 - Commentaires [1] - Permalien [#]