Les noyautes molles

La vie de cinq mollassonnes fières de l'être

10 mars 2008

Le célibat, c'est la diète

Les amis, en ce moment, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis célibataire.
Oh, rien de grave, un petit célibat gentil (personne n'a pleuré) car il ne s'agit pas d'un célibat sentimental, mais d'un célibat géographique.
Plus concrètement, Poulet et moi ne vivons actuellement pas sous le même toit. Ses obligations estudiantines l'ont conduit à aller vivre ailleurs pour 7 semaines, ce qui implique que je suis seule à la maison en ce moment.

Comme on se voit tous les weekend, qu'on s'appelle tous les soirs, et que j'ai plein de choses de prévu quasiment 2 soirs sur 3, les mauvaises langues diront que j'ai le beurre, le cul du crémier (le weekend) et l'agent du beurre (et oui, il paie sa part de loyer!).

Bon mais en fait, tout n'est pas si rose. Derrière ce tableau alléchant se cache un réel drame dont j'ai pleinement pris conscience aujourd'hui lors d'un déjeuner avec mon amie Popinquette:

Je pense qu'une des facettes de ma noyauterie est clairement due à mon incapacité totale à manier les objets situés dans ma cuisine. Alors c'est sûr qu'en société, c'est toujours rigolo de dire "oh moi, je ne sais pas cuisiner!" ou bien "de toute façon, Poulet est le roi dans la cuisine, moi je ne fais rien" ou pire: "venez dîner à la maison, Poulet est là" etc.
Je pense que je recherche secrètement l'effet "femme-moderne" que provoque cet inversement des "rôles".
Sauf qu'en fait, l'envers du décors c'est TOUT sauf la working-girl indépendante:

C'est la pauvre épave qui erre dans la cuisine sans rien à manger, mesurant à quel point elle est dépendante.
Ma noyauterie serait capable de me faire mourir de faim.

Pour vous montrer de quoi je parle, je vous indique quels ont été mes derniers menus de célibataire:
-Haricots en boîte (froids bien entendu, d'ailleurs finalement ça a quasiment le même goût que chauds) + céréales au chocolat
-Super salade boîte de petit pois + boîte de maïs
-Brunch du soir à base de yaourt nature +  jus aux 5 légumes + pomme
etc.

Il s'est donc avéré qu'il fallait à tout prix aller faire un tour à Champion, car le scorbut me guettait. Chose dite, chose faite, hop hop hop, voilà mon caddie plein de fruits et légumes (si possible faciles à cuire), de pain et de fromages (valeurs sûres en cas de flemme avancée vers 23h)

(D'ailleurs je fais un aparté pour préciser que ces festins de reine s'accompagnent bien entendu d'un faste digne des plus grandes cérémonies: heure tardive où la moindre action est pénible, donc bâclée, absence d'assiette (à quoi bon salir deux récipients?), soif étanchée à même le robinet, éponge passée à la main etc.)

Bon je reviens à ma virée Champiesque: pleine de bonnes résolutions je rentre chez moi avec dans l'idée d'éviter désormais de me coucher avec une faim tenace. Erreur!! Il était bien entendu illusoire de croire que l'achat entraînerait don et motivation.

Voici le clou de la semaine dernière:
En bonne petite copine de Poulette, je me dis "essayons de se souvenir d'une recette simple de Poulet".
Et me voilà partie pour confectionner un délicieux "pamplemousse-miettes de crabes". Equilibré, sans cuisson, léger, bon (dans la version Poulet).
La version Poulette était tout simplement dég...asse. D'abord, j'aurais du me méfier, le crabe sentait bizarre à l'ouverture de la boîte (ah oui, pensez pas que j'allais acheter du crabe frais non plus). Ensuite, tout l'art de cette recette, c'est la sauce. Sauf que je ne sais pas trop pourquoi, mais alors que Poulet me prépare une petite mayonnaise-moutardaise qui va parfaitement, je suis allée inventer un mélange crème fraîche-ketchup. C'était tout bonnement infâme.
Poulet, lui, présente le tout DANS le pamplemousse, servant pour l'occasion de petit bol. Moi j'avais tout mélangé dans un saladier et le tout ressemblait à une pâte visqueuse et pleine d'eau qui sentait la mauvaise poissonnerie.

Comme je n'avais que ça à manger, j'ai sagement avalé le tout. En ne respirant pas trop. Comme à la cantine quand on est petit et qu'il y a des choux de Bruxelles au menu.
Sauf que j'ai 26 ans, que je suis chez moi et que je me suis vraiment auto-humiliée.

La cerise sur le gâteau c'est aussi que lorsque l'on est deux, on a de la vaisselle pour deux et que le lave vaisselle se remplit 2 fois plus. Aujourd'hui en ouvrant mon lave-vaisselle après un long weekend, l'odeur du crabe macéré depuis 5 jours m'a assommée sur place.

Ce midi lorsque Popinquette m'a demandé ce que j'allais manger ce soir, j'ai dit "des topinambours" (véridique) puisque c'était la seule chose qu'il me restait dans mon frigo. J'ai réalisé alors que j'étais perdue...

Topinambour2

A l'heure où je vous parle, j'ai dégusté un poireau-vinaigre (et non pas vinaigrette) et jeté les topinambours (c'est vraiment pas terrible).

Quant à ma balance, elle affiche fièrement un joli kilo en plus.

Poulette

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13 février 2008

Le "Sans Raison" aura raison de moi

Dîtes-donc les ami(e)s, il y a peu, j'ai découvert que sur Facebook, il y avait un groupe qui s'appelait "Je me couche tard sans raison".

Alors là, ça a fait tilt direct! Serait-ce un groupe de noyautes?

En fait, je ne suis pas allée vérifier, si ça se trouve c'est un groupe où les gens vont à des soirées, mais en fait la soirée est naze et du coup, la soirée est perdue, donc, on s'est "couché tard sans raison". Bref, pas du tout un groupe de noyaux.

Mais qu'importe. Je me suis surtout interrogée sur le fait que "c'est dingue ça alors", il m'arrivait souvent de me dire que la veille je m'étais couchée tard sans raison, et je me suis demandé si ce n'était pas un truc de noyaute ça: le temps passe, la noyaute s'active, certes, mais à quoi???

Donc, j'ai étudié le mécanisme de la soirée sans raison. Et là, il m'est apparu qu'elle fonctionnait à partir d'un schéma très simple dont je vous livre la formule secrète:

"Tiens et si" + action + "vite fait"

Exemple le plus massue:
"Tiens et si je vérifiais ce truc sur internet, vite fait?"

Ohoh, mais alors là, grave erreur petite noyaute, cette phrase signe l'arrêt de mort d'une soirée qui aurait pu être remplie de choses intellectuelles et épanouissantes.

Car bien entendu, ce qu'il se passe au final c'est que 2h et demi après, vous êtes ENCORE sur internet à vérifier des TONNES de trucs, qui n'ont plus rien à voir avec la quête initiale, souvent d'une importance quand même relativement faible, et que "ah tiens il est minuit? Bon allez, au lit".
Une fois sous la couette, l'heure du mini-bilan: beurk, quelle sale soirée, vous avez des yeux de rat de labo et impossible de s'endormir direct.

Vous avez compris le truc?

ça marche aussi avec "Ah tiens, et si je rangeais ce tiroir, vite fait?"
Là, classique, 2h et demi après, on commence seulement à attaquer les armoires de la cuisine.
Au final: "ah tiens il est minuit? Zut, toute la maison est en bordel... Bon tant pis, au lit!"
L'horreur! car perspective d'une AUTRE soirée sans raison le lendemain pour tout ranger.

Il y en a plein d'autres, j'en ai à la pelle:  "ah tiens si je m'épilais les sourcils vite fait".
Héhé...
Pour faire court: dès que la pince à épiler entre en jeu, vous êtes foutue.
Et à minuit "Ah il est minuit? Bon, je ferai l'autre jambe plus tard".
Alors là vraiment c'est le comble de la soirée sans raison, un travail idiot de fourmi (ou de titan) avec en prime la touche "semi-gorille".

Je n'ai pas la télé mais je pense que ça marche aussi avec "ah tiens si je regardais ce qu'il y a à la télé vite fait?"

Tout ça pour vous apprendre à vous méfier de cette petite phrase anodine qui peut, à minuit, vous faire prendre conscience que vraiment, vous avez perdu votre soirée, et que vraiment, là, vous êtes une mollasse.

Surtout, la ruse de la noyaute, c'est d'avoir sous le coude, une activité classe à refourguer, lorsque le lendemain on vous demande "Et t'as fait quoi hier soir?" (Il est bien sûr hors de question de dire la vérité, ou PIRE! de répondre par un fadasse "euh, ben rien de spécial")

(Note à ceux qui me connaissent: je ne mens pas tout le temps quand même sur mes activités du soir...)

Allez, bonne soirée...

Poulette



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15 novembre 2007

Inspecteur gadget

inspecteur_gadget

Moi j’ai une question: mais comment j’arrive toujours à me fourrer dans des situations de loose pareilles??

Et là vous me répondez tous en cœur: “parce que tu es une molle du noyau!

Recontextualisons: un argentin plutôt pas mal mais aux ronflements intempestifs. Des appels tous les jours, mais pas de passage à l’action. Et surtout, l’élément manquant à l’équation: une suédoise grande et blonde dont on entend parler tout le temps.

Conclusion: ça sent le roussi.

Malgré ça, aucune preuve, et puis surtout une solide devanture pour notre cher argentin: la suédoise et lui, ils prennent des cours ensemble pour devenir profs d’espagnol, du coup, c’est bien normal qu’ils s’appellent tous les quatre matins pour causer linguistique (souvent sous mon nez d'ailleurs).

Mais bon, après un baiser langoureux de Fernand, il fallait que je me vire cette épine du pied. Oui parce que, ce serait quand-même le comble de se faire arnaquer par le gars du moving du coin, vous en conviendrez.

Me voilà donc convertie en espionne russe pour un soir. L’idée: se planquer à la sortie de son école pour le choper en flagrant délit. Plantage de décor: le cours termine à 21:30, et l’école se trouve juste en face d’une des plus grandes avenues de Madrid, avec 3 bouches de métro autour.

Comme toute espionne qui se respecte, j’ai biensûr mon alliée: j’attend ma copine Cé de pied ferme à 21:00, pour un premier repérage de terrain.

Ça commençait bien: Cé se pointe à 21:20, donc c’était foutu pour un repérage en bonne et due forme si on voulait pas se retrouver nez à nez avec notre objectif devant la porte de l’école. En plus, pour pas qu’il la reconnaisse, elle avait pris ses lunettes de vue, mais j’avais oublié de lui ramener un bonnet noir, donc on voyait que sa tignasse blonde dans la nuit.

On se retrouve donc toutes les deux excitées comme des puces, à tournoyer pour trouver un bon poste d’observation, à pas savoir d’où ils allaient sortir, et à faire que dire “attends, attends, attends !”.

On finit quand-même par se distribuer dans l’espace: Cé au plus proche du centre névralgique de l’action, juste à côté de l’école, dans la même rue, sous un porche, et donc sans aucune vision (à moins de laisser dépasser sa tête du porche).

Moi en face de l’école, mais de l’autre côté de la route. Moi je n’ai donc pas la proximité, mais la vision. Enfin si j’étais pas complètement bigleuse, parce qu’en fait je voyais pas du tout la tronche des gens à cette distance.

Le plan : dès que je les vois sortir, j’appelle Cé qui, une fois les avoir vus passer à son tour, s’engouffre dans le métro derrière eux. Notez donc le rôle essentiel du talkie-walkie, comme dans les vraies filatures.

Les 10 premières minutes, j’avais le téléphone collé contre l’oreille sans personne au bout du fil, au cas où je serais grillée plantée comme un piquet sous le réverbère à fixer la porte de l’école. Mais bon au bout d’un moment j’avais la main congelée alors j’ai arrêté le subterfuge.

De loin je voyais une silhouette sous le porche, Cé. Je l’appelle pour lui demander si elle me voit, et si on peut me reconnaître de là. Réponse négative, apparemment on peut à peine distinguer si je suis une fille ou un mec. Parfait.

Comme je vois rien, dès que j’aperçois des gens sortir, je l’appelle en stress pour qu’elle me dise si c’est eux. Mais non c’est un papy ! Mais non c’est un barbu ! T’es aveugle ou quoi ! Je vais peut-être aller faire régler mes lunettes moi du coup.

Bref, au bout d’une demi-heure à se cailler les miches, je m’aperçois que la lumière de l’école s’éteint doucement. Et qu’il est bientôt 22h. Merde.

Cé, qui sent plus le bout de son nez et qui en a sa claque, me dit que tant pis, elle va passer devant la porte pour voir. J’attend, le talkie-walkie tremblant entre mes mains.

Et là dernier appel de ma complice, accablant : la porte que je fixe depuis une heure en louchant tellement je dois plisser les yeux pour distinguer les gens qui en sorte, c’est la porte…d’un cabinet dentaire. Vital dent pour être précise.

Là je crois que j’ai explosé le taux de loose en une heure de temps, ta soirée kiné Poulette c’est rien à côté, je t’ai marrave !!!

Chatounette

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01 novembre 2007

LOCO-MOTIVATION

Bah alors!! Que se passe-t-il sur ce blog? RIEN!

Vous savez quoi? Je vous soupçonne d'avoir des vies tellement géniales que vous n'avez rien d'une noyaute!

Bon ben puisque c'est ça, j'écris un truc, en plus ça fait une semaine que je dis que je le fais. Mais j'ai aussi un peu oublié les détails du coup...

Donc, la semaine dernière, sur un coup de tête il faut bien le dire, j'ai accepté d'accompagner Poulet à une soirée étudiante.
Mais qu'est-ce donc qu'une soirée étudiante? Et oui, on a tous oublié! Dans le doute, et parce que c'était à 100m de chez moi, je me suis dit "Allez, hop, rafraichissons-nous la mémoire, soyons fous, allons à la Loco"

Grave erreur!! Je ne sais pas si c'était une soirée molle du noyau, mais c'était une bonne soirée loose, comme rarement j'en ai connu!

Toute belle comme tout (trop pathétique, déjà, la fille qui se fait belle pour sortir avec Poulet à la Loco...), me voilà partie au bras de Poulet pour aller dancer avec des moins de 25 ans. Je me disais, avec un peu de chance les étudiants kiné ne connaissent pas encore la tektonik et y'aura moyen de se fondre dans la masse sans trop passer pour une vieille mamie.

Je demande à Poulet: on a rendez-vous avec des amis à toi? Oui, enfin non, qu'il me répond. J'aurais du me douter que déjà ça sentait pas bon. Il était à peine 22h30 et je ne suis même pas sûre que la moindre boîte de la capitale soit ouverte à cette heure-là. Mais bon...

Nous continuons notre chemin et là, pof, par hasard, nous tombons sur les fameux amis de kiné, tous réunis dans un bar, histoire de commencer la soirée. Logique. Sauf que dans ma tête j'avais pas du tout prévu le coup! Je vous décris un peu le ridicule de ma situation: en bonne prévoyante, j'avais pensé à l'étape cruciale du vestiaire. Or il faisait frisquet ce soir là. Donc, j'avais un haut "tu te les gèles, mais une fois dans l'étuve, tu es sexy" et par dessus, pensant n'avoir que 100m à faire donc, une ENORME doudoune, pour être honnête, ma doudoune de ski. Comme ça hop, un seul objet au vestiaire.

Autant dire que dans le bar, y'avait pas moyen que j'enlève la doudoune, j'aurais eu l'air de rien en top sexy parmis les buveurs de bière (il faut s'adapter un minimum au milieu ambiant) et j'aurais eu quand même un peu froid.
Mais du coup, on se demandait vraiment ce que ce bibendum faisait là (car n'oubliez pas que mon visage était bien maquillé, j'étais bien coiffée également. Ah oui et aussi pour "refroidir" le sexy du top, j'avais un jean et des converse: bref un bon mélange bizarroïde qui de toute façon ne stressait que moi)

Bon. Je me dis, pas de panique, tu n'as rien à dire à tous ces gens, mais c'est pas grave, fais un effort, so-cia-bi-lise un peu!
Me voilà donc à boire une bière dégueu dans une pinte en plastique (je sais pas vous mais le verre en plastique, ça me rebute direct);
Comme on était à moitié dedans, à moitié dehors, j'avais super chaud et juste après super froid. Ce qui n'est bon ni pour les sobacs, ni pour le maquillage. Ma motivation commençait à dégringoler.
Je prends discrétement la température, et je m'aperçois que personne n'a l'intention d'aller danser avant, piou! au moins 3 heures! Bon bon bon... Et moi qui bosse le lendemain...l'angoisse me gagne.

Que faire? Sourire bêtement dans ma combi en faisant beurk intérieurement à chaque gorgée de bière?
Aller à la Loco toute seule? Non.
Avec Poulet? Bof. 
L'étau se reserrait. En gros dans ma tête un énorme "mais qu'est ce que je fais là??"

Il s'est en plus super vite avéré que l'humour des moins de 25 ans imbibés n'était pas du tout le mien. Manque de bol vraiment... Tout le monde délirait sur je ne sais pas quoi, ça n'avait pas du tout l'air drôle, de toute façon je n'entendais pas un mot pour couronner le tout (trop petite pour atteindre les conversations? Vive la taille de nain, une fois encore)

Et puis en plus, tout ces amis kinés ne m'avaient jamais vue pour la plupart, et je leur apparaissais vraiment sous mon plus beau jour dans cette doudoune (avec fourrure sur la capuche s'il vous plait!)
Je veux bien me foutre de leur avis, j'ai un minimum de fierté.

J'ai du tenir 1heure (pas mal).
Il faut aussi dire que comme les gens savaient pas mon prénom, on m'appelait "Mme Bouscasse" et pour ceux qui avaient eu droit à cette histoire, j'avais l'impression d'être en ligne avec le service assistance technique de chez Noos.
Et puis le bar s'appelait l'Arsenik, un pauvre nom de boîte de province (oui là c'est hyper snob ce que je dis).
Et puis il était déjà minuit et il ne s'était encore rien passé, forcément quand on ne connaît personne et que la bière c'est pas trop votre truc, il ne se passe pas grand chose.
Les gens finissaient par se détourner de moi (normal) mais du coup aussi de Poulet (que je collais comme un toutou)! On était comme 2 couillons sur le trottoir à 100m de notre lit (chaud, douillet, affecteux) à pas trop savoir quoi dire. En plus il fallait gueuler pour s'entendre et couvrir le son d'un groupe minable style "je fais du rock avec mes potes du lycée" qui "jouait" ce soir-là.

A un moment j'ai quand même tenté d'aller chercher un truc au bar, histoire de pas trop m'encroûter toujours au même endroit (typique en soirée loose, la station prolongée au même endroit) je me suis engueulée avec une pétasse blonde qui râlait parce qu'elle croyait que je lui étais passée devant (mmh...génial, l'ambiance queue de la cantine!!)

Et l'élément qui a fini de me convaincre que j'avais définitivement perdu 13 €, c'est le vigile (oui vous avez bien lui, le vigile du bar l'Arsenik, purée ce qu'il doit se sentir important lui...) m'a dit sans me regarder dans les yeux (pour être précise il a carrément regardé au dessus de ma tête, genre "casse-toi grosse doudoune" tu abaisses le niveau d'élégance du lieu):
"excusez-moi vous êtes dans le passage vous gênez l'entrée du bar"

C'était vraiment le bouquet! Je gênais l'entrée de l'Arsenik! C'en était trop, je suis rentrée.

Evidemment, impossible de dormir, à 6h Poulet est rentré j'avais du dormir 1/4 d'heure.
A 6h30 les éboueurs sont passés dans la rue. A 8h le réveil à sonné.

Quelles leçons tirer de cette mémorable aventure? DES TAS!!
-Ne pas croire que l'on peut sympathiser avec des inconnus en allant en boîte
-Ne pas croire que la barrière générationnelle, c'est du pipeau
-Ne pas croire que l'on peut être une star de la nuit une fois tous les 6 mois
-Ne pas se leurrer en pensant que boire des verres à minuit le jeudi à Paris c'est trop cool. Y'en a qu'aiment, moi il faut admettre que je préfère les boire à 19h.
-Et puis éviter la doudoune d'une manière générale lorsque l'on n'est pas sur une piste de ski.

Poulette

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15 octobre 2007

Le flair pourri de la noyaute ou Comment j'ai flashé sans le savoir sur Al Bundy (par Fadette)

Suite et fin (enfin, j'espère) de ma situation à risques professionello-sexuelle ou sexo-professionnelle comme vous préférez...
J'avais suivi les conseils de toute une chacune qui était de désérotiser la relation naissante et de lui substituer une relation de franche camaraderie (non, on ne pouffe pas!) : en gros, garder le beurre ( = ma satisfaction narcissique) et l'argent du beurre (= la sérénité au travail et dans mon couple) mais en renonçant au cul du crémier (là, pas besoin de vous donner le comparé de la métaphore laitière, je pense...) Solution la plus sage, puisqu'à bien y réfléchir, choisir le cul du crémier reviendrait à renoncer au beurre et à l'argent du beurre (si, si, je sais de quoi je parle!)
Illico presto donc, je troque mes regards charbonneux contre des sourires amicaux, mais...force est de constater que le crémier n'a pas semblé très réceptif à mes risettes de pote (et non pas mes rillettes de porc! la déprime chez moi se traduit comme vous le constatez par l'abus de piteux calembours). Enfin, revenons à mes risettes : manquaient-elles de conviction (les fameuses Risettes tu Mens !) ou bien le ver était-il déjà dans la pomme ? Sûrement un peu des deux... Pire : il a peut-être pris cela pour des tentatives d'approche sexuelle !  En tout cas, il a complétement esquivé deux-trois occasions de rapprochement qui se sont présentées, tout en continuant à me mater... Grosse incompréhension de ma part : tenait-il à faire marche arrière (pour je ne sais quelle raison heurtant mon égo fragile ) ou perdait-il ses moyens devant la sublimité de la Borgne du lieu ?
Voilà-t-y-pas que s'éloignaient inexorablement le cul du crémier ET le beurre, me laissant pour seul bien l'argent du beurre, c'est-à-dire ma sérénité, bien certes non négligeable mais qui n'apparaît vraiment précieux que lorsqu'on le perd, exactement comme la bonne santé...
C'est dans ces conditions que la dépression fondit sur moi comme un loup sur un Chaperon Rouge.
Mais un jour, au détour d'une conversation plus ou moins épiée, je fis une découverte pour le moins abracadabrantesque : le crémier était marié, père d'une petite fille et il avait remis le couvercle sur sa crémière qui attendait pour la mi-octobre le fiston!

   

albundy

Si ça, c'est pas du typique noyaute molle, le flair qui t'amène toujours dans les plans foireux, hein!
Bon, effet douche glacée garanti, ça m'a bien refroidie... mais le ver est déjà dans la pomme...

Fadette

PS : la cigogne est passée ce week-end, toute la ptite famille crémiers se porte bien!




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05 octobre 2007

Noyau a) Noyau b) Noyau c) Noyau d)

Que penser de la relation tests féminins / noyau mou?

La logique voudrait que la noyaute molle soit accro aux tests en tout genre. En effet, en perpetuel doute et incapable de décisions franches et claires, la noyaute voit le test comme la solution salvatrice sur papier glacé:

Comment savoir s'il est fait pour moi? Quel est mon style pour l'hiver? Gère-je bien ma carrière?
Allez, hop, un p'tit test et on aura la réponse!

A l'inverse, la noyaute dure ne devrait pas avoir besoin de test, je vous épargne l'explication, c'est évident si vous avez suivi un peu tout ce qu'on raconte sur ce blog.

Or, il n'en est rien! Car dure ou molle, à quelques rares exceptions, on fait toutes les tests de l'été qui traînent dans les magazines. Comme quoi...

Pourtant hier en découvrant un super site de tests sur internet, je ne suis sentie molle du noyau.
Ce site est génial, car vous pouvez y trouver tous les tests possibles et surtout des tests du style "Quelle héroïne de Sex and the City êtes-vous?" ou bien "Quelle princesse de Walt Disney êtes-vous?" etc etc.

A tout hasard, j'ai fait le "Pour quel genre d'homme êtes-vous faite?"
"A tout hasard", car comme le dit bien Fadette, même avec un Poulet ou d'un Fadet sous le bras, mieux vaut être sûre qu'il n'y a pas mieux ailleurs, et mieux vaut être sûre que c'est quand même le bon. C'est "rassurant" (un terme qu'affectionne la noyaute)
Bref, me voilà lancée dans ce test, et qu'elle ne fut pas ma surprise en découvrant les résutlats!

Les voici (en anglais, le site étant américain):
"You would fall for the sensitive guy. You'll find your future man wherever turtlenecks are sold. He will have depth, introspection, and a disturbing knowledge of musical theatre. And he may be a little weird. But hey, while your girlfriends cry over broken hearts, you'll be having Shakespeare read to you every night."

D'abord j'étais sidérée car en effet, je pourrais complétement craquer pour ce type!
Mais alors pour ceux qui connaissent un peu Poulet, vous conviendrez que c'est du n'importe quoi! Le jour où il me lira du Shakespeare au lit est encore loin, et même s'il est un peu bizarre et qu'il vient de s'acheter un col roulé, c'est pas vraiment un spécialiste du théâtre musical.

Bref, en bonne noyaute je me suis dit "Zut, Poulet n'est pas le bon, j'en étais sûre!" et après 2 secondes de réfléxion j'en ai conclu que ce test était nul et que de toute façon avec un type pareil je m'endors direct dans le lit dès la deuxième scène de Roméo et Juliette. Et que "Vive Poulet!" 

D'ailleurs la preuve que les tests ne valent rien: j'avais été élue au test des princesses de dessins animés "Pocahontas, la rebelle qui brave les interdits et se bat pour ses idéaux", ahah, trop drôle! Allez précipitez-vous:

http://www.brainfall.com/

Poulette
 

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30 septembre 2007

Quand la mollitude nous embringue dans des situations à risques (3) par Fadette ce coup-ci

Vous vous souvenez de mes atermoiements vestimentaires face à un nouveau lieu professionnel, "vivier potentiel ou milieu hostile" selon la formule de Mimolette  ?
Bon, pour les mollasses pas motivées devant mes sempiternels pavés, je vous résume brièvement l'histoire : nouveau lieu de travail et dilemme cornélien quant à la devanture - et la tenue correspondante - à adopter : "se faire des copains ou se faire des copines?" pour finalement opter pour la solution mollesque par excellence et moralement fort discutable de "garder la possibilité de se faire des copains sans se faire (trop) d'ennemies" ou comment essayer (en rêve!) de concilier beurre, argent du beurre et cul du crémier!
Malheureusement, cette expression populaire un brin ringarde n'est pas à prendre complètement au sens figuré (enfin, pour le beurre, si! rien à foutre du beurre, pis moi je prends que de la margarine dégueu, parce que j'ai du cholestérol...glamour, glamour!) En effet, s'il y a un domaine où s'exprime pleinement mon noyau mou, c'est bien dans le domaine sentimental(o-sexuel) où je suis constamment dévorée de doutes : heureuse d'avoir trouvé un mec génial pour la vie, et l'instant d'après, morte de trouille à l'idée d'être casée si jeune et depuis longtemps, et d'être passée, de passer et d'être destinée à passer à côté de plein de choses : de coups d'un soir excitants, de rencontres enrichissantes, et peut-être également du "vrai" Homme-de-ma-vie... 
Mais en même temps, je suis beaucoup trop molle du noyau pour quitter mon Fadet car d'une part j'ai bien conscience que je ne retrouverai sûrement jamais un mec comme lui et que je le regretterai et pis aussi, il faut admettre que je suis très attachée à ma ptite routine sécurisante... Le problème, c'est que par mollitude, je ne peux m'empêcher de rester "open" dans mon esprit et de penser, qu'éventuellement, on sait jamais, ce serait dommage de passer à côté de quelque chose...d'où ma tenue soignée de premier jour de travail, au cas où...Enfin, pour être tout-à-fait honnête, c'est aussi et surtout que ça fait toujours plaisir d'avoir un jeu de séduction apanivore au boulot, ça fait passer le temps et ça motive le matin pour pas sombrer dans le duo spaghettisant cheveu gras/pantalon cul-de-mémé!

Tout se déroula parfaitement les deux premières semaines. Au pays des aveugles, les borgnes sont rois nous rappelait si justement la sage Chatounette (jamais avare de proverbes pleins de bon sens, injustement tombés en ringardise désuète) en commentant un article de Poulette, et bien, au milieu de mes collègues  plus fadasses les unes que les autres, mon unique oeil de pseudo-belle fit illusion! Gros succès auprès de la gent masculine donc, laquelle se révéla à la première inspection bien inoffensive : pas de beaux gosses irrésistibles, pas de mecs suprêmement intéressants...Non, vraiment, aucun n'arrive à la cheville du Fadet et c'est toujours extrêmement rassurant pour une fille casée de ne pas croiser de mecs qui lui feraient regretter son non-célibat...Bref, la situation rêvée...

Mais, la troisième semaine, je ne sais pas si j'ai eu une poussée d'oestrogènes ou quoi que ce soit, un de ces mecs inoffensifs a soudain retroussé ses babines en me croisant devant la photocopieuse, me laissant ainsi entrevoir l'espace d'une seconde, dans cet échange de regards et de sourires en apparence anodin, des yeux perçants et des crocs funestement acérés.

la rencontre à la photocopieuse:
rencontreduloup

Je précise tout de suite qu' il n'y a pas eu d'erreur d'appréciation de ma part le premier jour : ce mec n'est ni beau ni intéressant... il est pire : excitant. Malgré ce constat inquiétant, je ne me suis pas trop méfiée, j'ai continué le jeu de séduction, c'est-à-dire : cheveux propres/fesses présentables/échange (beaucoup trop intense) de regards, sans voir qu'il m'entraînait vers une situation nettement plus périlleuse : une exacerbation de la tension sexuelle entre nous, laissant présager à court terme une offensive sérieuse de sa part à laquelle il me sera difficile de me dérober sans passer pour une allumeuse ; vous me direz, y'a qu'à lui foutre sous les yeux mon pantalon cul-de-mémé et l'affaire est réglée! Mais je n'arrive pas à me résoudre à régler l'affaire!!! Autant dire que je suis mal, très mal... torturée entre le désir sauvage et la raison qui me dit "non, mais t'es folle!!! risquer ton couple pour un coup d'un soir, et en plus, sur ton lieu de travail!!!"
Comme je supporte très mal le moindre petit stress, en vieille mamie handicapée de la vie que je suis, je psychosomatise à mort : insomnies, perte totale d'appétit, vidage d'intestins...

Chatounette me conseille de désérotiser la relation, en lui substituant une relation plus amicale... Je vais essayer mais je ne garantis pas l'absence d'un coup de mollitude aiguë sorti de derrière les fagots!

Loup
ben, quoi, elle est pas génialement inoffensive ma nouvelle relation amicale de substitution?!?

Pour conclure, je citerai ce brave Perrault, qui mettait ainsi en garde les petites noyautes :
"On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d’écouter toute sorte de gens,
Et que ce n’est pas chose étrange,
S’il en est tant que le Loup mange.
Je dis le Loup, car tous les Loups
Ne sont pas de la même sorte ;
Il en est d’une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui privés, complaisants et doux,
Suivent les jeunes Demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ;
Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux,
De tous les Loups sont les plus dangereux."

Ben, la Fadette, faut croire qu'elle est pas douée, parce qu'on ne peut pas dire qu'elle soit encore une jeune fille innocente ni que le loup en question cache ses canines aiguisées sous des airs douceureux, au contraire!

Au prochain épisode : Fadette verra-t-elle le loup? Le loup lui tirera-t-il la bobinette et la chevillette cherra-t-elle?

PS1: tous les conseils sont bienvenus
PS2 : j'ai mis du temps à poster un nouvel article parce que c'était vraiment pas évident pour moi de faire dans l'intime, qui plus est, de l'intime actuel, et qui plus est, de l'intime actuel très problématique!

Posté par les noyautes à 12:41 - Loose - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 septembre 2007

N'est pas un as de la target qui veut... 1ere partie

Ici bientôt lorsque j'en aurai acquis les droits auprès de son auteur, l'histoire d'un looseur de la target en soirée...

Poulette

target

Posté par les noyautes à 14:45 - Loose - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

Quand la mollitude nous embringue dans des situations à risques (2)

Une courte anecdote pour illustrer encore une fois par l’exemple la théorie selon laquelle une noyaute molle est beaucoup plus exposée aux risques de la vie que tout autre individu.

Mon argentin (oui, le mec du moving) me tannait pour un dîner français chez moi. Avec cette excuse de l’échange culturel (il promettait de me rendre la pareille en m’invitant à des canelonis made in Argentina), le rapprochement était imminient: on passait la barrière du restau ou du bar du coin de la rue, et en plus la programmation de la soirée était des plus propices aux échanges linguistiques: repas aux chandelles suivi... d’un film d’horreur! (Notez l’originalité de la proposition et l’ado’s touch pour arriver à ses fins).

Mon état d’esprit était le suivant: je suis fraîchement célibataire, il faut que je m’occupe le cerveau, ce mec est plutôt pas mal; mais en même temps c’est le méditerranéen typique, gâté par sa maman et dont la conversation ne vole pas bien haut. Disons que excitation psychologique nulle. Mais excitation hormonale satisfaisante. Conclusion: je l’invite et on verra bien.

à premier constat de mollitude extrême. Ça partait mal.

J’avais mis le paquet pour l’impressionner avec un super plat digne de la haute cuisine française, j’avais même fait péter le champagne, c’est dire. J’avais donc opté pour la devanture de la fille qui assure, avec une forte connotation de séduction, alors que ma volonté réelle de me le taper était loin d’être inébranlable.

à Notez ici la contradiction typique devanture / noyau mou, qui ne laissait rien présager de bon.


Je vous passe les détails de la soirée, mais en gros au moment de mater le film, je commence à installer le matos dans le salon, et voilà pas que ce con préfère regarder le film dans ma chambre (bizarre quand même).

Moi je lui conte les désavantages de la chambre (notamment la vieille barre en bois du sommier pas très agréable pour mater un film, surtout quand elle te tombe pile au niveau de la nuque), mais au bout de deux secondes, en bonne mollasse que je suis, j’étais installée dans le lit avec lui.

Et là ma devanture s’est fissurée. Il a plus ou moins tenté des approches pendant le film, que j’ai esquivées en toute beauté, de manière ultra naturelle, ce qui fait qu’il s’est finalement decidé à se concentrer sur le film.

Et là le drame est arrivé: le film s’est terminé et, attention roulements de tambours, je me suis retrouvée avec…un argentin ronflant dans mon lit.

Bref, voilà le tableau d’une noyaute molle dans toute sa splendeur: d’une part elle se retrouve toujours embringuée dans des situations plus que douteuses (le lendemain à ma coloc: oui oui on a regardé un film, oui oui il est resté dans mon lit jusquà 3h du mat, mais il s’est rien passé jte jure! Vive la crédibilité).

Et d’autre part ça finit toujours en moyendégueulasse: soit tu veux pas te faire le mec et sous aucun prétexte il n'aterrira dans ton lit, soit tes hormones sont en ébullition totale et tu sors le grand jeu.
Mais ce mélange champ’- mamie bouillotte est du plus mauvais effet…Vous en conviendrez.

chatounette

Posté par les noyautes à 23:50 - Loose - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 septembre 2007

Quand tout retombe comme un soufflé

Ami(e)s noyautes,

Laissez-moi vous conter ma triste expérience d'hier soir qui a quand même duré 1h, 1heure de calvaire où je me suis sentie plus molle que jamais.

Si vous avez bien suivi, j'ai posté pour la première fois hier, en hurlant à qui voulait l'entendre que je me prenais en main et me durcissais etc.

Et bien, hier soir, tout est retombé comme un soufflé (cf. le titre) à cause d'une dure de chez dure. Alors que je me sentais à nouveau bien dans ma peau et mes projets, voilà-t-y pas qu'elle m'a tout fait s'écrouler.

Je résume:
J'avais rendez-vous avec une parfaite inconnue pour pratiquer ce que l'on appelle la "tactique réseau". Cette jeune fille bosse dans la culture et j'avais pris rendez-vous pour échanger nos points de vue sur nos expériences respectives.

Ce fut juste 1heure d'humiliation. Je vous livre qq perles:

"Attends mais si déjà tu sais pas où tu vas et ce que tu as envie de faire dans la vie, t'es mal barrée!"

"Moi de toute façon c'est simple mon but c'est d'être directrice du MOMA à New York"

"ça dépend si tu as besoin de fric ou pas. Moi je sais que j'ai besoin de vivre sans compter, habiter dans le 7e et me faire des week end à Istanbul"

"Tu ne sais pas qui reprend la direction de l'Opéra de Paris? Mais il faut suivre ma fille quand même si tu veux te lancer là-dedans, c'est le minimum!!"

"Attends les salaires dans la culture, je les connais, tu peux me dire le tien sans honte, moi je gagne 37 000 € alors tu vois, ça vole pas haut"

"Ah ouais... le Smic...mais bon si t'en cumule 2 c'est pas si mal!"

Etc. etc.  On avait quand même rendez-vous à Saint Sulpice, je vous dis pas le prix du café.

Et pour finir en beauté j'ai quand même eu droit à :

"De toute façon les Sciences Po ils sont recrutés n'importe comment, c'est un peu de l'arnaque, ils ne savent au final pas faire grand chose, dès que tu creuses un peu, tu vois que y'a plus personne"

AAaaaaaaarrggggggg elle m'avait donc démasquée!!!!
Et moi qui misais tout sur cette façade de choc: Sciences Po Paris!!

Ce fut le coup de grâce, j'ai finis par dire:

"Je rentre y'a mon ami qui m'attend pour dîner" ce qui était vrai, et je l'ai trouvé tellement mimi avec son gratin de courgettes qui m'attendait au chaud que finalement ça m'a remonté le moral et l'ai imaginé elle, seule dans son 7e.

Moralité:  Ne vous frottez pas trop aux noyaux durs, ça vous fait ramollir direct

Poulette

Posté par les noyautes à 23:36 - Loose - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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